ACTE CONDOMIQUE eee rene
AX0IC eee RC. 8,03 0/0.
Cette analyse ne donnait pas encore des résultats satisfaisants, l'azote ne provenait pas d’une défectuosité dans le mode de préparation du gaz oxygène, mais plutôt de la pompe qui fut envoyée à l'examen du constructeur.
Exe. XXXVIIT. — Animal expérimenté : un chien. Pression, 6 atmosphères. Durée de la compression 15 minutes.
Analyse du gaz dans le récipient :
OZyGÈnES ET Don 000 600 5 96,4 0/0.
Acide carbonique............. 1,1 0/0.
AB Bosacontneacotaommoctses 2,5 0/0
Exp. XXXIX. — Un lapin est introduit dans le récipient à 3 h. 10. On y introduit de l’oxygène pur (98 p. 100 d'oxygène). 3 h. 20, la pression est 4 atmosphères, à 3 h. 30 elle est égale à 5 atmosphères. On maintient cette dernière pression jusqu’à la fin de l'expérience. 3 h. 43, cris prolongés. 3 h. 45, fortes convulsions, 3 h. 50, convulsions plus faibles que les précédentes et puis je n’entends plus rien. Je recueille du gaz provenant du récipient pour l’analyser. Décompression brusque. L'animal est mort, opisthotonos, rigidité cadavérique.
Analyse du gaz recueilli dans le récipient :
CNT eds ob btspoene 92,4 0/0.
Acide. carbonique. ............ 2,13 0/0.
PAROLE ee ete anene eee ses 5,41 0/0.
L'animal est probablement mort après les dernières convulsions, c’està-dire quarante minutes après le commencement de la compression.
Exe. XL. — 4h. 25, un second lapin est placé dans le récipient. Pression d'oxygène ne obtenue d'emblée : 4 atmosphères. Je la fais monter par la pompe à 5 atmosphères, il est 4h. 32. À 4 h. 45, premières convulsions assez fortes sans cris. À 4 h. 52, nouvelles convulsions cessant à 4 h. 54. A 3 heures, décompression en 3 minutes. L’animal est mort. Opisthotonos, raideur des membres.
Dans l'avant-dernière expérience, l'animal a mis plus de temps à mourir que dans la suivante. Il est, en effet, resté moins longtemps soumis à la pression supérieure, puisque j'ai fait monter la pression à l’aide de la pompe, au lieu de l’établir Hem ASE à la hauteur déjà élevée de # atmosphères.
Se
$ 2. — Autres expériences sur les mammifères.
Exe. XLI. — 2 heures. Une souris est placée dans l’éprouvette, Un courant d'oxygène pur passe d’abord pendant quelques minutes. Injection d'oxygène pur. Pression immédiatement obtenue : 5 atmosphères. Agitation de l'animal; il grimpe le long du tube en caoutchouc engagé dans le canal du robinet. 2 h. 7, accélération des mouvements respiratoires qui sont en même temps amples.
La souris se gratte vivement le museau avec ses pattes antérieures. 2 h. 12, premières convulsions. Mouvements respiratoires plus rares et pénibles. L'animal ouvre la bouche, tend le cou, comme pour mieux respirer. 2 h. 18, mouvements convulsifs et rotatoires très rapides. Dyspnée croissante. 2 h. 23, arrêt des mouvements respiratoires. 2 h. 30, décompression brusque. L'animal est mort. Les accidents précurseurs de la mort ont duré vingt-trois minutes.
Exp. XLIIL. — Souris blanche placée dans l'oxygène pur à 10 atmosphères à 10 h. 15. La période d'anxiété dure un peu plus d’une minute. Mouvements respiratoires amples et accélérés, puis dyspnée croissante. Fortes convulsions et tournoiement de 10 h. 21 à 10 h. 23. Arrêt des mouvements respiratoires entre 10 h. 24 et 10h. 25. 10 h. 30, décompression en une minute. L'animal est mort en moins d’un quart d'heure.
Exp. XLIII. — Souris blanche soumise à des conditions d'expérience identiques à celles de l'expérience précédente. Décompression lente aussitôt que les mouvements respiratoires se sont ralentis. L'animal est mort.
Exp. XLIV. — 10 h. 40. Une souris blanche est placée dans l'oxygène pur à 2 atmosphères de pression pendant un quart d'heure. L'animal va et vient, grimpe le long du caoutchouc plongeant dans l’appareil, se gratte de temps en temps le museau, paraît plutôt ennuyé qu'incommodé. Les mouvements respiratoires s’accélèrent sensiblement. A 10 h. 51, quelques mouvements convulsifs. De 10 h. 55 à 11 h. 5, dyspnée et agitation anxieuse, mouvements assez libres. Pas de tournoiement. Ralentissement des mouvements respiratoires. 11 h. 25, les mouvements respiratoires cessent. J'attends quinze minutes avant d'ouvrir l’éprouvette, mais un courant d'oxygène passe continuellement. J'arrête la pompe, la pression descend et la décompression lente dure dix minutes. 41 h. 25, j'ouvre l’éprouvette, l'animal est mort, il a péri en moins d’une heure.
Exp. XLV. — Mêmes conditions d'expérience pour une autre souris. Durée de la compression quarante minutes. Décompression brusque. Même résultat,
Il résulte des expériences précédentes effectuées sur des souris blanches, qu'à partir de la pression de 2 atmosphères, l'oxygène pur peut causer la mort de ces animaux.
La mort survient d'autant plus tardivement que la pression est plus faible.
Le processus des phénomènes convulsifs et celui de la variation du rythme respiratoire présentent une harmonie à peu près constante, dans toutes ces expériences.
Pendant le premier tiers du temps que l'animal respire l'oxygène comprimé, il est anxieux, s’agite, et ses mouvements respiratoires s'accélèrent.
A cette première période en succède une seconde à peu près égale en durée, pendant laquelle le sujet a des convulsions et de la dyspnée croissante.
Puis survient une troisième période qui se termine par la mort, à peu près égale aussi en temps, à chacune des précédentes. C'est la période de convulsions plus fortes avec du tournoiement à peu près constant, les mouvements de la respiration se ralentissent et cessent.
Moins la pression est élevée, et l’action d’une haute pression moins durable et plus la mort est longue à survenir. En d’autres termes :
La durée et l'intensité des accidents sont en raison inverse de la durée et de l'intensité de la pression.
ExP. XLVI. — Une seule fois j'ai soumis dans l’éprouvette une souris à la pression de 15 atmosphères, dans l'oxygène pur. La mort est survenue après un temps très court, en moins de six minutes. Les convulsions ont presque aussitôt apparu, il y a eu du tournoiement, puis l’animal est très vite tombé dans l’immobilité.
Mais j'avoue que, dans cette expérience, mes observations manquent de précision absolue. Le souvenir de l'accident de l’expérience I m'avait fait prendre la précaution d’enfermer l'éprouvette dans son étui protecteur en fer, ce qui m’empéchait de bien voir l'animal, malgré les deux longues fenêtres pratiquées dans les parois du manchon. Ce dont je suis certain, c'est que dans ces conditions, la souris est morte bien plus rapidement que celles des expériences précédentes et qu’aussi, les accidents mortels se sont succédé de plus près.
Au contraire, quand j'ai placé des souris dans l'oxygène pur, à
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des pressions inférieures à 2 atmosphères, à une atmosphère 1/2 (Expérience XLVIT), à 4 atmosphère 3/4 (Expérience XLVIIT), j'ai vainement prolongé ce séjour deux et trois heures, les animaux n’ont pas paru s'inquiéter autrement de la nature normale du gaz qu'ilsrespiraient. Ils paraissaientseulementinquiets d’être enfermés, d’où une certaine agitation résultant sans doute plus de leur état moral que de leur état physique.
Il serait certes intéressant, surtout après les travaux du docteur Quinquaud et de M. le docteur de Saint-Martin sur l’inhalation du gaz oxygène à la pression ordinaire, de savoir si en prolongeant longtemps le séjour des animaux à sang chaud dans l'oxygène légèrement comprimé, les animaux mourraient ou vivraient.
Si je nai pas poussé mes recherches dans cette direction, c’est que d’une part je n'étais pas outillé pour cela, et que d'autre part, j'en avais circonscrit le champ dans des limites bien déterminées.
8 3. Résumé schématique des précédentes expériences. — La figure 21 est une représentation graphique des phénomènes observés sur les souris blanches soumises dans l'oxygène à des pressions variant de À pression atmosphérique 1/2 à 15 atmosphères. Je ne lui attribue pas une valeur rigoureusement mathématique, je la propose seulement comme un schéma, permettant de se rendre compte facilement des faits que j’ai observés.
Sur la ligne OX est compté le temps, sur la ligne OY sont indiquées les pressions.
AA, représente le temps qu'a mis la souris de l'expérience XLIV à mourir sous une pression de 2 atmosphères d'oxygène, temps qui égale : quarante-cinqg minutes.
BB,, le temps qu'une souris de même espèce a employé pour mourir dans l'oxygène comprimé à à atmosphères, soit vingt-trois minutes (expérience XLI).
CG, le temps pour qu’une souris meure dans l’oxygène comprimé à 10 atmosphères, soit quatorze minutes (XLIT).
DD;, le temps très approché pour la mort d’une souris à { 5 atmosphères, cinq minutes.
La ligne A; B; CG, D, est le lieu géométrique des points représentant aux diverses pressions le moment où la mort des animaux est survenue. Entre B, et G,, cette ligne est droite. Sa direction par rapport aux axes montre que plus la pression est élevée, plus la
— ot
É Fig. 21. — REPRÉSENTATION SCHÉMATIQUE DE LA MORT DES SOURIS 1 AC: C DANS L'OXYGÈNE COMPRIMÉ. — OY, axe sur lequel on compte
4 ob. - - .
MO fo ER Ve les pressions; OX, axe sur lequel on compte les temps; —
À, | , OA — 2 atm., OB — 5 atm., OC — 10 atm., OD — 15 atm.; — b \ , AA3 = 45 min., BB; — 23 min., CC3 — 14 min., DD3 = 5 min.; ] , — A3B3C3D3, lieu géométrique représentant, aux diverses pres- V2" sions, le temps au bout duquel la mort des animaux est sur- À] 5 \ ® venue. La direction par rapport aux axes montre que plus la À Û : PASS : :
, pression est élevée, plus la mort survient vite et que le phéno- A Sas a mène est continu entre 5 et 15 atmosphères. Au-dessus de - \ H 15 atmosphères, cette ligne devient asymptote à OY; la mort | ; tend, en effet, à devenir foudroyante. Au-dessous de 2 atmo- ; | \ sphères, au contraire, elle devient asymptote à la droite Y — 1, É \ ce qui est d'accord avec les expériences, puisque lorsque la Û | pression tend vers la pression normale qui égale 1, la vie tend à , à] rester normale.
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