‹ Église de Notre-Dame de JosaphatChapitre 12 sur 42 · PANNEAU DU CÔTÉ OUEST · texte numérisé non relu

PANNEAU DU CÔTÉ OUEST

N La M 2 : AE à Dh Re ve 5" à Are AE s DM ER Re | Fr 2 + i CE \ :

ÉGLISE DE NOTREÉ-DAMÉ DE JOSAPHAT ga)

ils pas dû empaqueter d’un seulmouvement,dans la chasuble lamée de métal précieux, la massive crosse, l’anneau saphirin, calice et patène, les plaques de gants d’or émaillé, les os des mains qui précisément font défaut.

« Vers les pieds par contre, d'ordinaire rien de bien précieux n'existait ; aussi les ossements des membres inférieurs se :montrent-ils très nombreux, sinon au complet. »

Ces observations si judicieuses sont corroborées par la découverte aux pieds de nombreux fils d’or, épars, la trame en fils de soie étant réduite en poussière ; seuls restes des ornements pontificaux.

L'attribution de ces ossements à Jean de Salisbury ne peut faire aucun doute (1). Les fouilles qui vont suivre montrent jusqu à l'évidence que le tombeau est bien placé dans la chapelle du transept, du côté de l’évangile, que celle-ci est bien la chapelle de la Vierge, dont l’autel primitif va bientôt paraître à nos yeux.

20, — L’Absidiole de transept nord.

Le tombeau dégagé, on se tourna vers l’«bside. Un mur, de facture récente, allait d’une colonne à l’autre; on y découvrit plusieurs fragments très délicats du/tombeau voisin et d'une pierre tombale gravée en creux d’un clocheton ogival et du mot

XPO., ce qui prouve sa date relativement récente. Ce mur devait soutenir la masse d’un autel de style classique grec, car quelques fragments de colonnes cannelées, d’un fronton fleuri et doré, le tout en pierre tendre, furenttrouvés épars, dans

(1) Voir notre brochure, Le Tombeau de Jean de Salisbury, 1906.

les débris de la démolition. Derrière ce mur, à 1730, apparut un autel de 1*40 sur 0"80,peint d’un rouge vifsur un crépis lisse et très dur: des rinceaux d’une teinte plus foncée s’enroulaient aux angles en contours opposés (la-gelée du dernier hiver a fini de les faire disparaîtré.) (PL. XVIL.) |

Derrière l'autel, on trouva dans une maçonnerie grossière une statue décapitée, les mains brisées. Cette statue en pierre, les cheveux dorés épandus sur les épaules, le manteau avec une bordure délicatement sculptée, peint en Jaune semé de fleurs d’or, le vêtement bien drapé peint en

bleu à grandes fleurs de lys

dorées, était d’une belle facture de la renaissance. À genoux, les mains jointes, la tête droite, elle était en adoration devant Dieu, comme pour re-

cevoir de sa main la couronne

de gloire. C'était la Vierge de | l’Assomption et du Couronne- STATUE MUTILÉE DE LA VIERGE LOUE ment. Nous savons d'ailleurs , Q , u que l’abbaye était consacrée en l'honneur de l'Assomption « Virginis Assumptæ ».

Brisée par les hugucnots, elle fut recueillie avec piété par les moines restaurateurs qui, pour lui éviter de nouvelles profanations, la firent rentrer dans le bloc de maçonnerie d’un nouvel autel construit dans le goût de l’époque.

e aur)sid

9]I01p Y —"‘9UIEJUOF

jan

anof

[o7ne

UAIA 4

L SIITLU9P : AF9SS ,[[X NP [9N ‘opisqe,

LNIVS

*O1UŒ£& ET 9p nCOIANOP 918] 9P SAUUO[O9 ‘9709

VT AQ ATIAAVHO VT A4 AUISAV

anbeuo 9q

*9}J9AN9 a9[qnop

[ SUBI ‘ÂAINGSIES 9p u9f 9p NVIALUO] : oyones Y

ITAX ‘‘Td

JOSA PHAT

Derrière cet autel, engagée dans la maçonnerie, une Jolie petite console en pierre sculptée, ornée d’un ange aux ailes éployées, et, en dessous, d’une jolie petite figurine de moine jouflu. À droite de l’autel, dans la profondeur du mur, une piscine primitive à double cuvette. Enfin, un peu à gauche de l'autel, dans la paroi circulaire de l’abside, mais au ras du pavé, une ouverture de forme rectangulaire, était pratiquée dans la voûte en

PisciNE XII° SIÈCLE Conxsore XVI*

plein cintre qui s’arrondit au-dessus de la fontaine sacrée. C'est par là qu'au XIT° siècle on puisait l’eau pour les pieux pèlerins. Dans les angles, quelques pavés en terre cuite.

Ajoutons que l'autel n'est pas au milieu de l’hémicycle et qu'il est plus rapproché de 0"30 centimètres du côté gauche, comme pour imiter l'inclinaison de la tête du Christ sur la croix, d’après un symbolisme si discuté.

Ainsi dégagée, cette chapelle, avec ses deux colonnes, à large base bien moulurée, enrichie de deux griffes, hautes l’une de 1*25 et l’autre de 1"45, avec son autel incliné, sa crédence, son pourtour peint d'un rouge ardent et en avant avec son merveilleux tombeau, offrait un ensemble d’un cachet frappantd’antiquité, d’une simplicité primitive et sévère que la photographie ci-jointe laisse à peine deviner (PL. X VIT.

3°. — Deux sépultures d’enfants.

En suivant le mur au-delà du tombeau vers l’ouest, on découvrit au ras du sol deux sépultures : la 1"° dans l'angle ouest du transept, longue de 1"25, large de 0,35, était en pierre tendre et remplie de terre. La tête du squelette reposait dans une cavité ronde creusée dans la pierre. La mâchoire conservait dans leurs alvéoles à peine entrouvertes les molaires inférieures d’un émail très pur. C'était évidemment la tombe d'un enfant. La 2°, mieux conservée lui faisait suite. Bien close, la chambre sépulcrale inviolée conservait intact le squelette d’un enfant. Tous les ossements étaient à leur place ; la tête complète, les dents blanches, les molaires commencant à sortir de leurs alvéoles, les os des bras ramenés sur la poitrine, comme a dù les disposer une mère pieuse et désolée. Le docteur Martin croit y reconnaitre le squelette gracile d’une jeune fille d'environ dix ans, gisant là dans la pose de la prière depuis des siècles. [fallait respecter ce repos séculaire, et après y avoir déposé une ardoise avec une inscription : la date, 3 octobre, et nos signatures, le tombeau fut refermé avec grand soin.

Quels étaient ces enfants déposés là avec amour, dans une place d'honneur, dans la chapelle de la Vierge ? Sans doute les enfants des généreux fondateurs qui réclamaient pour eux et les membres de leur famille ce privilège si recherché, comme le raconte d’une manière émue la charte CXXX VII du Cartulaire de l’abbaye, datée de 1145, quand Goslein de Lèves, pleurant et désolé, peu après la mort de Goslein, son fils aîné, époux de Philippa d'Illiers, vint dans le chapitre des

"DISITVP OTISV,I 9p 21p0n798 9p0deuo ef : puoy nv — ‘sjuejua,p sainpndas xn9p 9p juotuooedue : J104p o[8 ue [ SUèq — ‘0F9T 9p reIq UT NP JUBISIAUY AUUOIO9 9p 9S8E : NOT NY — ‘994}U9,p 97104 ojrjod : 97104p Ÿ — ‘Ainqsiyes 2p uvor op nesquioy np ayones e ‘Jdosuer,

‘TITAX

ess

Lars

eee ete re de \ Lu

“‘; L'EP #, LA di A" :

"(IX euouerd ej 1104) 944189 JINP9I UN. P 9941JU9 : SYNC Y — ‘10s nenbsnf 99559p 9UU0[O9 : 91]U99 NV = ‘1N09 ET ANS JUPIANO 5J10d : 97101p Y

ALIOHG V AHON Ld

ASNVUHL XIE d

moines leur demander avec supplication de répandre leurs plus dévotes oraisons pour ce fils tant regretté, et cela en présence de l’évêque Geoffroy, son frère, de ses autres fils puiînés : Geoffroy, prévôt et Milon chanoine (1).

Ho or Pilier (A) de la croisée du transept.

Le transept se dégageait dans toutes ses dimensions sur une longueur de 6,60 à partir du tombeau. Le mur

PEL X PILIER A (A droite : passage détourné de la nef au transept

fait alors un angle droit; à 3",30 de cet angle, une porte large de 1*,40 s’ouvrait sur le dehors, le seuil usé sous les pieds des nombreux pèlerins, qui.par cette porte entraient directement dans le sanctuaire de la Vierge. Le mur à ce point a 1",30 d'épaisseur. A l’ex-

(1) Goslenus de Leviis... in anno quo filius ejus Goslenus obiit.…. flens et ejulans venit in capitulum nostrum, et ut pro filio suo devotas apud Deum preces funderemus suppliciter postulavit.

JOSAPHAT il

térieur, l'appareil en pierre dure taillée s’élargit de 0, 10 cent. par une gorge bien ménagée. Ce mur se continue à l’intérieur jusqu’à une colonne, sise à 1 mètre, appuyée sur des griffes d’un dessin gracieux et sur une base à moulure profonde. À un mètre, nouvelle porte pénétrant dans un réduit carré de 1*,95 de côté, dont le sol était un béton très dur épais de 0,60. (PI. XIX) Enfin à 0.80 c. de la nouvelle porte s'ouvrant sur un réduit large de 1",70, dont nous verrons bientôt la destination. Le côté gauche de cette porte attenait à une base de pilier (A) dont les contours attirèrent notre attention et que la gravure ci-jointe nous dispense de décrire. Cette base dans sa plus grande épaisseur avait 2°,55. C'était là sans doute un des piliers de la grande arcade € par où l’on va du grand chœur à la chapelle de

la Vierge », (PL. XX)

5°, — Tombeau de Lucia de Lèves.

Les travaux interrompus ne furent repris que le 25 octobre. Nous avions déblayé un vaste éspace long de 10",20 sur une largeur inégale de 8 à 10 mètres. Les murs avaient une épaisseur moyenne de 1”, 30.

Revenus près de l’absidiole, on découvrit à droite en s'’avancant vers le sud, dans une excavation 3 marches d’un escalier tournant, faisant communiquer l’église avec les voûtes. Bientôt après, la base d’une colonne faisant face à celle du mur opposé du transept; puis à un retour d'angle, vers l’orient, une colonnette bièn moulurée avec ses griffes. (PL. XXI et XXII)

Simultanément, mais plus à droite le terrassier dégageait un énorme sarcopliage en pierre, long de 2",55

1dosuex np aj8ue 9110}C[NŒUE9PP np 49 eZ O

LA 9JUTES ET 9p Joqne : ayons y AEXX TA

4P 9UUOI09 ET 9P 988 : 9Y01p Y — ‘S9NOA xXNB JUEJUOUI.JOI|E980 : 91}U99 NY — ‘98

“aoals [[X NP Jr [os nenbsnf S99{U[{9p }U0S S2UU0[09 S2P S9SEE SI 19 209IA ET 9P 2[podeuo ef onb sipue]

\T Op IU[qUoI NP AIUN AE : 9JIOIP ES 19 S9A9'T 9p BOUT 9P ‘gsaaauat aurait uo 98e does : JUBAB US — ‘HIOFEMNAUEIYP NP }9 ydosuri] np) ; D SoUUOLO9 S9p ‘ISSeu : 9J01P V — ‘9HIOIA OJUIES ET 9P apredeyo 49 910} auu,p J2AN09DI INASI[ES 9P UB9f 9p AIO : 9poNnvT V

‘TIXX ‘Td

Page 1