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ET DE

LOUVEGIENNES

(Seine-et-Oise)

Nous avons déjà eu, dans le cours de cette publication, l'occasion de présenter des exemples d'églises dont les absides sont rectangulaires, et d'envisager les avantages qu'offre en général cette disposition. Voici deux nouveaux types qui, tout en ayant entre eux une certaine analogie, offrent deux partis différents et d'une grande originalité.

L'église de Sermaises (Loiret) est un édifice large et court, dont la nef principale est dépourvue de jours supérieurs; peu élevée au-dessus des bas côtés qui prennent un grand développement en hauteur, cette nef est cependant très-bien éclairée par les ouvertures des pignons de la nef et de l'abside; on voit d'ailleurs que l'architecte s'est préoccupé tout particulièrement de la lumière et il a réussi en éclairant très-largement les collatéraux au moyen de deux grandes baies jumelles par travée. L'intérieur de cette église est séduisant de proportion et offre un aspect qui n'est pas ordinaire. L'extérieur est également très-heureusement étudié et élégant malgré la réunion des trois nefs sous un même comble, parti qui donne forcément une proportion trapue aux pignons; celui de l'abside, encore parfaitement conservé, est tel que le représente la gravure pl. 2. Celui de la façade a été restauré et ne présente pas le même caractère.

Cette disposition qui consiste à couvrir les trois nefs par un même comble, est très-économique en ce sens que la couverture elle-même est simple, et que d'autre part les murs goutterots, les chéneaux, les filets, les ouvertures supérieures sont évités. De plus, et c'est là l'important, les voûtes hautes sont directement épaulées par celles inférieures sans le secours d'arcs-boutants ou d'autres moyens dispendieux.

Indépendamment de son caractère architectural, l'église de Sermaises possède les avantages que nous venons de signaler et peut être considérée comme un bon

exemple, malgré la naïveté peut-être trop grande avec laquelle la charpente du comble est disposée. C'était bien le cas d'éviter les fermes et de les remplacer par des pignons en maçonnerie, montés sur les arcs-doubleaux des bas côtés, au lieu d'établir des fermes franchissant toute la portée et s'appuyant gauchement sur les murs goutterots.

L'église de Louveciennes ne présente plus aujourd'hui un ensemble satisfaisant ; de la construction primitive, il ne reste que l'abside dont nous présentons la dernière travée. Moins intéressante au point de vue de l'ensemble que l'abside de Sermaises, celle de Louveciennes offre plus d'intérêt sous le rapport de l'étude; ainsi à l'intérieur comme à l'extérieur les ouvertures du pignon sont mieux proportionnées, les détails sont généralement plus fins. La coupe longitudinale, pl. 5, fait comprendre la façon dont la voûte supérieure est éclairée, à l'aide de roses ouvertes au-dessus des combles des collatéraux, ainsi que la disposition du triforium; celui-ci communique à ses deux extrémités avec une plate forme prise aux dépens du mur pignon et qui permet d'accéder intérieurement à la rose principale. Le parti général de cette église est assez fréquent dans les monuments des environs de Paris; il est très-ingénieux, relativement économique et présente tous les avantages d'un système de construction bien franc. Nous aurons prochainement l'occasion d'en fournir d'autres exemples plus complets que celui-ci.

Nota. — Nous devons une partie des relevés qui nous ont servi à dessiner ces deux monographies à l'obligeance de M. Narjoux, architecle.

Pl. 3

EGLISE DE SERMA1SES (Loiret )

Coupe transversale montrant l'Abside.

A. dp Baudot fol

A. MOP.F.L .. Editeur .i3,rue Bonaparte

Imp.Lemercïer et O? Pans.

Pli

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