VT PRÉFACE
A cet égard, les termes de ses dernières volontés sont dignes d'être rendus publics.
Je dois à rAcadëmie des sciences physiques et naturelles de Paris, une dette de reconnaissance pour les encouragements qu'elle m'a donnés deux fois; aussi je lègue à TAcadémie des sciences physiques et naturelles , le capital d'une rente de mille francs , 3 pour 100, pour fonder un prix qui, chaque année, sera donné au meilleur mémoire sur lanatomie, la physiologie et la pathologie des organes génito-urinaires. Aucun sujet de prix ne sera proposé. Dans le oas où une année le prix ne serait pas donné, il serait ajouté au prix de Tannée suivante.
Je lègue à TAcadéraie de médecine de Paris, le capital d'une rente de mille francs, 5 pour 100, pour fonder un prix qui, chaque année, sera donné au meilleur mémoire, soit sur la pathologie interne, soit sur la pathologie externe alternativement. Aucun sujet de prix ne sera proposé. Dans le cas où une année le prix n'aurait pas été donné, il serait ajouté au prix de Tannée suivante.
Je lègue à la Société anatomique de Paris ou si elle n'est pas reconnue par TÉtat, je lègue à son Président cinq mille francs, dont les revenus, tous les deux ans, formeront le capital d'un prix qui sera donné au meilleur mémoire, soit sur l'anatomie normale, soit sur Tanatomie pathologique, soit sur la tératologie. Aucun sujet de prix ne sera donné. Si une année le prix n'était pas donné, on le reporterait h Tannée suivante.
Je lègue à la Société de hiologie de Paris, ou si elle n'est pas reconnue par TKtat, je lègue à son Président une somme de cinq mille francs dont les revenus, tous les deux ans, formeront le capi* tal d'un prix qui sera donné au meilleur mémoire sur un sujet se rattachant à la biologie. Aucun sujet de prix ne sera proposé. Dans le cas où une année le prix n'aurait pas été donné, il serait ajouté au prix qui serait donné deux années plus tard.
Je lègue h la Société d'anthropologie de Paris ou si elle n'est pas reconnue par TÉtat, je lègue à son Président une somme de cinq mille francs dont les revenus, tous les deux ans, formeront le capital d'un prix qui sera donné au meilleur mémoire sur un sujet
PRÉFACE. vu
se rattachant à Tanthropologic. Aucun sujet de prix ne sera, proposé. Dans le cas où une année le prix n'aurait pas été donné, il serait ajouté au prix qui serait donné deux années plus tard.
Je lègue trois mille francs à l'hôpital de la Charité, deux mille francs à l'hôpital Necker, deux mille francs à l'hôpital du Midi, pour fonder une Bibliothèque pour les malades. Dans chacun de ces hôpitaux les livres devront être gais, instructifs, de science appliquée; les livres devront être reliés en parchemin, si c'est possible, afin d'éviter leur détérioration. MU. Ch. Robin, Martin Magron, Natalis Guillot, mes maîtres chéris et mon ami Passant, choisiront les ouvrages et veilleront à l'exécution de ces legs. Ma mère sera également consultée. M. Leclerc, mon libraire, fort honnête homme, fera l'achat des livres dans Ips meilleures conditions et s'occupera de leur reliure.
Plein de reconnaissance pour l'amitié que mes collègues de l'fnternat m'ont toujours témoignée, et mes anciens collègues et nouveaux collègues, je lègue à l'administration de l'assistance publique de Paris, le capital d'une rente de deuxcents francs, 5 pour 100. Chaque année au premier interne nommé, il sera donné à son choix une (rousse ou une boîte d'instruments; ce don lui sera fait en mon nom.
Je prie M. Ch. Robin, professeur à l'École de médecine de Paris, d'être mon exécuteur testamentaire ; s'il refusait, je prie M. Nalalis Guillot de vouloir bien me rendre ce service.
Grâce à Tempressement de sa famille toutes les volontés d'Ernest Godard sont depuis longtemps exécutées.
M. le docteur Passant, s'est particulièrement chargé de Texécution du legs relatif à la fondation d'une bibliothèque dans les hôpitaux. Il a déployé pour arriver à ce but l'activité la plus grande et Ta atteint de la manière la plus heureuse. Cette création, dernière pensée du mou-
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rant, donnée à ceux qu'il îi vu souffrir, est d'un noble cœur; ce qu'elle renferme de véritable humanité ne peut être bien compris que de ceux qui, comme Godard, ont passé de longues heures au milieu des malades, ont vu les effets des cruels ennuis qui s'ajoutent aux douleurs et le peu d'efficacité des moyens de consolation habituellement employés.
Les collections rapportées par Godard, et aujourd'hui faisant partie du musée de Bordeaux, ont été l'objet d'un travail remarquable de la part de M. Ollivier Beauregard, qui les a décrites dans un volume aujourd'hui arrivé à sa deuxième édition*. Revenir ici sur ce sujet, eût été faire un double emploi inutile.
Compatriote et ami de Godard, M. Ollivier Beauregard a rédigé, sur ma demande, les renseignements biographiques qui terminent cette préface et que je crois devoir reproduire sans y apporter aucun changement.
* Ollivier Beauregard, Simples observations sur Vorigine et le culte des divinités égyptiennes. Paris, 1863, in-S"*; et deuxième édition, sous le titre de : les Divinités égyptiennes, leur origine, leur culte et son ejcpansion dans le monde, Paris, 1866, in-8*.
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