‹ Egypte et Palestine; observations médicales et scientifiquesChapitre 7 sur 68 · X RENSEIGNEMENTS BIOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

X RENSEIGNEMENTS BIOGRAPHIQUES

que lui avait tendrement prodigués sa uière, le bon sens et la droiture, Tamour de Tordre et du travail qui furent sa loi de conduite et qui faisaient la joie des élus de son intimité.

Il n'en était encore , dans la vie , qu'aux premières années de l'enfance, quand sa famille quitUi Cognac pour venir s'installer à Bordeaux. Cette circonstance qui le fit citoyen de la capitale de la Gironde, avant même qu'il sût, pour ainsi dire, prononcer le nom de sa ville natale, explique les préférences d'Ernest Godard pour Bordeaux, théâtre de ses premiers ébats et de ses premiers travaux, aux jours d'angoisses qu'il marqua de ses libéralités, de ses souvenirs et de ses adieux.

A l'automne de l'année 1845, il quitta sa famille et vint à Paris, il avait alors 19 ans. Il prit ses inscriptions et suivit les cours à la Faculté de médecine.

En 1851 , il était élève externe à l'hôpital' de la Charité dans le service de M. le professeur Bouillaud.

Il fut nommé élève interne à la suite du concours de 1853.

Ce succès lui laissant sa liberté d'esprit, il profita du temps que les exigences du service ne lui enlevaient pas pour poursuivre avec ardeur les

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recherches qui, en lui préparant une place distinguée parmi les hommes d'étude et de science, appelèrent sur lui, par l'importance et la valeur des travaux qui s'ensuivirent, l'attention de l'Institut et les suffrages d'un grand nombre de sociétés savantes nationales et étrangères-

En 1857, l'Institut couronne un de ses mémoires (Comptes rendus des séances dp V Académie des sciences. Paris, 1857, in-4% t. XLIV, p. 175).

En 1854, il est élu membre de la Société anatomique de Paris, et en 1856, la Société de biologie l'admet dans son sein.

I^ 26 août 1858, il reçoit le diplôme de docteur en médecine appuyé sur un certificat d'aptitude on les examinateurs avaient unanimement consigné la rare et flatteuse mention « Eœtrêm^^ment satisfait. »

Dès le mois de juillet de la même année, l'Académie de médecine et de chirurgie de Madrid l'avait nommé membre correspondant.

Le 19 novembre 1858, la Société impériale de médecine de Constantinople le désigne aussi comme membre correspondant.

En juin 1859, la Société impériale zoologique d'acclimatation l'admet au nombre de ses memhres titulaires.

XII RKNSEIGNEMENTS BIOGRAPHIQUES

En novembre 1859, il devient membre fondateur de la Société d'anthropologie de Paris.

Le 23 mars 1860, la Société Huntérienne ( Société de chirurgie d'Irlande), le choisit pour membre associé.

Le 2 juin 1860, TAcadémie de médecine et de chirurgie de Barcelone lui délivre le diplôme de membre correspondant.

Le 27 juin 1860, il est nommé membre correspondant de la Société d'agriculture, des belleslettres, sciences et arts de Rochefort-sur-Mer.

Dans sa séance du 21 mars 1861, la Société des sciences médicales de Lisbonne l'admet parmi ses membres correspondants.

Le 6 mai 1861, la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles lui décerne le diplôme de membre correspondant.

Le 14 juin 1861, l'Institut d'Égyple lui accorde le titre de membre correspondant.

Comme tous les hommes d'études, dont Tesprit vit de recherches et d'observations, Ernest Godard aimait les voyages, et il les pratiquait avec une ampleur d'intention et d'action qui le poussait parlent et surtout aux investigations les plus profondes, investigations toujours profitables aux Sociétés savantes dont il était membre.

8UR ERNEST GODAKD. xiit

En 4858, il visita l'Espagne et résida en Algérie pendant les mois d'octobre et de novembre de la même année.

Chargé par le ministre d'État de rechercher et d'étudier les causes physiques et morales qui maintiennent les populations de l'Egypte et de la Syrie dans l'état d'infériorité relative où nous les savons, il partit pour l'Orient le 1* février 4861,

Il aborda d'abord en Egypte, et n'en sortit qu'au mois de juin 1862. Les seize mois qu'il passa dans cette contrée furent employés par lui à visiter les ruines historiques qui couvrent le territoire de la haute Egypte, à étudier de près et dans leur intimité les populations arabes du bassin du Nil, à suivre sur lui-même la marche de celle maladie particulière à l'Egypte , et connue sous le nom de « Bouton du Nil^ » qu'il avait contractée au contact des populations, pendant ses diverses pérégrinations en Egypte.

Les travaux de l'isthne de Suez étaient dès lors en grande activité, Ernest Grodard ne perdit point l'occasion qui s'offrait à lui , de faire des études spéciales sur les circonstances particulières qui devaient se produire dans une agglomération de populations réunies sur un même point , dans des

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