‹ Effets de la « Professio Monastica » Quant aux Droits du PatrimoineChapitre 2 sur 89 · Mathieu, XIX, 21. — Marc, X. 21. — Luc, XVIII · texte numérisé non relu

Mathieu, XIX, 21. — Marc, X. 21. — Luc, XVIII

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moines ; durant les trois siècles de persécution, ileût été non seulement très périlleux, mais même impossible de former aucune communauté, telle que nous les concevons aujourd’hui. C’eût été tenter Dieu que d'offrir une proie si facile aux bourreaux.

Les Apôtres, les disciples et les premiers fidèles avaient bien pratiqué le renoncement absolu prescrit par Jésus-Christ, et mis en commun tout ce qu'ils possédaient, mais « cette première communauté ne consistait que dans la désappropriation que plusieurs particuliers embrassaient, et dans la distribution qui se faisait à chacun selon ses besoins (1) ». On ne rencontre point encore là de vœu, ni d'engagement à renoncer à Jamais à toute propriété.

Bientôt, pendant que parmi les fidèles dévorés du zèle de la perfection, les uns renonçaient à tout bien terrestre, en restant au siècle pour souffrir pour leur loi et secourir leurs frères, d’autres fuyaient devant les bourreaux et allaient au désert prier, jeûner et travailler. Mais là encore ni Règle ni communauté : la persécution et le désir de la solitude y étaient également opposées.

Cependant Constantin donne l'Edit de Milan (2), et loin d'arrêter l'élan qui poussait au désert les âmes

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