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mort survient vite. Au-dessus de 15 atmosphères la ligne en question tend à se rapprocher de l’axe OY, la mort, en effet, tend à devenir foudroyante. Au-dessous de 2 atmosphères, au contraire, elle deviendrait parallèle à l'axe OX, ce qui est bien d'accord avec la réponse des expériences, puisqu'à basse pression les animaux ont une tendance à résister à la mort.
Entre 5 et 15 atmosphères, le phénomène est continu.
Divisons chacune des lignes AA:,BB:,CC,,DD, en trois parties égales : chaque segment représentera le temps d’une des trois périodes en lesquelles se divisent également chaque cycle entier d’une expérience.
Les 2 lignes A,B,C,D, et A,B;GD, divisent l'aire comprise entre la ligne A,B,C,D, et les axes en trois régions, pouvant figurer : la première, comprise entre l’axe OY et la ligne A,B,C,D, la première phase pendant laquelle l’animal montre de l'inquiétude, puis respire déjà plus vite et plus amplement.
La deuxième phase comprise entre la ligne A,B,C,D, et la ligne A,B,C,D, est celle de la dyspnée et des premières convulsions.
La troisième phase représentée par la surface limitée par la ligne A.B.C,D, et la ligne A,B,C,D, figure la dernière période avec les accidents signalés : dyspnée croissante, grandes convulsions, convulsions rotatoires, arrêt des mouvements respiratoires, mort.
$ 4. — Expériences sur les oiseaux.
Exp. XLVIT. — 3 heures. Canard placé dans le grand récipient. Pression maxima. 6 atmosphères. À 3 h. 5, fortes convulsions. 3 h. 8, nouvelles convulsions. Quand elles ont cessé (3 h. 10), décompression brusque. L'animal est mourant. Opisthotonos très marqué, le bec largement ouvert est vertical. Quelques convulsions agoniques. — Mort.
Exp. XLVIIT. — Un canard est placé dans le grand récipient pendant quinze minutes. La pression est 5 d'emblée, on la fait monter à 7. L’animal est maintenu cinq minutes sous cette dernière pression. Convulsions dans l'appareil. Décompression brusque. Le canard est mort.
Exr. XLIX. — 10 h. 10. Moineau dans l’éprouvette à la pression de de 7 atmosphères d'emblée. On fait ensuite monter la pression à l’aide de la pompe, jusqu'à 40 atmosphères. En moins d'un quart d'heure, les accidents observés sur les souris dans les expériences XLI à XLIV s’accomplissent, dans le même ordre de succession. 10 h. 15, l’animal est immobile. 10 h. 22, décompression lente terminée à 10 h. 27. Le moineau est mort en moins de dix minutes.
ou Exp. L. — Exp. LI. — Exp. LIT. — Mêmes conditions que dans les
expériences XL VIT, XLVIII et XLIX, mais en substituant la décompression lente à la décompression brusque. Résultats identiques.
J'ai obtenu des résultats très semblables en opérant sur plusieurs moineaux, sur des bruants, des pinsons, des canaries et des char-
ol
donnerets. Placés dans des conditions de pression variant de 2 à 12 atmosphères, ils mouraient après avoir eu des convulsions, de la dyspnée puis de l’apnée, très souvent des convulsions rotatoires et dans un temps variant entre dix minutes et cinq minutes. Quelquefois, les convulsions agoniques ont fait défaut, les animaux semblaient s'endormir et souvent le tournoiement qui m'a paru un phénomène sans récidive, ne s’est pas manifesté.
$ 5. — Expériences sur les animaux à sang froid.
Exp. L. — Un cyprin est placé dans de l’eau ayant préalablement bouilli et remplissant la moitié de l’éprouvette à compression. Je fais passer d’abord un courant d'oxygène pur dans l’eau, puis je comprime le gaz, jusqu'à obtenir une pression de 40 atmosphères. Après deux heures, l’état de l’animal ne présentant rien de particulier que des troubles d’équilibre connus, j’effectue la décompression brusque. Le poisson se remet à nager normalement.
Exe. LI. — Couleuvre soumise à l'action de l'oxygène comprimé pendant plusieurs heures. Décompression brusque. Aucun résultat.
Exe. LIT. — Vendredi à 9h. du matin, j'introduis dans le grandrécipient 2 cyprins, 2 anguilles, 2 grenouilles et 2 dytiques. L'appareil est fermé, on y fait passer, pendant un quart d'heure, un courant d'oxygène pur, puis on fait monter la pression à 7 atmosphères 1/2 avec de l'oxygène pur. Le lendemain à 10 heures du matin, la pression est descendue à 6 3/4. Le gaz est renouvelé sans qu’on laisse tomber la pression qui est ramenée à 7 atm. 1/2 comme la veille. Le dimanche matin à 11 heures, même opération, la pression était descendue à 6 atm. 1/2. Le lundi matin à 9 heures et le mardi, les mêmes opérations sont renouvelées. À 2 heures de l'après-midi, décompression lente durant quinze minutes. Je trouve:
Les 2 poissons morts, dont lun hors du cristallisoir; une grenouille presque morte, l’autre mourante, la couleuvre morte, les 2 anguilles mortes, 4 dytique mort, l’autre absolument normal.
La grenouille survivante est morte dans la nuit du mardi au mercredi; quant au dytique trouvé vivant, il a survécu.
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Cest, outre les deux précédentes, les seules expériences que j'ai faites avec l'oxygène comprimé sur les animaux à sang froid. L'action prolongée de ce gaz ne paraît pas leur convenir mieux qu'aux animaux à sang chaud, bien qu’ils lui opposent une résistance plus grande.
$ 6. — Telles sont les conséquences de l’inhalation de l'oxygène comprimé, que j'ai constatées à l’aide des appareils décrits au chapitre IT.
Les effets de l'oxygène pur sont les mêmes que ceux de l'oxygène à haute tension dans l'air suroxygéné, mais l’action du gaz comburant de l'air est bien plus intense quand il est pur que quand il est mêlé. Bien que ce résultat fût à prévoir, je crois qu'il n'était pas dépourvu d'intérêt de le prouver expérimentalement.
De plus en employant l'oxygène, à l’état de pureté, les accidents qui amènent la mort se manifestent plus clairement dans la régularité de leur apparition et dans la constance de leur évolution.
$ 7. Différence entre l’action de l'air comprimé et l’action de l'oxygène comprimé pur. — Il me semble encore intéressant, avant de terminer ce chapitre, d’insister une dernière fois sur la différence d’action entre l’air et l'oxygène comprimés.
Il résulte de mes expériences que si l'oxygène est-mêlé à l'azote dans les proportions où il se trouve dans l’air, même à haute pression, le gaz comburant n’exerce pas aussi rapidement ses effets néfastes. Dans l’air comprimé entre 2 et 8 atmosphères, les animaux sont calmes, au moins pendant plus d’une heure. Jamais ils n’ont de convulsions sous pression.
Au voisinage de la pression de 8 atmosphères, quand le temps de la compression augmente au delà de 50 à 60 minutes, après une décompression lente, les mammifères et les oiseaux ont parfois des accidents convulsifs, des paralysies localisées, de la paraplégie, par exemple, mais bientôt ces accidents disparaissent, et les sujets retournent à l’état normal, L'action de l'oxygène n'intervient donc que si l'air étant suroxygéné, on le fait respirer encore à haute pression; bien entendu, dans les limites de pression et de temps où j'ai expérimenté. *
À la suite d'une décompression brusque de l'air comprimé ordinaire, on trouve du gaz libre, de l'azote presque pur, dans les
Qi ee cavités splanchniques, tandis que l'oxygène ne devient jamais libre, par le fait d’une décompression brusque; il demeure fixé dans le sang et dans les tissus.
Dans le chapitre consacré à l’action de l'oxygène comprimé je n'ai pas parlé des autopsies qui ont été pourtant pratiquées avec soin et ne m'ont pas fourni de renseignements nouveaux, si ce n'est qu'après l'emploi de l'oxygène pur, je n'ai jamais été mis en présence d'hémorragies internes. J'ai constaté l’état de ramollissement que présente parfois la moelle, dans les régions inférieures, ce qui explique les troubles de la locomotion se montrant surtout dans les membres inférieurs, mais pas d’engouement pulmonaire, ni, à plus forte raison, de ruptures de ces organes.
Le tableau suivant met en parallèle des résultats que j'ai obtenus dans des expériences comparatives faites les unes avec l'oxygène, les autres avec l'air comprimé. Il ne fait, du reste, que montrer mieux aux yeux les résultats que je viens d'exposer dans le présent paragraphe.
Dans ce tableau, j'appelle t le temps qu’a duré la compression. Pour les animaux expérimentés dans l’éprouvette, c'est le temps total de la pression maxima, tandis que pour les gros animaux placés dans le récipient, le temps de la compression se divise en deux : 1° celui qu’on a employé à pomper et qui a souvent une durée de plusieurs minutes par unité de pression acquise; 2° celui pendant lequel les animaux sont restés soumis à la pression maxima.
h est la pression maxima qu'a supportée l'animal.
Enfin j'ai cru intéressant de représenter par 0, la tension de l'oxygène telle que la calcule Paul Bert dans ces expériences, en multipliant la pression maxima obtenue dans l’appareil par la proportion centésimale de l'oxygène dans le mélange. J'ai donné ce nombre parce que, dans le cas où l’on emploie l'oxygène pur, il montre à quelle tension élevée se trouve ce gaz. Dans le calcul de la tension de l'oxygène pur j'ai supposé que le gaz employé contenait seulement 98 0/0 d'oxygène, c’est à peu près la moyenne des analyses dans mes expériences.
Expérience XI (page 59).
Chien, t — 65 min.;
h=—='S at.
(UGS:
Décompression lente.
Survivance.
Expérience XII (page 59).
Chien, t — 60 min;
h—6raim > 0— 126; Décompression brusque.
Mort.
OU
Expérience XXXVI (page 76).
Chien, t — 15 min.;
h—6atm* 61588:
Mort.
Expérience VII (page 57).
Lôpin, t—="5#imin,, hi aim;