‹ Eglise de St. François d'Assise [microforme]Chapitre 3 sur 7 · AN RE · texte numérisé non relu

AN RE

montrant en particulier le génie admirable des artistes du XIIe siècle pour cette entente des couleurs que l’on a tant négligée et dont on ne trouve de trace actuellement que dans certains tapis de Perse ou de Turquie.

Les artistes de nos jours croyent avoir tout fait quand, après avoir achevé une église, ils y suspendent une certaine quantité de tableaux communs, accrochés de travers contre les murs ou les colonnes, de manière à briser toutes les lignes et les ordonnances du monument, ce qui a beaucoup de rapport avec les enseignes des marchands de la rue, mais très-peu avec les exigences du goût.

Les hommes du moyen-âge savaient encadrer leurs tableaux, et leurs fresques dans les lignes mêmes de l'édifice et en faire un tout complet.

‘ Enfin, nous dit Frédéric Ozanam, ils ne pensaient - pas avoir achevé un monument pour avoir élevé pierre “ sur pierre : il fallait que ces pierres ‘ parlassent, et ‘ qu’elles parlassent le langage de la peinture qui est ‘“ entendu même des ignorants et des petits,” et nous pourrions ajouter qui plait tant à toutes les âmes bien organisées, et jouissant de la plénitude de leurs facultés ; ‘6 il fallait que le ciel s’y rendit visible et que les Anges ‘ et les Saints demeurussent présents, par leurs images ‘“ afin de consoler et de prêcher les peuples. (1)

Mais, outre les peintures, que de chefs-d'œuvre dans ces grilles en fer forgé, du plus beau travail, dans ces

(1) Ozanam, St. François d'Assise, tome V.

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