NÉ A ZAGARIG. — TRE.VTE ANS
Son père est de Trabès, pays sur la côte d’Afrique; sa mère est d’Abbassié.
402 TYI'ES ET PORTRAITS
Quand je le dessine, il fait la grimace, parce qu’il a mal à l’œil gauche. C’est le cheik des Barbarins.
Taille : un mètre soixante-deux centimètres.
Tête intelligente, aplatie transversalement. Elle se rapproche du type des gens d’Alger.
Cheveux longs, frisés, fins et noirs.
Couleur : café grillé à point. Pas de favoris, poils arrachés au menton, fines moustaches {pi. XVIII, fig. 2).
Les lèvres ne sont pas trop grosses.
Dents non saillantes; dépôt de pigment bleuâtre aux gencives, au-dessus des dents.
A eu la petite vérole (9 mai 1862).
CUililDAOUl.
HOMME DE MATAHlEIl.
11 a remué beaucoup quand je l’ai dessiné.
Les gens deMatarieli ont une figure carrée, large, une barbe longue et pendante Ils ont un gros nez, le bout est surtout très-gros.
NÉ A DAHR-SIMIT, DANS LE SOUDAN.
Quinze à seize ans?
Il a l’air d’une jeune fille.
TYPES ET PORTRAITS
Chocolat foncé. Peau luisante comme les Abyssiniens; poitrine marbrée.
Cheveux courts, noirs, non crépus {pl. XXI, ftg. 2). Mains d’un noir mat ; elles sont plus noires que la ligure. Peau douce au toucher.
Un trou au lobule de l’oreille di’oite.
Conjonctive oculaire jaune noirâtre, conjonctive palpébrale presque noire.
Regard doux, jolie ligure (20 mai 1862).
DE nOXGOLEIl-I.E- VIEUX.
Agé de vingt-quatre ans? Taille: un mèire soixantedeux centimètres. Son père et sa mère sont de Dongolch.
Très-maigre. Peau luisante comme les Abvssiniens.
Cheveux crépus.
Entaille sur les joues, petites moustaches, (luehiues favoris, arcades zygomatiques saillantes {pl. XX, fig. 5).
Deux trous à l’oreille gauche; pas de trou à Poreillc droite. Mains plus noires et moins luisantes que la figure. Iris foncé, conjonctives noires jaunâtres.
Lèvres grosses. Pigment aux gencives et à la face postérieure des lèvres (20 mai 1862).
TYPES ET PüllTUAlTS.
MOllAllIED-lUB/tHlM
Nii A DONGOLEll- LE -VIEUX.
Son père et sa mère sont de Dongoleh.
Vingt et un à vingt-cinq ans. Taille : un mètre soixante-dix centimètres.
Calotte de cheveux sur la tête. Cheveux crépus, noirs.
Figure chocolat foncé.
Iris foncé. Conjonctive oculaire jaune presque noire ; un peu de pigment à la face postérieure de la conjonctive palpébrale.
Nez un peu épaté {pl. XXIII, fig. 4).
Pigment à la face postérieure des gencives et des lèvres.
Lèvres peu saillantes. Petites moustaches; peu de favoris.
Entailles larges sur la figure. Voix ordinaire. Trou au lobule de l’oreille droite.
Mains moins noirâtres, moins jaunes que la ligure.
A eu la petite vérole (20 mai 1862).
lMOUAMIi:U-AIID.AL,L.AU
.\É A DONGOLEII-LE-VIEUX (sUEFIlAGl).
Son père et sa mère sont de Dongoleh- le-Vieux. Taille : un mètre trente-huit centimètres.
TUK» KT f'OHTHÂir».
Chffreux noir».
VoirtnuiW^ MiUanUrfi ; Iront apblî IransrorsalO' mont.
OAÏ/, Irî» forK;é; on roît la \fu\rt\\e mais assoz diffidlornent, c^la tîont â quo Hris Irês-fonr^, lo trt>u fiajnllaire »o c^mfond arec l’iri». 1^ c^injonctîre oïrulaire jaune noirâtre, pr^^mUî, surt/mt «ur le e/)lA eïteme, deux striais f>r^;s^jue noirr^. Conjonctive jialf>é' hrale noirâtre.
Xez i^ourt; aiU» du m*z â f^ine indiquées f//C XXIII,
lUmàifc. I>rrr<?s «(aillantes ; muqueuse labiale noirâtre. Masse noirâtre pigmentaire â une <^rtaine distancée de l’origine d#^ dents, l’as de pigment à la langue (25 mai 1802;.
BEMAISOI,».
I* Cet homme et bien d’autres que j’ai dessinés, oui le nez ln'i»-(ujurl d’avant en arriére; l’aile du nez est trés-anirte et le nez moins arqué que dans les tyjies plus élevrîs de l’écbelle.
2* l>,'S -Nubiens et surtmjl ceux de lieu, d’Ibris, ont la jKîau noire, mais d’un noir mal; cffux de liongoieh paraissent avoir la peau plus luisante; enfin les .\byssiniens ont la j^^au d’un noir jaunâtre, et extrêmement lisse au loucher. C’est réellement une f>eau de salin, et l’on éprouve un grand plaisir à les caresser à cau-se de la douceur de la peau.
l/ts gens du Itarfour paraissent farouches; ils sont
TYPES ET PORTRAITS
vindicatifs. Un marchand d’Assouan me disait, (ju’ils étaient, ou très-bons, ou très-mauvais ; je crois plutôt aux mauvais.
5“ Sur un grand nombre de noirs , j’ai fait cette observation : La conjonctive oculaire est jaune noirâtre. Celle qui est en contact avec la lumière est plus noire, avec dépôts d’amas de pigment noirâtres formant de petits îlots ou de petites traînées noires. Tout au contraire, la portion de conjonctive couverte par la paupière est d’un blanc assez foncé. Cette coloration doit varier suivant les saisons, comme la teinte de la peau. Ces amas de pigment sont situés au-dessous de la muqueuse oculaire, car on voit qu’ils sont superficiels. Ils sont jaunes noirâtres, et ils forment, comme je l’ai déjà dit, des amas ou des îlots.