SERPENT
(Muiée du Caire.) (Cliché E. Brugsch.)
L'ORFEVRERIE PTOLEM A/QUE
Seules, l'orfèvrerie et la bijouterie prospérèrent jusqu'au bout, et elles se transmirent, par un cycle complet de transformations, aux Byzantins, puis aux Arabes, échappant ainsi pour une part à la ruine des civilisations pharaoniques. Au début, sous la XXII' et sous la XXVr Dynastie, leurs produits ne diffèrent de ceux de l'âge thébain que par des nuances assez peu sensibles. Les coupes plates, les unes égyptiennes, les autres chypriotes mais de style égyptien, découvertes en Assyrie dans les palais des Sargonides, ressemblent à celles du trésor de Bubaste ; toutefois les scènes de guerre y sont fréquentes, et le progrès de l'art militaire les complique d'incidents inconnus à la tactique des âges antérieurs, des chocs de cavalerie à côté des chocs de chars. A cela près, la composition n'a point changé ; elle procède, comme jadis, par bandes concentriques dans lesquelles les épisodes sont séparés par des fleurons ou par des arbres. L'influence de la Grèce commence à s'y faire sentir vers la fin de l'âge saite, et plusieurs des pièces de Toukh el-Garamous sont des importations de l'Ionie, ainsi le bracelet avec l'Eros, le rhyton, les deux brûle-parfums en forme d'autel ; mais d'autres ont été fabriquées en Egypte par des Egyptiens, et ce ne sont pas les moins curieuses. L'oxyde dont nous n'avons pas réussi à les délivrer nuit chez elles à la pureté du galbe et à la finesse de l'ornementation ;
FiG. 558. — Isis