ET DES LITS
tient mieux la chaleur que la paille, etque la facilite de la changer ou de la sécher la rend préférable aux sommiers de crin, qui finissent toujours par contracter une mauvaise odeur. On recouvre cette première pièce d’un ou de plusieurs petits matelas minces pour qu’ils puissent sécher plus facilement. Beaucoup de personnes sont dans l’usage de remplacer les matelas par un lit de plume : cette substance , qui retient mieux la chaleur si nécessaire aux enfans, doit mériter la préférence en hiver. Pour plus de propreté, on a proposé de placer immédiatement les enfans sur des balles d’avoine ousurdu son. Je ne pense pointque cette manière de les coucher doive être adoptée , à moins que ce ne soit pendant les saisons chaudes ; car ces substances très-divisées et pulvérulentes ne sauraient retenir assez de chaleur.
Embarrassé et gêné dans les liens qu’on lui applique , l’enfant encore au berceau est dans l’impossibilité de prendre la position qui lui serait la plus commode; et en outre, par sa conformation naturelle, il est forcé de rester dans l’attitude qu’il convient à la nourrice de lui donner. La manière de coucher les enfans mérite donc à tous égards quelque attention. Le plan sur lequel ils reposent doit être légèrement déclive vers les pieds , et tellement que la tète soit un peu plus élevée que le reste du corps. A l’égard de ceux du sexe masculin, les nourrices font tout le contraire. D’après un précepte absurde qu’elles se transmettent et obser-