DU TEMPLE DU SPHINX
(Cliché E. Brugsch.)
était assurément tout a 1 arrière, mais les salles qui l'accompagnaient a droite et a gauche appartenaient-elles dès lors à la déesse mère et à l'enfant ? Ce qui ressort le plus clairement de l'étude des ruines, c'est qu'un bon nombre des éléments les plus fréquents par la suite étaient déjà en usage, la corniche et sa gorge courbe, les gargouilles en demilion saillantes sur les parements, les images de lions protecteurs (flg. 88), les piliers carrés, les colonnes à palmes ou à boutons de lotus. La colonne à palmes est de mode sous la V Dynastie, un peu lourde chez Sahourîya, svelte et légère chez Ounas (fig. 89) :
elle a pour chapiteau un bouquet de feuilles attachées au fût par
quatre rubans et
dont la tète s'incline
gracieusement sous
le poids de l'abaque.
Les colonnes lotifor-
mes de Sahourîya
et de Chopsisou-
phtah (fig. 90) sont
inscrites dans un
cercle, tandis que
celles de Naousir-
rîya sont rectangulaires à la base,
mais vont s'arron-
dissant à mesure
qu'elles montent et
sont presque circulaires au sommet (fig. 91). Elles consistent, avec des variantes
légères, en quatre ou six faisceaux de tiges de lotus, au pied
bulbeux et paré de feuilles triangulaires : les boutons, serrés au
Fig. 87.
La façade du temple du Sphinx.
(Cliché Steindorff.)
FiG. 88. — Tête de lion de Sakkarah.
(Musée du Caire.} (Cliché E. Brugsch.)