‹ ÉgypteChapitre 60 sur 185 · SCULPTÉS · texte numérisé non relu

SCULPTÉS

•e iiu Caire.) (Cliché li. Hrugsch.)

FiG. li

DÉCOR PEINT d'une MAISON PRIVÉE.

(D'après Pétrie.)

maîtres de l'âge memphite. Il ne faudrait pas cependant nous imaginer que l'émancipation de la peinture est complète : les temples ne la tolèrent pas, et on n'en constate les effets que sur les parois des tombeaux (fig. 1 87- 1 88) ou dans le décor grossier de certaines maisons bourgeoises (fig. 189). Aussi bien les raisons qu'on en aperçoit étaient-elles d'ordre purement matériel : la roche dans laquelle les hypogées étaient creuses n'offrait pas au sculpteur les surfaces homogènes que lui assuraient les mastabas construits en blocs de calcaire rapportés. Le pinceau y agissait à l'aise ou le ciseau aurait donné des résultats médiocres ou bien aurait échoué entièrement ; un tableau sans fond de reliefs était d'ailleurs exécuté plus vite et a moins de frais. On comprend donc que les Thébams et les Heracleopolitains, gens de petits revenus, se soient contentés souvent de tombeaux peints. Disons tout de suite que, si l'exécution y différait parfois, le principe en demeurait inchange, et c'était comme par le passé l'utilité du maitre, dieu ou défunt ; toutefois, l'application s'en était modifiée, au moins dans les tombeaux, sous 1 influence des circonstances politiques ou des idées contemporaines. Au voisinage de la cataracte, ou les seigneurs ne disposaient pas de gros bataillons, ils s'en tenaient aux scènes de vie domestique ou agricole qui avaient contente leurs ancêtres. A Siout, a Berchéh, à

FiG. 190. — • La danse de guerre.

(D'après Cliampollion.)

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