‹ Eglise de St. François d'Assise [microforme]Chapitre 5 sur 7 · PAR) |: AU · texte numérisé non relu

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temps, et aussi de tous les secours qu’elle en a reçus en compensation.

Quant aux services rendus par la piété à l’activité humaine, à l’art, à l’industrie, il faut reconnaître dans les merveilles de ce sanctuaire, le zèle qui ne recula devant aucun sacrifice et attira à Assise, pendant un siècle, les meilleurs Artistes en tout genre ; on fit venir du fond de l'Allemagne celui qui passait pour le plus grand Architecte du temps, Jacopo il Tedesco, qui créa en Italie une école de grands artistes, et on lui adjoignit ceux qu’on regardait comme les premiers peintres du monde, les peintres de Pise, de Florence, de la Toscane et de l'Ombrie.

Pour toutes les variétés de l’art, on eut de ces hommes, vrais génies qui savaient donner à leurs créations une perfection qui en faisait des chefs-d’œuvre ; ainsi les sculpteurs sur bois, les mosaïstes et même les ouvriers en acier et fer forgé, qui purent laisser, dans les grilles, les candélabres, et l'armature des tombeaux, de tels chefs-d’œuvre que les orfèvres et les bijoutiers les plus célèbres d’aujourd’hui ne sauraient les surpasser,

Grâce à ces travaux suscités par l'Eglise, ce fut en Italie comme une résurrection de l’Art, qui avait 6té mis à néant par les Barbares, et dont quelques moines, au fond de leur couvent, avaient seuls conservé quelque tradition.

Mais si la Religion rendit ce service, en compensation elle en recueillit des avantages aussi précieux qu’incontestables.

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