‹ Education physique des adolescents. Préparation sportive par la méthode synthétique, avec l'art de travaillerChapitre 23 sur 132 · LE MOUVEMENT COMPLET · texte numérisé non relu

LE MOUVEMENT COMPLET

Nos articulations permettent des mouvements d’amplitude et de direction variées. Parmi ces mouvements définis

par la forme des surfaces articulaires, nous répétons presque toujours les mêmes et nous en omettons le plus grand nombre, nous sommes ainsi loin d’en exécuter la totalité. Aux mouvements restreints correspondent des parties inertes, des muscles qui se développent incomplètement ou s’atrophient en partie ; nous perdons l’habitude de commander à toutes les actions qu’üs permettent et il en résulte une sorte de déséquilibration de nos forces. De là désharmonie de notre structure et moins-value évidente de notre appareil moteur.

Pig. I. Plans verticaux et plans horizontaux définissant l’orientation

de nos mouvements.

Il faut donc reprendre et rééduquer les mouvements que nous faisons incomplètement et les faire méthodiquement, complètement en en augmentant l’étendue et en variant leur orientation. Pour cela nous exécutons tous les mouvements articulaires en leur donnant le maximmn d’amplitude. Des muscles seront donc contractés jusqu’à leur complet raccourcissement et ensuite étirés par^ une extension totale. C’est là le mouvement complet qui nous

évitera tous les inconvénients des mouvements étriqués.

J’insiste à dessein sur ce point essentiel car souvent on a l’illusion de bien faire alors que l’amplitude est presque toujours insuffisante.

I^s élèves travaillant par eux-mêmes, avec un livre et en dehors de ma direction sont tout étonnés lorsque je leur fais constater ce défaut de n’avoir pas compris le principe fondamental. Ils se contentent presque toujours d’esquisser le mouvement au lieu de l’exécuter à fond. Ils éludent ainsi tout l’effort car le mouvement complet seul est énergique et même extrêmement fatigant, surtout au début.

Quand on approche de la limite, il faut, pour gagner quelques centimètres de plus dans l’étendue d’une flexion ou d’une extension, faire un effort de volonté et provoquer une contraction musculaire des plus intenses. On ne peut juger de cet effort sans l’avoir exécuté; regarder faire n’apprend rien sur les effets de l’exercice et d’ailleurs les mouvements très bien réahsés ne donnent pas l’apparence extérieure de l’effort pénible qu’ils suscitent car la force bien utilisée ne se manifeste pas sous la forme d’tm geste brutal et maladroit.

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