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tres n’allait-elle point les détourner de la recherche des biens éternels ? C’est ce que pensait Saint Benoit. Aussi avait-il ordonné, dans sa Règle, aux parents dont les enfants embrassaient la vie religieuse de les déshériter. La Règle du Maitre contenait une disposition semblable (1). |
En Orient, Saint Arsène refusait d'aller recueillir un héritage, disant qu'il était mort avant le testa-. teur (2). Beaucoup de moines suivirent cet exemple. Les uns renonçaient à leur part d’héritage en faisant profession, les autres refusaient de sortir du cloître pour aller la recueillir. « Ce détachement des biens du monde pourrait bien enfin, dit Thomasein, avoir fait oublier aux religieux même le droit qu’ils ont, selon les canons et les lois anciennes, de succéder (3)». Quant aux parents, ils « furent bien aises d’avoirdes prétextes pour retenir ce qui ne leur appartenait pas et de faire servir à leur avarice le généreux mépris que plusieurs religieux faisaient des richesses » (4).
Nos Légistes français ne sont point de l'avis de Thomassin. Cette « avarice » des parents leur semble très excusable et la théorie du droit canon contraire à l'équité. Sans doute les parents des reli-