DE STATUETTE EN BOIS PÉTRIFIÉ
CMiiAée du Caire.) (Cliché !■:. Bru^rsch.)
laient amplement. A El-Amarna, la façon d'attaquer la pierre diffère pour tout de la façon thebaine, et elle est assez gauche : elle trahit des méthodes arriérées, celles qui persistaient dans la plus grande ville de la région, à Hermopolis, et dont les hypogées antiques de Béni-Hassan nous ont révélé le caractère dès la XI r Dynastie. Il suffit, en effet, de placer les unes à côté des autres les œuvres des deux époques pour reconnaître qu'elles relèvent d'un même enseignement et d'une même pratique. Des deux parts, les figures isolées sont dessinées d'une main souvent maladroite ; mais elles se groupent bien, elles agissent, elles débordent de mouvement et de vie. Les épisodes sont empruntés à l'existence des personnages, et ils en enregistrent les grands jours avec une verve qui n'a rien de convenu. Sans doute les temps ont marché
depuis la XI I' Dynastie, et la composition est devenue plus savante :
où l'artiste de Béni-Hassan dispose ses lutteurs en couples symétriques, celui d El-Amarna mêle ses comparses, et il fait d'eux une foule grouillante. Le roi, accompagné de la reine et d'une de ses filles, va en char prier au temple d'Atonou, ou il appelle un de ses favoris au palais pour le récompenser de ses services par le don des colliers d'or. 11 les lui tend du haut de sa tribune, et les petites princesses, que le spectacle amuse, en jettent comme lui avec des gestes naïfs : cependant, derrière le décoré, les serviteurs manifestent leur joie par des cour-
FlG. 341. — 15USTE DE KlIO.NSOU.
(Musée du ('aire.) (Cliché E. lirugsch.)