ORNEMENTS
Je désire faire remarquer ici que la nature ne semble pas s’ocuper beaucoup des ornements en tant qu'ornements, quoique dans toutes ses œuvres, elle déploie un grand caractère d’àpropos et de beauté. Elle paraît s’attacher surtout à reproduire la vie, à mettre en évidence l'utilité et la fin des choses avec une recherche de style que le petit nombre seul peut découvrir; mais l’ornement proprement dit n'existe pas dans la nature. Aussitôt que les cétails gracieux et agréables dont elle se sert pour certaines fins cessent d’être utiles, elle les fait tranquillement disparaître, les transforme pour les faire servir à d’autres buts, à d’autres besoins; les beautés du passé fécondent la puissance de production de la terre, et le repos de la décomposition fait renaître l'énergie de la vitalité future. Il existe, à ce propos, une absence pénible et désolante de motif qui nous dit que les ornements de nos cheminées ne sont que des frivolités ; qu'aussitôt qu'un objet devient trop beau pour ôser nous en servir, nous devons le faire disparaître. Dans l’économie de la nature, ce qui cesse d’être utile, que ce soit un homme décrépit ou une plume de paon fannée et récemment tombée, retourne simplement à la terre.
Un auteur a dit:
“ Imperial Cæsar, dead and turned to clay, « Falls up a hole to keep the wind away.”
& Un César empereur mort et retourné en terre, # Ne sert plus qu’à boucher une ouverture pour empêcher l'air de passer.”
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