‹ ÉgypteChapitre 68 sur 185 · ANONYME · texte numérisé non relu

ANONYME

(Cliché E. Brugsch.)

FiG. 211. — lÈTE D UN COLOSSE

DE Sanouasrît I«^ {Musée du Caire.) (Cliché Legrain.j

les inscriptions nous en révèlent l'origine, nous avons le regret de constater qu'elles sortent pour la plupart de la basse école memphite du premier âge thébain ou de ses branches abydéniennes.

L'école thébaine, confondue d'abord parmi les écoles locales qui végétaient obscurément à Dendérah, a Coptos, à Nagadah, à Erment, pendant l'âge des grandes pyramides, n'en répudia pas la technique et les principes, lorsque l'avènement des Antouf la tira de sa torpeur pour faire d elle l'interprète des aspirations artistiques d'une royauté nouvelle. Ses premières œuvres connues, la stèle du prince Antouf et les bas-reliefs de la pyramide-mastaba de Mantouhatpou à Déir-el-Bahari (fig. 205), marquent de l'une aux autres des progrès rapides. La stèle est encore d'un style barbare, personnages répartis sans régularité entre les registres, corps mal proportionnés, attitudes pénibles, gestes anguleux. Au contraire, ceux des bas-reliefs

qui ne sont pas mutilés hors de tout jugement offrent un dessin aussi correct et une touche aussi ferme que les bonnes sculptures memphites de la V^ dynastie : les scènes qui ornent le sarcophage de la princesse Kaouit en sont un bon exemple (fîg. 206). Toutefois la saillie en est plus accentuée, le contour plus hardi et plus vif, l'homme plus trapu y est posé plus solidement sur la ligne de terre, la femme plus menue de taille étale des hanches plus amples et une poitrine plus épanouie. Arrivés à ce point, les Thébams progressèrent rapidement. Parmi les blocs brisés dont Thoutmôsis 111 se servit à Karnak pour remblayer le sol d'une des cours, un pilier carré s'est rencontré qui provenait du temple en calcaire de Sanouasrît V^

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1' lO. 212. — TÊTE

d'un colosse

DE SaNOIASRÎt III.

(Cliché Legrain.)

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