‹ Église de Notre-Dame de JosaphatChapitre 31 sur 42 · DE LÈVE · texte numérisé non relu

DE LÈVE

LE

issant des nuages et les ailes éployées. € Près de la porte des cloitres, dit D. Butreux, il y avait la figure d'un archidiacre. » (PI. LIT.)

La2°%,haute de 130, large à la tête de 0,72, et aux pieds de 0,55, mutilée d’ailleurs, car les pieds sont coupés à la hauteur de la cheville, représente un personnage jeune, peut-être une femme, vêtu d’un ample vêtement dont les plis multiples sont retenus à la ceinture par une courroie. Ce vêtement, entr ouvert Jusqu à la hauteur du genou, laisse apparente la jambe droite nue. Deux anges, les ailes fermées, soutiennent simplement le coussin sur lequel repose la tête. L'artiste, ignorant le symbolisme si pur de la pierre précédente, leur donne là un rôle indigne d'eux et commet un contre-sens liturgique (PI. LIV).

Il faut en dire autant de la 3° dalle tumulaire dont l’ensemble toutefois est d'une grande élégance. Haute de 1"40, large au sommet 0,70 et aux pieds de 0,60, elle offre, dans un gracieux encadrement aux bords relevés, l'image d'une jeune fille, élancée, les mains jointes, modestement vêtue d'un long vêtement retenu par une ceinture enrichie de perles et de gemmes, recouvrant les pieds de ses multiples replis. Le support des pieds, sans doute une levrette, a été détaché. Les anges, moins saillants, tiennent le coussin brodé par les quatre coins. La tête aux cheveux longs et bouclés, toujours mutilée, et dont il ne reste que la joue gauche, . devait être artistement modelée (PI. LV).

Gaignières a dessiné la tombe d’un personnage dont il est seul à parler. Le gisant, les pieds appuyés sur une levrette, les mains jointes, la tête nue, est vêtu d'une longue tunique et par-dessus d'un ample manteau relevé sur les bras gauche, mais fendu de l’autre

côté pour donner libre mouvement au bras droit. Entre les pinacles gothiques, les deux anges traditionnels. Tout autour, on lit l'inscription suivante : Cr GIST : 1EHAN : LE : CIUIL : DICT : CANTIN : IADIS : BOYR- GEOIS : DE : CHARTRES : QUI : TRESPASSA : LAN : DE: GRACE : M : CCC : SEXANTE : ET : CINQ : LE: XIIII : JOVR DE: MARS: PRIEZ : DIEU : POVR: LVI: AMEN. « Il se trouvait dans la chapelle Saint-Pierre, à gauche, derrière le chœur de l’église de l'abbaye de Josaphat. »

Ce costume du bourgeois Char-

train au XIV° siècle est rarement

représenté. Il est presque identi- FRAGMENT D'UNE PIERRE TOMBALE que au costume dès bourgeois de Nogent-le-Rot, d’après une dalle tumulaire de la même époque. (Voir : Eglise et Chapelles, 4° série, notice de l'Eglise abbatiale de Coulombs, page 29. Robert Barrier, 1387). On peut aussi le comparer au bourgeois de Chartres qui fut longtemps confondu avec Geoffroy d'Illiers. ({Uliers, par l'abbé Marquis, page 41). (Voir plus haut, PEN

Ce ne sont pas les seules dalles tumulaires de léglise. Nous avons encore précieusement recueilli 17

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