INTRODUCTION
L'institution de droit privé que nous voulons étudier a pour bases premières le renoncement aux biens de ce monde et à soi-même que le Christ a enseigné comme le chemin de la perfection (1), et la vie en commun sous l'autorité d’un supérieur. Mais elle ne pouvait paraître et l'autorité législative n’en pouvait tirer toutes les conséquences logiques et nécessaires avant que l'Eglise eût réglé ce dépouillement, et qu’en lui donnant la forme d’un engagement solennel, elle en eût fait un acte d’essence juridique, avant qu'elle eût solidement bâti la vie monastique sur le fondement des trois vœux de pauvreté, d’obéissance et de chasteté.
Il ne faut donc point s'étonner de ne pas trouver de textes régissant notre matière avant le milieu du Ve siècle, et que l’ébauche de la première théorie ne date que de Justinien. Ce n’est qu’au milieu du IVe siècle qu'ont commencé les congrégations de