DÉCOUPÉ
(Musée du Caire.) (Cliché E. Bruffsch.)
niques. Dès l'avènement des premiers Césars, on ne vendait plus guère dans les villes, ou l'on ne donnait plus aux momies, que des bijoux ou des amulettes de style italien ou hellène, des bracelets tordus en serpents avec des yeux d'émeraude ou de grenat, des
bagues chevalières dont le chaton est une plaque d'or massif ou un camée, des chaînes à gros maillons, des boucles d'oreilles en grappes de raisins, en croissants, en coquilles, des diadèmes en tête de Gorgone aux cheveux crêpelés, l'écrin entier des dames romaines et byzantines. La manie des parures d Occident sévit même à la cour des derniers Pharaons de Méroé, et les bijoux dont Ferlini dépouilla, il y a un siècle, la momie d'une des Candaces, sortaient d'un atelier grec pour près de moitié. Les dessins exotiques exécutés en or pour les riches furent transférés sur l'argent au bénéfice des pauvres, puis, interprétés par les orfèvres rustiques, ils reprirent sous leurs doigts quelque chose de la facture ancienne. On voit dans les portions les moins vieilles du trésor de Benha des bracelets à bouts quadrillés ou à torsades qui rappellent les vieux types des Ramessides : comparés aux parures modernes, ils n'en différent que par des détails insignifiants, et, s'ils étaient mis en vente dans une boutique de village, les fellahs les achèteraient de confiance, sans soupçonner un instant leur antiquité.
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Agrafe de collier en forme de bateau.
(Miisccdii Louvre.) (Cliché Hachelle.)
BIBLIOGRAPHIE. Age saite. — L'âge saite et l'âge gréco-romain ont été négligés dans la plupart des livres qui traitens de l'histoire de l'art en Egypte. On s'est borné le plus souvent à décrire certains des monuments qui leur appartiennent, sans essayer d'en dégager des caractères généraux,
L' architecture. A. Tombeaux. — Pour les tombeaux de l'âge saite et ptolémaique, voir Barsanti-Maspero, Fouilles autour de la pyramide d'Ounas (Extrait des Ar^nales du Service des Antiquités, t. \. 99). p. 3b ] 7 4- in-8". Caire, 1900-1909 (inachevé) ; — Rhmd. Thebes. its Tombs and their Tenants, in-8", Londres, 1862. — B, Temples. — Pour la façon dont le style des colonnes a évolué du temps des Ramessides à celui des Saites, voir A. Kœster, Die œygplische Pflanzensaùle der Spàtzeit, dans le Recueil de Travaux, 1901, t. XXV. p. 86-1 19. — Les temples de l'Ethiopie ne nous sont connus qu'imparfaitement par Cailliaud, Voyagea Méroé, in-8°. Paris, 1823, atlas in-f°, pi. IX-LXXXV ; — Lepsius, Denkmàler aus /Egupten und /Ethiopien.X. pi. 120, 126-130, 135-139, 144; - E.'Wallis Budge, The Egyplian Sudan. 1907. in-8", Londres, t. 1, p. 337-435, t. 11, p. 1-184; de même ceux de l'époque saite, par Cailliaud, Voyage à l'Oasis de Thèbes, in-f°, Paris, 182-186; — H. Brugsch, Reise nach dem grossen Oase El-Khargeh, in-4°, Leipzig, 1878, VI-93 p. et XXVll pi: — Honroth-Rubensohn-
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