DU BERCEAU
vent fidèlement , elles couchent les garçons de manière que la tête soit toujours plus basse que les pieds , dans le but de prévenir les descentes ( hernies inguinales). Il serait facile de prouver par le raisonnement que cette position esttout-àfait contraire à ce quelles se proposent.
Outre les dispositions anatomiques qui préexistent, la cause réelle des hernies chez les petits enfans sont les cris fréquens et prolongés, et toujours provoqués par la gène insupportable d’une position défectueuse. Hors les cas de souffrances par le fait de maladie, si l’enfant au berceau crie, c’est d’après le malaise qu’il y éprouve ; et la preuve , c’est qu aussitôt qu’on le change de position ou qu’on le lève, il se tait. 11 importe donc beaucoup que l’enfant soit convenablement placé dans son berceau, et aussi de ne point s’opiniâtrer à l’y laisser quand il s’y mutine. Beaucoup de nourrices et meme quelques mères sont bien loin d’en agir ainsi ; si l’heure du lever ou de changer 1 enfaut n’est point arrivée, on le berce jusqu’à cequ il se soit tu. Et voilà comment tant d’infirmités nous affligent, que trop souvent nous attribuons à notre condition naturelle , quand la véritable cause provient de préceptes absurdes ou de pratiques dangereuses.
L’action de bercer n’a jamais eu sans doute d’autre but que celui de provoquer le sommeil. De toutes les pratiques qui se rattachent à l’éducation physique des enfans, il n’en est point de