‹ Église de Notre-Dame de JosaphatChapitre 30 sur 42 · STATUE FUNÉRAIRE D'UN PERSONNAGE ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

STATUE FUNÉRAIRE D'UN PERSONNAGE ECCLÉSIASTIQUE

provenant des nervures de la voûte (PI. LX, page 179), un fragment de colonne torse conservé dans une

maison voisine (à M" Goussard), d’un petit chapiteau

finement ciselé en feuillages, un fragment en damier

d'un dessin gracieux et d'une extrême finesse provenant sans doute de la mitre d'une statue épiscopale. On remarque surtout en grand nombre les pierres moulurées, débris remarquables des arêtes des voûtes du grand chœur, ou peut-être pierres d'encadrement des fenêtres, 8 de ces pierres d’un dessin identique forment actuellement le revêtement extérieur dun contrefort de soutènement du mur du jardin du côté du boïs taill, situé à l’est de l’Asile

ProLl PIERRES MOULUREES

Servant jadis d'encadrement aux fenêtres, formant actuellement un contrefort du mur :

du jardin de l’Asile.

PI. LIT). Quelques-unes accusent une forme cintrée. Enfin un angle de la maison actuelle de l’Econome est composé Jusqu'à mi-hauteur de pierres moulurées d'un boudin à l’angle extérieur.

Les bornes accroupies le long des murs des propriétés voisines, à Lèves, à Ouarville, proviennent en grand nombre de l’église, et on y découvre des moulures profondes, des boudins arrondis, des dents de scie, etc., il est facile de faire de semblables découvertes jusque dans les murailles des maisons.

Combien il serait utile, pour une reconstitution de l’église dans ses détails, de réunir tous ces fragments, dans un musée lapidaire à l'asile d’Aligre.

25°. — Pierres tombales

Outre le tombeau de Jean de Salisbury, et les pierres tombales de Lucia de Lèves, de Geoffroy, évêque de Chartres, de Philippa d’Illiers et de Pierre de Celle, que nous avons reproduits plus haut, on conserve encore sous les cloitres de l’asile trois statues tumulaires que Gaignières ne semble pas avoir connues ou quil à dédaignées. Relevées depuis longtemps, nous n'avons pour les identifier n1 leur emplacement dans l’église, ni aucune inscription.

La plus belle, haute de 1"65, large à la tête de 0,75 et aux pieds de 0,60 représente un personnage ecclésiastique, les mains jointes, vêtu d’une sorte de dalmatique à manches dans le style du Moyen-Age. La tête, le visage mutilé et les cheveux longs et frisés] reposait sur un coussin. Au-dessus, une figurine nue, image de l’âme du défunt, est portée au ciel par deux anges,

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