CHAPITRE XII
IBP*ABVA9 NnliieB
CDISiaiER DK M. ZJIRB£ , DOCTIUR DE PORT-SAÏD.
Vingt-deux ans? Taille : un mètre soixante-deux centimètres. •
Peau noire, luisante, mais moins que chez les Abyssiniens. La face est jaune noirâtre. Cheveux courts, crépus, non rares.
ŒiL — Iris foncé, mais on distingue la pupille. Conjonctive oculaire et conjonctive palpébrale noirâtres, mais elles ne le sont pas autant que celles des Soudamiens.
Incision sur les joues des deux côtés. Petites moustaches; pas de favoris [pi. XVIII, fig. 5).
Bouche. — Pigment noir sur les rebords des gencives ; tache pigmentaire sur les côtés de la langue.
Les oreilles ne sont pas percées. Démarche déhanchée comme celle des noirs.
Les mains sont d'un noir mat ; beaucoup plus noires que la figure.
Aimable, gai, rieur, vif (8 mai 1862).
«BUM-VABAWI
Ni A TABAWl, QUI KST PRÈS DC lOADOrAS.
Son père est*de Chengarri, sa mère, de Koulmaï. Taille : un mètre soixante-deux centimètres.
Très-noir, Lion plus que ceux du Kordofan ou du Darfour; nez épaté, lèvres saillantes {pi. XIX, /îy. 4, et pL XXU, fig. 3).
Deux trous aux oreilles; celui de gauche, arraché.
Œil. — Ils sont malades, ils pleurent constamment tous deux. Iris foncé, on voit difficilement la pupille ; conjonctive palpébrale rouge.
Barbe au menton.
Bouche. — Muqueuse buccale presque noire. Quantité de pigment à la pointe de la langue et un peu.au dos; Dents larges, saillantes. Plaques de pigment aux gencives.
Bon garçon, doux (8 mai 1862).
OXFORD
PARAIT ftTRE DU KOROnPAN.
Il a été volé étant enfant, et il a été apporté au Caire. Il a servi le vice-rai comme soldat, et il a été renvoyé.
Taille : un mètre cinquante-huit centimètres.
Cheveux courts, noirs, crépus.
Œil, — Peu de sourcils, yeux petits. Iris foncé, on dislingue difficilement la pupille. Conjonctive oculaire jaune noirâtre, presque noire; muqueuse palpébrale jaune noirâtre.
Nez. — Épaté, écrasé; trou à Taile de la narine gauche {pL XVIII, fig. 4).
Taillades aux pommettes; arcadea. zygomatiques saillantes. Moustaches au bas de la lèvre supérieure; barbe occupant le bas du menton; à peine quelques favoris.
Bouche, — Lèvres grosses, langue un peu bleuâtre ; pas de pigment à la gencive supérieure, un peu à la gencive inférieure. Toutes les dents sont fort belles. Voix faible, d'un timbre élevé.
L'oreille gauche est abîmée par un coup de dent. Pas de trou dans les deux oreilles.
A Pair d'un singe, rieur, gai (9 mai 1862).
né A FA6ALI. FRèS OB KARTOUM.
Venu en Egypte tout enfant comme esclave.
Vingt-cinq ans? Taille: un mètre soixante-neuf centimètres. Il n'a pas été soldat.
Très-noir; cheveux noirs, crépus, trop courts pour être coupés. La peau de la figure est moins' noire que celle des bras et des mains, et du corps tout entier., qui est d'un noir mat. La peau de la figure est plutôt rugueuse que luisantCi
Œil. Iris foncé, mais on voit bien la pupille en s'approchant de l'œil. La conjonctive oculaire, qui n'est jamais exposée à la lumière, est d'un blanc noirâtre, mais celle qui est au contact de la lumière est jaune noirâtre, et cette teinte noirâtre enveloppe l'iris.
Nez. Très-épaté et très-court; ailes du nez courtes.
Les oreilles ne sont pas percées. Incisions sur le front. Pommettes assez saillantes (p/. XXI, fig. 5 ei 4).
Paraît vigoureux, mais n'a pas l'air gai (9 mai 1862).
MAHM«lII»-ABOIJ-fil3E£II<
N< A ZAGARia. — TRENTI ANS.
Son père est de Trabès, pays sur la côte d'Afrique; sa mère est d'Abbassié.
Quand je le dessine, il fait la grimace, parce qu'il a mal à l'œil gauche. C'est le cheik des Barbarins.
Taille : un mètre soixante-deux centimètres.
Tête intelligente, aplatie transvei'salement. Elle se rapproche du type des gens d'Alger.
Cheveux longs, frisés, fins et noirs.
Couleur : café grillé à point. Pas de favoris, poils arrachés au menton, fines moustaches {pi. XVm, fig. 2).
Les lèvres ne sont pas trop grosses.
Dents non saillantes; dépôt de pigment bleuâtre aux gencives, au-dessus des dents.
A eu la petite vérole (9 mai 1862).
CHAWLmjkmmWé
MOMMK DK MATARIBH.
Il a remué beaucoup quand je l'ai dessiné.
Les gens de Matarieh ont une figure carrée, large, une barbe longue et pendante lis ont un gros nez, le bout
est surtout très-gros.
M«HAIIEB-HJUMAJi
ni A BAIII'ftUlIT, DANS LB SOOlkAll.
Quinze à seize ans?
Il a l'air d'une jeune fille.
Chocolat foncé. Peau luisante comme les Abyssiniens; poitrine marbrée.
Cheveux courts, noirs, non crépus (/)/. XXI, fig, 2).
Mains d'un noir mat ; elles sont plus noires que la ligure. Peau douce au toucher.
Un trou au lobule de l'oreille droite.
Conjonctive oculaire jaune noirâtre, conjonctive palpébrale presque noire.
Regard doux, jolie figure (20 mai 1862).
ACHME»<E«»RI0
OB nOMtiOLEH-L£-VlE0X.
Agé de vingt-quatre ans? Taille: un mètre soixantedeux centimètres. Son père et sa mère sont de Dongoleh .
Très-maigre. Peau luisante comme les Abyssiniens. Cheveux crépus.
Entaille sur les joues, petites moustaches, quelques favoris, arcades zygomatiques saillantes {pi. XX, fig, 5).
Deux trous à Toreille gauche; pas de trou à l'oreille droite. Mains plus noires et moins luisantes que la flgure. Iris foncé, conjonctives noires jaunâtres.
Lèvres grosses. Pigment aux gencives et à la face postérieure des lèvres (20 mai 1862).
MB A DO!IOOLIH-LB-VIB0X.
Son père et sa mère sont de Dongoleh.
Vingt et un à vingt-cinq ans. Taille : un mètre soixante-dix centimètres.
Calotte de cheveux sur la tète. Cheveux crépus, noirs.
Figure chocolat foncé.
Iris foncé. Conjonctive oculaire jaune presque noire ; un peu de pigment à la face postérieure de la conjonctive palpébrale.
Nez un peu épaté [pL XXIII, fig. 4).
Pigment à la face postérieure des gencives et des lèvres.
Lèvres peu saillantes. Petites moustaches; peu de favoris.
Entailles larges sur la figure. Voix ordinaire. Trou au lobule de l'oreille droite.
Mains moins noirâtres, moins jaunes que la figure.
A eu la petite vérole (20 mai 1862).
M«HAMEB-AB»AI.1«AII
KK A DOHfiOLBO-LK- VIEUX (UIPrRACl).
Son père et sa mère sont de Dongoleh le- Vieux. Taille : un mètre trente-huit centimètres.
Cheveux lisses, noirs.
Pommettes saillantes ; front aplati transversalement.
OEiL Iris foncé; on voit la pupille mais assez difficilement, cela tient à ce que Piris très-foncé, le trou papillaire se confond avec Tiris. La conjonctive oculaire jaune noirâtre, présente, surtout sur le côté externe, deux stries presque noires. Conjonctive palpébrale noirâtre.
Nez court; ailes du nez à peine indiquées {pL XXIII, fig. 5).
Bouche. Lèvres saillantes ; muqueuse labiale noirâtre. Masse noirâtre pigmentaire à une certaine distance de l'origine des dents. Pas de pigment à la langue (25 mai 1862).