REMARQUES
1° Cet homme et bien d’autres que j’ai dessinés, ont le nez très-court d’avant en arrière ; l’aile du nez est très-courte et le nez moins arqué que dans les types plus élevés de l’échelle.
2° Les Nubiens et surtout ceux de Deu, d’ibris, ont la peau noire, mais d’un noir mat; ceux de Dongoleli paraissent avoir la peau plus luisante; enfin les Abyssiniens ont la peau d’un noir jaunâtre et extrêmemenl lisse au toucher. C’est réellement une peau de satin, et l’on éprouve uu grand plaisir à les caresser à cause de la douceur de la peau.
Les gens du Darfour paraissent faronclies; ils sont
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viiidicatits. Un marchand d’Assouan me disait, qu’ils étaient, ou très-bons, on très-mauvais; je crois plutôt aux mauvais.
5“ Sur un grand nombre de noirs , j’ai fait cette observation : La conjonctive oculaire est jaune noirâtre. Celle qui est en contact avec la lumière est plus noire, avec dépôts d’amas de pigment noirâtres formant de petits ilôts ou de petites traînées noires. Tout au contraire, la portion de conjonctive couverte par la paupière est d’un blanc assez foncé. Cette coloration doit varier suivant les saisons, comme la teinte de la peau. Ces amas de pigment sont situés au-dessous de la muqueuse oculaire, car on voit qu’ils sont superficiels. Ils sont jaunes noirâtres, et ils forment, comme je l’ai déjà dit, des amas ou des îlots.
NÉ k KORDOFAN, Aü VILLAGE DE FAGALLEH.
Vinst ans? Taille : un mètre soixante-huit centimètres.
Il a quitté sou pays, encore jeune; il est venu en Égypte il y a huit ans, pour servir dans l’armée du vice-roi.
Cheveux crépus, noirs, formant calotte; rasés anlonr de la calotte.
Peau d’un noir mat avec reflets bleuâtres, douce, mais moins douce que celle des Abyssiniens.
TYPi:S ET PORTRAITS.
Arcades zygomatiques- saillantes ; front étroit.
Pas de trou aux oreilles.
OEiJ. Iris très-noir; on voit difficilement la pupille. Muqueuse oculaire noiriitre, surtout aux parties latérales. Peu de sourcils et de cils.
Bouche. Lèvres assez saillantes, surtout l’inférieure ; muqueuse buccale bleuâtre. Incisives d’en haut, écartées; dos de la langue bleuâtre.
Figure assez douce; incisions aux joues et aux tempes ; les traits sont noirs. Il a deux marques noires au bras gauche; il a été marqué au feu : « Pour jouer, » dit-il.
Cet homme me répète quelques détails que je connais déjà : « Ainsi à Kartoum , les Djellah et les Touggar volent des enfants pour en faire des eunuques.
Ce sont des chirurgiens nègres qui font l’opération ; en général, les enfants n’y résistent pas. Pour les opérer, on les couche, on les coupe avec un rasoir, ensuite on les panse avec du petit plomb [Hrsas bandoukia, plomb à fusil). Belbl-Abdallah me dit qu’au Kordofan, on châtre tous les prisonniers et on infibule toutes les femmes (27 mai 1862).
UAUJI-E.OVKMA1V
Il (lit être âgé de trente-deux ans, mais il paraît plus jeune.
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11 assure être du Darfour; il aurait (juitté son pays il y a quatorze ans, et depuis dix années, il serait à Jérusalem; il serait venu ici en pèlerinage.
11 a le caractère gai, rieur, ce qui paraîtrait montrer qu’il n’est pas du Darfour , car les gens de ce pays que j’ai connus, étaient sérieux et avaient une mine féroce. 11 a longtemps habité Kartoum où il connaît tout le monde.
Il est noir, mais d’un noir non mat, qui se rapproche de l’Abyssinien ; il a dû perdre de sa couleur foncée, depuis dix années qu’il habite à Jérusalem. Actuellement, il est gardien des constructions russes sur la route de Jaffa. Son séjour prolongé à Jérusalem a paru modifier son caractère et la couleur de sa peau.
J’ignore d’où étaient son père et sa mère.
Il n’a d’entailles qu’aux tempes et il m’assure que les gens du Darfour sont les seuls qui les portent en cet endroit; je m’en assurerai; les pommettes sont saillantes.
Les yeux sont sains; l’iris foncé; la pupille a peine visible; quant à la bande transversale de la conjonctive, elle est à peine foncée; on voit l’influence du séjour dans un climat tempéré.
Bien qu’épaté, le nez est assez long; il n’a pas de double sillon pour l’aile du nez.
Comme les noirs, il a la lèvre supérieure grosse, saillante, taillée carrément, et les poils de la moustache sont courts et presque dirigés en dehors. Il a peu de barbe et ses favoris sont minces et assez haut sur les joues. Il n’a pas de pigment au bord libre des gencives;
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ce pigment a dû disparaître. I^es gencives sont malades.
Il porte le turban en arrière , à peu près comme nos turcos ; sa peau présente les traces de la petite vérole ; de plus, il y a de nombreuses taches de pigment, Ibrmant des îlots séparés.
11 est de taille moyenne et paraît vigoureux (12 juillet 1862).
U]« ALBIMOlS
Le fils du cheik des derviches tourneurs est albinos.
Il a une figure d’un blanc mat. Ses cheveux, ses cils et ses sourcils sont blancs. Il ne peut supporter l’éclat du jour et il assure qu’il voit bien la nuit.
Ses yeux ont quelque chose de spéeial et on s’explique parfaitement qu’il ne puisse supporter une lumière vive. Il les laisse fermés et les eouvre de sa main pour les protéger davantage.
Il n’a pas les yeux rouges; un peu de pigment sur l’iris; un peu sur la choroïde, la conjonctive oculaire paraît d’un blanc un peu rosé (17 octobre 1865).
NÉGaESSB UEYEIVUE BLAIVCUE
M. le docteur Rossi me raconte un fait curieux. Pendant qu’il était médecin de la police, le La b l’ap-
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pela et lui dit qu’il allait lui montrer une négresse blanche. Cette femme était venue se plaindre et le La h fut étonné de voir qu’elle avait la peau blanche quoi- ([u’elle s’exprimât comme une noire.
M. Rossi l’examina : Avec des cheveux noirs et crépus et d’autres caractères d’une négresse, elle avait la peau blanche sur tout le corps. Il y avait une tache noirâtre au bout du nez et quelques autres taches du même genre sur le front.
Cette femme prétendit qu’elle avait désiré devenir blanche, et qu’une nuit elle avait vu une grande lumière et que son souhait avait été exaucé.
(Cette observation a été publié dans le Spettatore Egyptiano. L’article a été reproduit dans ï Wustrator^ qui y a joint un dessin eu 1 846, l’article était du docteur Rossi.)