ROSES
toxyde d'azote qui devient libre étant en grande masse, l'animal est fortement météorisé.
Si alors on le soumet de nouveau à une pression élevée, son corps reprend son volume primitif.
Je considère cette expérience comme très démonstrative, devant un auditoire.
5o Le protoxyde d'azote devient très toxique quand il est comprimé.
6° Il y a une très grande différence entre l'action de l’air suroxygéné et celle de l'oxygène pur, pendant la compression. La tension de l'oxygène pur étant presque cinq fois celle de l'oxygène de l'air, à la même pression, d’où l'intérêt d'opérer avec de l'oxygène pur, comme je le fais, dans les expériences de compression décrites au chapitre IV.
7° Dans l'oxygène pur, les animaux à sang chaud meurent rapidement.
La mort d’une souris, dans l'oxygène pur à 4 atmosphères, survient en vingt minutes environ, précédée d’une période de convulsions violentes et se répétant assez régulièrement.
8° Get état convulsif rappelle bien la mort des animaux empoisonnés par la strychnine, ou par l'acide phénique.
9 Y'a-t-il pourtant formation de toxines, par suite de l’action de l'oxygène comprimé ?
L'extrait musculaire d'animaux morts dans l'oxygène comprimé, injecté sous la peau de grenouilles, détermine presque toujours chez celles-ci des convulsions souvent mortelles.
L'exirait musculaire d'animaux tués à l'état de santé, ne produit pas les mêmes effets.
En faisant disparaître la potasse du suc employé poun les injections, ce suc ne détermine plus d'accidents convulsifs.
10° S'il y avait formation de produits toxiques ceux-ci seraient bien peu stables, et seraient en bien petite quantité, puisqu'il suffit de soumeltre à l’action de l'air comprimé, des animaux mourant dans l'oxygène comprimé, pour qu'ils reviennent aussitôt et définitivement à la santé.
Cette dernière conclusion résultant de mes expériences éloigne de l'hypothèse consistant à considérer l'oxygène comprimé comme un véritable toxique.