‹ Effets Produits Sur Les Animaux, Par La Compression Et La DécompressionChapitre 15 sur 36 · SIN · texte numérisé non relu

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POJET

Fig. 10 — Bloc de Regnard percé de hublots en quartz A et A pour l'étude de l’action des hautes pressions sur la vie.

Des algues ont été soumises à la pression de 600 atmosphères pendant dix minutes. Elles sortent de l’eau gonflées et ne germent qu'après une semaine.

Eau croupie. — Dans cette eau vivent un grand nombre d’infusoires qui sont soumis à la pression de 600 atmosphères pendant trente minutes. Après la décompression, les animalcules sont immobiles, mais se reprennent rapidement à bouger.

Les mollusques soumis aux mêmes conditions d'expériences que

ETES les infusoires précédents se sont comportés d'une manière identique. =

Des sangsues, après avoir supporté la pression de 600 atmosphères, sortent rétractées, en état de mort apparente, mais se réveillent après quelques heures sans lésions reconnaissables.

Des crustacés (Daphnis et Cypris) tombent endormis en cinq minutes, mais se réveillent moins d’un quart d'heure après la décompression.

Pour les poissons, les résultats diffèrent. La vessie natatoire de ceux de ces animaux qui en étaient pourvus a été préalablement vidée sous la machine pneumatique. Indifférents à la pression de 100 atmosphères.

Endormis par la pression de 200 atmosphères, ils se réveillent vite.

À 300 atmosphères, mort.

À 400 atmosphères, mort et rigidité, se putréfient sans perdre leur rigidité.

M. A. Milne-Edwards a remarqué que les poissons de surface se rencontrent encore à 1000 mètres et 2000 mètres de profondeur, où la pression est de 10 à 20 atmosphères. Au delà, la forme change. C'est vers la profondeur de 3000 mètres que surviennent les accidents graves aux poissons de surface.

Les muscles des pattes de grenouilles sous la pression de 20 atmosphères conservent leur flexibilité qui devient moindre à 200 atmosphères. A 300 atmosphères, l’excitabilité des muscles est à peine conservée et ces organes deviennent rigides et cassants à 400 atmosphères. De plus, à mesure que la rigidité des muscles augmente, leur poids augmente ainsi que leur volume.

M. R. Dubois ! a montré que la luminosité n’était pas sensiblement modifiée par l’action des pressions élevées ou abaissées, chez les pyrophores assez indifférents aux pressions auxquelles ce savant les a soumis. Ce fait est donc en harmonie avec l’ensemble des conclusions de l’auteur, qui a prouvé que la production de lumière chez les animaux est un phénomène d'ordre purement vital et non un phénomène de phosphorescence.

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