Éducation sanitaire des enfans
j*te$p |quelquefois le e dogmatique, vantages qu’on l’Bygîene. Pendant l’enfance surtout, autant la première se montre insuffisante et incertaine, autant la seconde est puissante et réelle. Au premier âge, la grande activité des lois organiques répond en quelque sorte de l’efficacité des âge ns qui sont capables de modifier leur exercice. Mais encore cette efficacité est bien différente , selon qu elle est avantageuse ou préjudiciable à l’individu; et telle est la direction des phénomènes de la vie pendant la croissance, que les forces qui veillent à notre conservation 1’emportent toujours sur les principes qui tendent à notre destruction : vérité consolante, qui devrait nous avertir que l’enfant exige moins de nous que de la nature. Cependant une heureuse constitution dès la naissance serait de faible valeur si l’on ne faisait rien pour la conserver, ou si l’on négligeait d’éloigner les circonstances qui pourraient la compromettre.
La conservation de la santé chez l’enfant n’a point tant pour objet son bien-être aetuel, pour lui presque sans valeur, qu’un état
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futur dont il doit retirer les plus grands avantages. Aussi, celui qui aura traverse cette période de la vie sous 1 influence des lois naturelles, sera mieux a meme de braver tous les dangers auxquels l’expose la fragilité attachée à notre espèce, plus capable d’éviter les écueils qu’il doit rencontrer dans le cours de sa carrière , et plus en état de lutter contre les élémens qui menacent sans cesse
son existence»
Cet essai, qui a pour objet l éducation physique des enfans, ne doit point appartenir à la littérature médicale, qui gagnerait peu à l’acquérir, puisqu’il ne saurait rien ajoute i à ses richesses. Mon but a etc de donnei un code de pratiques domestiques, avouées les meilleures par le raisonnement et éprouvées par l’expérience , que je destine uniquement à ceux qui sont appelés a remplir les devoirs les plus chers à l’humanité, les plus doux a acquitter, malgré lesinquiétudes qui en sont inséparables et les dégoûts qui y sont attaches.. Bien que sur cette matière nous possédions un grand nombre d écrits, les uns sont trop scientifiques pour être a la portée des espiits vulgaires , et les autres trop systématiques pour devenir 1 objet d’une pratique facile et journalière. La plupart des auteurs, ont plutôt visé à ces préceptes generaux dictes par une liante philosophie, dont 1 application est presque impossible, qu’ils n ont cherche à donner des avis qui puissent être mis à
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profit dans toutes les conditions domestiques. L on pourrait dire avec quelque raison qu’ils ont plutôt élevé de superbes monumens à la gloire des lettres qu’à 1 interet de l’ humanité; ou du moins c'est le plus petit nombre qui soit descendu jusqu’à l'examen des coutumes et des usages vulgaires, pour indiquer les avantages des unes ou les inconvéniens des autres.
Gomme les pratiques les plus ordinaires ne sont point nées du hasard , mais bien l’effet d’un besoin naturel, il est donc permis de croire que toutes eelles qui sont condamnables en générai ne le sont point en par lieu • lier; qu elles peuvent avoir une utilité relative; que dans le nombre il en est toujours dont l’application est capable de mieux seconder les dispositions naturelles que certains préceptes habilement cm binés, qui jamais ne peu vent s’adapter qu’à un petit nombre d’individus par rapport à la multitude.
Il était facile aux anciens peuples de suivre un plan d’éducation basé sur des règles fixes, alors qu’ils se rapprochaient autant des lois primordiales que nous nous en éloignons; mais aujourd'hui de quel avantage serait un système d’éducation établi sur des principes absolus , si I on voulait l’appliquer à tous les individus ? La différence des mœurs nationales, la diversité des costumes pour chaque peuple, chaque contrée ou localité , les habitudes de chaque famille, les
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préjugés et les conditions sociales, seraient autant d’obstacles à vaincre, et contre lesquels une persévérance de plusieurs siècles échouerait. Le meilleur plan d éducation ne pourrait donc avoir tout au plus qu une application relative : aussi me suis-je écarté de tout système dans cet ouvrage, pour ne m’attacher qu’à l’examen des faits dans leur succession naturelle. L observation ayant été mon seul guide, j ai du me borner pi in eipalement à faire la critique des usages qui peuvent préjudicier aux dispositions naturelles de 1 enfance , et à signaler ceux qui peuvent lui être favorables. Si quelquefois je suis descendu jusqu a des details oiseux ou insignifians pour beaucoup de personnes, je pense qu’ils ne seront pas sans inteiet pour quelques autres. Notre existence étant plus sous l'influence des choses ordinaires que sous la dépendance des circonstances éventuelles, les premières ont dû naturellement fixer davantage mon attention.
L’histoire de l’enfance aurait dû sans doute trouver place dans cet ouvrage, mais une pareille question est digne d une plume plus exercée que la mienne; car je suis bien loin de croire que les considérations générales qui suivent puissent en tenir lieu. Quant à l’ordre que j’ai suivi clans la distribution des matières, les besoins de la vie et les progrès de l’âge m ont servi de règle. Une première partie, qui a pour objet tout ce qui
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se rapporte à la nutrition , est divisée en autant d'articles qu elle embrasse de questions principales. Ces articles, au nombre de sept, traitent successivement: x° de ta grossesse et de l’accouchement, dans leurs rapports avec l’hygiène du fœtus et le salut de l’enfant; 2° des premiers soins à donner à l'enfant; 3° de l'allaitement maternel; 4° ^e$ nourrices étrangères: 5° de l’allaitement artifîciel ; 6° du sevrage; 70 c[e ]a nourriture qui convient à l’enfant après le sevrage, des alimens tirés des différons règnes de Sa nature, et des boissons. Dans ce dernier article, peut-être suis-je entré dans des explications un peu longues; mais elles étaient trop intimement liées à mon sujet pour les passer sous silence. D’ailleurs les enfans, après le sevrage, partageant la nourriture de ceux avec lesquels ils se trouvent, il n’était point inutile de s’appesantir sur ce point d’hygiène publique et privée, comme étant le plus important et celui qui influe le plus puissamment sur la santé habituelle des individus.
Due deuxième partie renferme en général tout ce qui n’est point essentiellement du domaine des choses naturelles, mais que l’usage a consacré, et tout ce qui est devenu indispensable par habitude. Â quelques exceptions près, tous les philosophes, les législateurs et les médecins sont d’accord sur le choix des choses qui conviennent le mieux