‹ ÉgypteChapitre 118 sur 185 · EN BOIS NOIRCI · texte numérisé non relu

EN BOIS NOIRCI

d'Aménôthès II.

(M usée du Caire.)

(Cliché E. Hrugzch.)

l'empêcha pas d'en créer qui lui appartinssent en propre. Je n'en veux de meilleure preuve que ces soucoupes vernissées, ces beaux calices de faïence bleue, épanouis en fleur de lotus, ou ces pots à kohol de glaçure verte et rouge, dont quelques-uns sont des faucons mitres, des singes, des hérissons, des dieux Bisou. Les portes et les façades des palais d'Aménôthès r' ou de Ramsès III étaient agrémentées de plaques de faïence multicolore incrustées dans la pierre, et qui montraient le Pharaon lui-même adorant les dieux (fig. 375), des frises de fleurs et d'oiseaux, des rangées de prisonniers (pi. II). Elles sont bien égyptiennes également ces pièces de colliers ou de bracelets en terre vernissée ou en pâtes de verre polychromes, fleurettes, disques, anneaux,

perles, pendeloques, cartouches, plaquettes historiées de figures ou d'hiéroglyphes, qui étaient le luxe des pauvres et l'ordinaire des

gens de la classe moyenne. C'est du reste le moment où l'innombrable famille des amulettes com mence à se manifester, scarabées,

T- 00 D noeuds de cein-

FiG. 38i. — Bras de fauteuil en forme de félin.

(Musée du Caire.) (Cliché E. Brugsch.) ture, ColonnettCS,

Fig. 38o, — Statuette

EN BOIS NOIRCI d'HaR.MHABÎ.

(Musée du Caire.)

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Planche II.

LA CERAMIQUE EMAILLEE

FiG. 382. — Boîte a bijoux

d'Aménôthès III.

(Musée du Caire.} (Cliché E. Brugsch.)

yeux mystiques, éperviers, grenouilles, et vingt autres qui se pressent dans les vitrines de nos musées : beaucoup d'entre eux sont de pures merveilles. Les figurines funéraires, les Répondants, qui remplaçaient le mort aux corvées du paradis d'Osiris, étaient souvent aussi soignées que les statues de grande taille :

nous en connaissons de porcelaine émaillée, comme celles de Thoutmôsis IV et de Phtahmôsis, que l'industrie moderne désespère jusqu'à présent de copier à la perfection, et que dire de celles qui proviennent des tombes privées, en calcaire, en bois peint, en pâte verte ou

bleue, rarement en bronze ? Les ouvriers d'industrie thébains n'étaient

ni moins habiles, ni moins inventifs, que les artistes proprement dits. Cela se voit surtçut chez ceux qui travaillaient le bois. L'idée

particulière que les Egyptiens se

forgeaient de la mort avait suscité chez eux plusieurs formes

d'art qui n'existent plus chez nous

ou qui n'y sont plus que de pures

industries, traîneaux sur lesquels

on halait les momies au tombeau,

boîtes et coffres pour canopes et

pour figurines, sarcophages noirs

ivec figures dorées, et surtout

es cercueils momiformes. Chez

:eux-ci, l'artisan s est appliqué,

lans bien des cas, à retracer sur

e masque les traits mêmes que

e personnage couché à l'intérieur

ivait pendant la vie : quelques-

ins comparent, pour la vérité du

aodelé et pour la richesse des

FiG. 383. — Le fauteuil Empire (Musée du Caire.) (Cliché E. Brugsch.)

ornements, à ce que les écoles royales ont produit de meilleur, ainsi les boites de Touîyou et de louîya (fig. 376), le père et la mère de la reme Tîyi, dorées et mcrustées de pierres ou de pâtes de verre, celle de Ramses II (fig. 377), exécutée à la fin de la XX^ Dynastie pour remplacer l'ongmal détruit par les voleurs. Toutes les qualités de la grande sculpture s'y retrouvent, la vigueur, l'expression, la

Fig. 384.

Cuiller a fard

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