‹ Église & Temps PrésentChapitre 23 sur 37 · TON ES · texte numérisé non relu

TON ES

prolétariennes sans foyer, sans plaisir, sans joie, voilà la tâche à laquelle se sentent irrésistiblement appelés certains chrétiens. Honneur à eux ! Mais cela constitue un terrible fardeau pour l'Eglise, c’est un travail dur et coûteux. » Mais l'Eglise « a le droit de demander qui la charge de ce fardeau de pauvreté et de souffrancs en exploitant, en épuisant et en mutilant le peuple. Le bon Samaritain, muni d’une épée, ne courut pas après les voleurs, il s’occupa de l’homme blessé et laissé seul au bord de la route. Mais si des centaines de bons Samaritains passant par le même chemin trouvent des milliers d'hommes meurtris et gémissant, ils ne seraient nullement de bons Samaritains s'ils n’organisaient des comités de vigilance pour arrêter les meurtriers. Il est à présumer que s'ils n’agissaient pas ainsi, les ânes chargés de porter les blessés à l’hôtellerie, auraient la sagesse de s’enquérir des motifs de leur surcroît de travail. »

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