‹ Egypte et Palestine; observations médicales et scientifiquesChapitre 64 sur 68 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

1* Cet homme et bien d'autres que j'ai dessinés, ont le nez très-court d'avant en arrière ; l'aile du nez est très-courte et le nez moins arqué que dans les types plus élevés de l'échelle.

2* Les Nubiens et surtout ceux de Deu, d'Ibris, ont la peau noire, mais d'un noir mat; ceux de Dongoleh paraissent avoir la peau plus luisante; enfin les Abyssiniens ont la peau d'un noir jaunâtre et extrêmement lisse au loucher. C'est réellement une peau de satin, et l'on éprouve un grand plaisir à les caresser à cause de la douceur de la peau .

Les gens du Darfour paraissent farouches ; ils sont

vindicatifs. Un marchand d'Assouan me disait, qu'ils étaient, ou très-bons, ou très-mauvais ; je crois plutôt aux mauvais.

S"" Sur un grand nombre de noirs, j'ai fait cette observation : La conjonctive oculaire est jaune noirâtre. Celle qui est en contact avec la lumière est plus noire, avec dépôts d'amas de pigment noirâtres formant de petits îlots ou de petites traînées noires. Tout au contraire, la portion de conjonctive couverte par la paupière est d'un blanc assez foncé. Cette coloration doit varier suivant les saisons, comme la teinte de la peau. Ces amas de pigment sont situés au-dessous de la muqueuse oculaire, car on voit qu'ils. sont superficiels. Ils sont jaunes noirâtres, et ils forment, comme je l'ai déjà dit, des amas ou des îlots.

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ni à KORMFAlf, AU TILLAOB DB PAflALLIH.

Vingt ans? Taille : un mètre soixante-huit centimètres.

Il a quitté son pays, encore jeune; il est venu en Egypte il y à huit ans, pour servir dans l'armée du vice-roi .

Cheveux crépus, noirs, formant calotte; rasés autour de la calotte.

Peau d'un noir mat avec reflets bleuâtres, douce, mais moins douce que celle des Abyssiniens.

TYPKS ET PORTRAITS. 407

Arcades zygomatiques saillantes ; front étroit.

Pas de trou aux oreilles.

OEil. Iris très-noir ; on voit difficilement la pupille. Muqueuse oculaire noirâtre, surtout aux parties latérales. Peu de sourcils et de cils.

Bouche. Lèvres assez saillantes, surtout l'inférieure ; muqueuse buccale bleuâtre. Incisives d'en haut, écartées ; dos de la langue bleuâtre.

Figure assez douce; incisions aux joues et aux tempes ; les traits sont noirs. Il a deux marques noires au bras gauche; il a été marqué aîi feu : « Pour jouer, » dit-il.

Cet homme me répète quelques détails que je coifnais déjà : c< Ainsi à Kartoum, les Djellah et les Touggar volent des enfants pour en faire des eunuques.

Ce sont des chirurgiens nègres qui font l'opération; en général, les enfants n'y résistent pas. Pour les opérer, on les couche, on les coupe avec un rasoir, ensuite on les panse avec du petit plomb {Hrsas bandoukiay plomb à fusil). Belbl-Abdallah me dit qu'au Kordofan, on châtre tous les prisonniers et on infibule toutes les femmes (27 mai 1862).

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Il dit être âgé de trente-A aTV«^ n ™^^^ ^^ ^^t;Av

plus jeune, ^

Il assure être du Darfour ; il aurait quitté son pays il y a quatorze ans, et depuis dix années, il serait à Jérusalem; il serait venu ici en pèlerinage.

Il a le caractère gai, rieur, ce qui paraîtrait montrer qu'il n'est pas du Darfour, car les gens de ce pays que j'ai connus, étaient sérieux et avaient une mine féroce. Il a longtemps habité Kartoum où il connaît tout le monde.

Il est noir, mais d'un noir non mat, qui se rapproche de l'Abyssinien ; il a dû perdre de sa couleur foncée, depuis dix années qu'il habite à Jérusalem. Actuellement, il est gardien des constructions russes sur la foule de Jaffa. Son séjour prolongé à Jérusalem a paru modifier son caractère et la couleur de sa peau.

J'ignore d'où étaient son père et sa mère.

Il n'a d'entailles qu'aux tempes et il m'assure que les gens du Darfour sont les seuls qui les portent en cet endroit; je m'en assurerai; les pommettes sont saillantes.

Les yeux sont sains; l'iris foncé; la pupille à peine visible; quant à la bande transversale de la 'conjonctive, elle est à peine foncée; on voit l'influence du séjour dans un climat tempéré.

Bien qu'épaté, le nez est assez long; il n'a pas de double sillon pour l'aile du nez.

Comme les noirs , il a la lèvre supérieure grosse , saillante, taillée carrément, et les poils de la moustache sont courts et presque dirigés en dehors. Il a peu de barbe et ses favoris sont minces et assez haut sur les joues. Il n'a pas de pigment au bord libre des gencives;

ce pigment a dû disparaître. Les gencives sont malades.

Il porte le turban en arrière, à peu près comme nos lurcos ; sa peau présente les traces de la petite vérole ; de plus, il y a de nombreuses taches de pigment, formant des ilôts séparés.

Il est de taille moyenne et parait vigoureux (12 juillet 1862).

XUI

Le fils du cheik des derviches tourneurs est albinos.

Il a une figure d'un blanc mat. Ses cheveux, ses cils et ses sourcils sont blancs. Il ne peut supporter l'éclat du jour et il assure qu'il voit bien la nuit.

Ses yeux ont quelque chose de spécial et on s'explique parfaitement qu'il ne puisse supporter une lumière vive. Il les laisse fermés et les couvre de sa main pour les protéger davantage.

Il n'a pas les yeux rouges; un peu de pigment sur l'iris; un peu sur la choroïde, la conjonctive oculaire parait d'un blanc un peu rosé (17 octobre 1865).

MEOmESSE »E¥E2flJE VLAMCHE

M. le docteur Rossi me raconte un fait curieux. Pendant qu'il était médecin de la police, le Lab l'ap-

pela et lui dit qu'il allait lui montrer une négresse blanche. Cette femme était venue se plaindre et le Lab fut étonné de voir qu'elle avait la peau blanche quoi- , qu'elle s'exprimât comme une noire.

M. Rossi l'examina : Avec des cheveux noirs et crépus et d'autres caractères d'une négresse, elle avait la peau blanche sur tout le corps. Il y avait une tache noirâtre au bout du nez et quelques autres taches du même genre sur le front.

Celte femme prétendit qu'elle avait désiré devenir blanche, et qu'une nuit elle avait vu une grande lumière et que son souhait avait été exaucé.

(Cette observation a été publié dans le Speltalore Egyptiano. L'article a été reproduit dans VIUuHraior^ qui j a joint un dessin en i 846, l'article était du docteur Rossi.)

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