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I INFLUENCES GRECQUES DANS LES ECOLES DU DELTA

sif, notamment dans celui d'Abaî, avec les mêmes caractères qu'a Memphis, et cela n'est pas pour étonner, puisque aussi bien les épouses divines d'Amon de la XXVI'^ Dj'nastie étaient des princesses saites qui amenèrent leur maison avec elles : les gens de leur suite ou se préparèrent leurs tombeaux selon les habitudes de leur pays, ou ils en imposèrent la mode aux Thébains. Ici, du moins, aucune mfluence étrangère n'intervient d'abord, et nous devons descendre jusqu'aux premiers Césars pour trouver des œuvres hybrides, où la facture égyptienne s'est mélee à la grecque, ainsi dans les figures d'Antée et d'isis au Musée du Caire (fig. 523). A Memphis, il n'en est plus de même et à mesure que Ton avance, sous les Perses, sous les derniers Saites, sous les Ptolémées, on sent qu'a force de vivre au contact des Grecs, ceux de Naucratis puis ceux d'Alexandrie, les gens du Delta avaient fini par s'inspirer d'eux. L'ample pallium crénelé à la partie inférieure dont s'enveloppent Psammétiknoufisashmou, et son scribe, ainsi que le musicien au trigone, est un palliumempruntéàlaGrece voisine. Grec

également est le manteau de la joueuse de tambour ; elle ressemble singulièrement à ses camarades des stèles pemtes Alexandrines.

Telle est pourtant la force de la tradition chez ce peuple singulier que, s'il accepta de déguiser par le pinceau les

Fig. 5i3.

Bas-relief thébain du temps

de domitien.

FiG. 5 14 — Stèle du Fayoum.

iMusce du Caire.) (Cliché E. Hviigsch.j

dessous sculptes, il ne consentit pas à toucher à ces dessous mêmes : la silhouette des personnages demeura archaïque, quand même la couleur en modernisa ie détail extérieur. L'action se manifesta d'ailleurs fort lente, et elle ne fut pas ressentie également partout. Les fragments du tombeau de Psammétiknouftsashmou, où elle est incontestable, ne sont pas antérieurs a la XXIX ou à la XXX' Dynastie, et je n hésite pas à rabaisser les deux basreliefs du tombeau de Zanoufi jusqu'au règne de l'un des premiers Ptolémées : ils seraient les plus récents de ceux que nous connaissons, comme ils sont certainement les plus beaux. 11 faut rapprocher d'eux ces admirables sarcophages memphites des familles de Taho et d'Ankhhôphi au Caire, où chaque figurine et même chaque hiéroglyphe est ciselé avec autant de conscience que s'il s'agissait d'un motif de camée ; le mérite artistique est presque nul, mais c'est la perfection du métier. Après eux, non seulement 1 art, mais le métier lui-même déclinèrent subitement, sauf peutêtre du côté d'Alexandrie, où des bas-reliefs d un style

mixte analogue à celui des

,,, , j FiG. 5i5. — Bas-relief de Macrin

statues dHorus sortent de et Diaduménien, a Kom-Ombo.

terre assez souvent. A Kom- (CUché Thédenat.i

Planche III.

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