‹ Égypte et PalestineChapitre 76 sur 80 · KELBI.-AUD.%I.E.AH · texte numérisé non relu

KELBI.-AUD.%I.E.AH

NÉ k KORDOFAN, AU VILLAGE DE FAGALLEH.

Vingt ans? Taille : un mètre soixante-huit centimètres.

Il a quitté son pays, encore jeune; il est venu en Égypte il y a huit ans, pour servir dans l’armée du vice-roi.

Cheveux crépus, noirs, formant calotte; rasés autour de la calotte.

Peau d’un noir mat avec reflets bleuâtres, douce, mais moins douce que celle des Abyssiniens.

TYPliS ET PORTRAITS.

Arcades zygomatiques saillantes ; front étroit.

Pas de trou aux oreilles.

OEil. Iris très-noir; on voit difficilement la pupille. Muqueuse oculaire noirâtre, surtout aux parties latérales. Peu de sourcils et de cils.

Bouche. Lèvres assez saillantes, surtout l’inférieure ; muqueuse buccale bleuâtre. Incisives d’en haut, écartées; dos de la langue bleuâtre.

Figure assez douce ; incisions aux joues et aux tempes; les traits sont noirs. Il a deux marques noires au bras gaucbe; il a été marqué au feu : « Pour jouer, » dit-il.

Cet homme me répète quelques détails que je connais déjà : « Ainsi â Kartoum , les Djellab et les Touggar volent des enfants pour en faire des eunuques.

Ce sont des cbirurgiens nègres qui font l’opération; en général, les enfants n’y résistent pas. Poulies opérer, on les couche, on les cou|)e avec un rasoir, ensuite on les panse avec du petit plomb {IJrsas bau- (loukia, plomb à fusil). Belbl-Abdallah me dit qu’au Kordofan, on châtre tous les prisonniers et on inlibule toutes les femmes (27 mai 1862).

Il (lit être âgé de trente-deux ans, mais il paraî( plus jeune.

TYPES ET PORTRAITS

Il assure être du Darfour; il aurait quitte sou pays il y a quatorze ans, et depuis dix années, il serait à Jérusalem ; il serait verni ici eu pèlerinage.

11 a le caractère gai, rieur, ce qui paraîtrait montrer qu’il n’est pas du Darfour , car les gens de ce pays que j’ai connus, étaient sérieux et avaient une mine féroce. Il a longtemps habité Kartoum où il connaît tout le monde.

Il est noir, mais d’un noir non mat, qui se rapproche de l’Abyssinien ; il a dû perdre de sa couleur foncée, depuis dix années qu’il habite à Jérusalem. Actuellement, il est gardien des constructions russes sur la route de Jaffa. Son séjour prolongé à Jérusalem a paru modifier son caractère et la couleur de sa peau.

J’ignore d’où étaient son père et sa mère.

11 n’a d’entailles qu’aux tempes et il m’assure que les gens du Darfour sont les seuls qui les portent en cet endroit; je m’en assurerai; les pommettes sont saillantes.

Les yeux sont sains; l’iris foncé; la pupille à peine visible; quant à la bande transversale de la conjonctive, elle est à peine foncée; on voit l’influence du séjour dans un climat tempéré.

Bien qu’épaté, le nez est assez long; il n’a pas de double sillon pour l’aile du nez.

Comme les noirs, il a la lèvre supérieure grosse, saillante, taillée carrément, et les poils de la moustache sont courts et presque dirigés en dehors. Il a peu de barbe et ses favoris sont minces et assez haut sur les joues. Il n’a pas de pigment au bord libre des gencives;

TYPES ET PORTRAITS

ce pigment a dû disparaître. Les gencives sont malades.

Il porte le turban en arrière, à peu près comme nos turcos ; sa peau présente les traces de la petite vérole ; de plus, il y a de nombreuses taches de pigment, formant des îlots séparés.

11 est de taille moyenne et paraît vigoureux (12 juillet 1862).

vw ALniivos

Le fils du cheik des derviches tourneurs est albinos.

Il a une figure d’un blanc mat. Ses cheveux, ses cils et ses sourcils sont blancs. 11 ne peut supporter l’éclat du jour et il assure qu’il voit bien la nuit.

Ses yeux ont quelque chose de spécial et on s’explique parfaitement qu’il ne puisse supporter une lumière vive. Il les laisse fermés et les couvre de sa main pour les protéger davantage.

11 n’a pas les yeux rouges; un peu de pigment sur l’iris; un peu sur la choroïde, la conjonctive oculaire parait d’un blanc un peu rosé (17 octobre 1865).

mÉGKESSE nEVElîIJE BI..«IVCI1E

M. le docteur Rossi me raconte un fait curieux. Pendant qu’il était médecin de la police, le La b l’ap-

TYPES ET PORTRAITS

pela et lui dit qu’il allait lui montrer une négresse blanche. Cette femme était venue se plaindre et le La h fut étonné de voir qu’elle avait la peau blanche (pioiqu’elle s’exprimât comme une noire, t M. Rossi l’examina : Avec des cheveux noirs et crépus et d’autres caractères d’une négresse, elle avait la peau blanche sur tout le côrps. Il y avait une tache noirâtre au bout du nez et quelques autres taches du même genre sur le front.

Cette femme prétendit qu’elle avait désiré devenir blanche, et qu’une nuit elle avait vu une grande lumière et que son souhait avait été exaucé.

(Cette observation a été publié dans le Spettalorc ligyptiano. L’article a été reproduit dans V Illustralor, qui y a joint un dessin en 1 846, l’article était du docteur Rossi.)

Page 1