DIVERS MOYENS DE DÉFLORER UNE VIERGE
Les Turcs tiennent peu à épouser une femme vierge, mais il n’en est pas de même des Arabes, des Cophtes .schismatiques et des catholiques. J’ai déjà dit, et j’aurai occasion de le répéter que, pour eux la virginité est la plus belle qualité d’une femme.
En Nubie, les filles se maricnl: à l’àge de huit ou neuf ans, mais le mari ne couclie pas avec elles. Pourvoir si sa
DU MARIAr.E.
,sr.
fonime est vierge, leNul)ien la fait asseoir sur une chaise; une femme tient le bras droit, une autre tient le bras gaucbe, deux femmes maintiennent les deux cuisses écartées, be fiancé introduit, à deux ou trois reprises, le droit indicateur dans le vagin pour s’assurer que la fille est vierge. Il la garde ensuite un à- deux ans chez lui, jusqu’à ce qu’elle ait dix ans environ. Alors, au lieu de la faire inciser comme dans le Soudan , il la dilate de la manière suivante : Il introduit un doigt, puis deux doigts, et répète cette manœuvre pendant quelques jours. ^
Le marié arabe riche est porté dans la chambre de la mariée par ses eunuques. Là, il trouve sa fiancée enveloppée d’un grand voile qui la cache à ses yeux. Il récite une prière; la prière terminée, il lui dit «Tu es mon amour; je te donnerai des esclaves, des bijoux,» etc., etc.
Puis il soulève le voile et il doit s’écrier , ce qui
veut dire: « Ou’elle est belle! » Alors la première servante de la maison entre et fait le lit, puis elle laisse seuls les nouveaux époux. Le lendemain, elle rentre dans la chambre et trouve sous l’oreiller le cadeau du marié, qui donne en raison de la beauté qu’il a trouvée. Le lit nuptial est à terre; ce sont des matelas superposés.
Chez les Arabes, le mariage a lieu le plus ordinairement avant l’époque des menstrues. Si la mariée a de neuf à dix ans, elle est déflorée par une matrone, si elle a treize ans, l’opération est faite par le mari. Les memes usages sont en honneur chez les Copbtes schismatiques.
Voici comment procède la matrone: Les deux mères étant présentes, elle introduit dans le vagin le doigt in-
DU MARIAGE
dicateur de la main droite recouvert d’un mouchoir. La jeune fille crie beaucoup. Le doigt est ensuite retiré, et le mouchoir taché de sang est déployé et montré aux parents réunis dans une pièce voisine. Quand le mari déflore lui-même sa femme, il la déflore avec le doigt, comme je l’ai déjà indiqué. Bien entendu qu’on prend des précautions pour que la jeune fille paraisse toujours vierge. Il est d’usage que le mari attende quelques jours pour coucher avec sa femme ; trois jours, disait madame X.,.; huit jours, disait Hassan.
Les chrétiens catholiques déflorent leurs femmes avec le membre, du moins quand les filles sont grandes. L’opération se fait devant les deux mères et devant la femme qui nettoyait les cheveux de la jeune fille au bain ; les autres parents sont dans une pièce à côté. Quelquefois le jeune homme prétend que la fille qu’il a épousée est femme, et il refuse de se livrer au coït. Les mères essayent de lui persuader qu’il se trompe, mais il s’entête. Alors la femme qui a peigné les cheveux, femme toujours rusée, intervient et, si elle sait que la jeune fille n’est plus vierge, elle use du stratagème suivant : elle prend un mouchoir , en enveloppe son index , mais comme elle a des ongles très-longs et très-pointus, elle traverse le mouchoir. Arrivée dans le vagin, elle a soin d’écorcher fortement, afin de donner lieu à une hémorragie. Le mouchoir est retiré tout sanglant et montré au jeune homme. On lui dit alors qu’il ne s’y connaît pas; s’il persiste dans son refus, les femmes l’injurient et les parents qui sont dans la pièce voisine font « On ! on ! » On fait voir le mouchoir à tous les
DU MARIAGE
assistants , et d’ordinaire le jeune homme demeure convaincu qu’il a épousé une vierge. Cette tromperie est facile à l’âge du mari, peu expert et trop jeune.
Les petites filles sont parfois dédorées de bien bonne heure. Madame X... me dit avoir vu, pendant les fêtes du Ramadan, une petite ülle de six ans et un petit garçon de cinq ans qui coïtaient dans la rue; ils imitaient le spectacle qu’ils avaient vu. Quelquefois de petits Arabes de trois à quatre ans sont appelés par une petite fille de leur âge pour coïter en pleine rue. Cela paraît incroyable.
Les petites filles, qui commencent à voir des hommes à huit ou neuf ans, ont un vagin très-large. Tout cela est distendu, détri et a perdu son élasticité. C’est ce que j’ai pu constater chez une petite fille qui demeurait à côté des crocodiles et que j’ai visitée en compagnie de M. de S... Fdle avait un vagin monstrueux par sa largeur.
A Constantinople, médit M. V..., le mari dédore sa femme avec le membre viril, mais il serait impur de mêler la semence avec le sang qui provient de la rupture de l’hymen ; deux matrones se tiennent à côté du mari pendant l’opération, et dès qu’elles comprennent qu’il va finir, elles le forcent de se retirer et d’éjaculer au dehors.
DU MARI A GU
DE L’ACTE PROCRÉATEUR
M. Z... trouve tout naturel qu’on n’embrasse pas sa femme, qu’on ne la caresse pas. Ce sont les usages du pays. Il trouve qu’on peut embrasser un enfant ; c’est une immense concession aux habitudes européennes. Embrasser une femme, lui montrer de la tendresse serait s’exposer à perdre son respect, je pourrais dire, la crainte qu’on lui inspire.
Quand les femmes ne sont pas aimables, on leur donne des coups. Allah haram sont les paroles qu’on prononce, quand on veut dire à sa femme que l’on va divorcer. Quant les maris sont sodomites, les femmes peuvent aller se plaindre au juge, qui fait mettre l’homme en prison pour un mois. Il paraît que les femmes se plaignent rarement. Quand un homme a deux femmes, il les loge dans des appartements différents, afin d’éviter des batailles; il couche tantôt avec l’une, tantôt avec l’autre.
Les Turcs éprouvent un grand plaisir à se faire gratter la plante des pieds avec une espèce de râpe.
A l’occasion du mariage, me dit madame X..., on fait manger au nouveau marié des confitures excitantes. Une fois, le mari d’une femme que connaît madame X... en apporta chez lui. Poussée par la curiosité, son épouse en mangea un peu, sans l’en prévenir; elle devint folle.
DU MARIAGE
et pendant vingt-quatre heures, comme une femme furieuse d’amour, elle se jetait sur les hommes et même sur les femmes; elle courait après les jeunes filles. Quand la folie fut passée, elle demeura malade pendant plusieurs jours.
Après quelques mois ou quelques années de mariage, quand l’homme paraît blasé et que la femme commence à être délaissée, celle-ci achète à son mari’ une jolie esclave dans le but de réveiller un peu ses passions. La petite esclave excite l’époux qui couche avec elle, mais il ne manque de témoigner aussi sa reconnaissance à réponse qui lui a fait un aussi beau cadeau.
Pour acheter l’esclave, les femmes vendent quelquesuns de leurs bijoux et elles ne craignent pas de demander de l’argent à leurs maris. Ce trait peint bien les mœurs du pays.
J’avais entendu parler d’une certaine manière de procréer, particulière aux Arabes. J’ai voulu en juger par moi -même. Tout cela a eu lieu d’une manière décente.
M. M... me montre, à l’hôpital, des femmes et une enfant, maintenant âgée de dix ans. Cette petite fille a été mariée, l’année dernière, à un homme qui, l’ayant déflorée avec trop de violence, a déchiré la cloison rectopérinéale au point que le rectum et le vagin ne faisaient plus qu’un. M. M... l’a partiellement opérée, il a rétabli la cloison recto-vaginale ; il doit prochainement compléter son opération.
Si les Arabes n’ont pas de tendresse pour leurs femmes, ils ont du moins dans leur langue une foule
nu MARIAGE.
d’expressions qui peuvent exprimer les passions. En voici quelques-unes :
Ma petite femme, Kelba.
Ma dulcinée, ma déesse, Jarti^ charmouta.
Mon bijou, ma beauté, Kahab, ya amoura.
Viens dans ma dahabied que, Tahale fil.
Je te voie...?? Dahabieh betachte meial e charmatah.
• Vous êtes jolie, Enti conoï esa.
Je voudrais être libre avec toi, Notta kmottak.
Je vous aime comme mes yeux, Méhébec kétir.
Je vous aime comme mes veux, Méhébec zeianaïa.
Que vous êtes jolie, Ya doua.
Soyez bien aimable, Tibgue chatel.
Venez, que je vous embrasse, Taalé la manbomsaq. Embrassez-moi, Boussini.
Donnez-moi un baiser, lodini bossa.
O grain de mon œil, fahabet aéni.
Ma petite biche, la bibi.
« O grain de mon œil, » est l’expression consacrée que l’on dit aux femmes au moment de faire l’amour. En voici quelques autres qui tiennent au sujet : Montrez-moi , Ouarmi.
Œil, bouche, nez, sein, Ayn.^ hanachy mahaseir, biz. Ventre, cuisse, jambe. Bain, keufda, rigl.
Vulve, testicules, Ko2ist, betein.
Embrasser en étreignant, Bassa.
faire l’amour, Nahe (vilain mot).
Faire l’amour, Faale che.
baiser, ]\ik (vilain mot).
Je crois avoir dit ailleurs que la section du clitoris
nu MARIAGE.
rendait les femmes inhabiles à éprouver du plaisir pendant les rapprochements sexuels. Ce n’est qu’en titillant la base du clitoris coupé, qu’on détermine chez elles une sensation de plaisir assez vive. On se rend facilement compte du peu de bonheur qu’elles éprouvent, si on se rappelle que la base du clitoris ou le tronçon qui résulte de la section et de l’arrachement de cet organe ne peut avoir qu’une sensibilité obtuse. Il faut des excitants internes pour animer ces pauvres filles mutilées par une main barbare.