‹ ÉgypteChapitre 74 sur 185 · LES ARTS MINEURS · texte numérisé non relu

LES ARTS MINEURS

mirer. L'une des couronnes de la reine Khnoumouît (fig. 229) est formée de rosaces et de motifs en lyre que surmontent huit fleurons droits en or, en lapis-lazuli, en jaspe rouge, en feldspath vert ; un vautour en cr et en pierres fines, aux ailes éployées, l'accompagnait, ainsi qu'un panache en or représentant une tige de laquelle se détachent des feuilles d'or et des fleurs en grappe. L'autre couronne (fig. 230) est un lacis de fils d'or légers, sur lequel six croix de Malte en or, à centre de cornaline et a bras bleus, sont frappées à intervalles égaux : une poignée de fleurettes à cœur rouge et à pétales bleus disposés en étoile est éparse entre les fleurons. Nulle part en Egypte, ni dans le monde antique, le dessin n'est plus riche, la disposition plus habile, le sens de la couleur plus juste. Les défauts qu'on y remarque, la surabondance des émaux lourds et la faiblesse des montures, ont leur raison d'être qui les explique et les excuse presque. Les Egyptiens étaient parés richement, non pas durant leur vie seulement, mais après leur mort ; toutefois leurs bijoux de momie, destinés à un être immobile, n'exigeaient pas autant de solidité que ceux du vivant, secoués sans cesse par les mouvements de la personne qui les portait. Si nos couronnes avaient orné la tête de Khnoumouit pendant les cérémonies de la cour, elles n'auraient pas résisté plus de quelques Jours ou peut-être de quelques heures : les fleurs et les croix d'émail, pesant sur les fils d'or, les auraient brisés promptement. Elles étaient pour le cercueil, et l'inertie éternelle à laquelle on les savait condamnées encourageait l'artisan à n'écouter que son goût ou sa fantaisie. Les orfèvres grecs n'agirent pas autrement lorsqu'ils durent travailler dans des conditions analogues, et la facture de leurs bijoux funèbres est aussi ténue que celle des couronnes de Dahchour.

BIBLIOGRAPHIE. — Le premier âge ihébain est pour nous la partie la moins bien connue de l'histoire de l'Art en Egypte, celle sur laquelle nous possédons le moins de travaux d ensemble ou d articles isolés.

L'architecture. — Pour l'architecture civile, cf. Flinders Pétrie, Hawara Biahmu and .4rsinoe, in-4", Londres, 1889, 66 p. et XXIX pi., Illahun Kahun and Gurob, in-4°. Londres, 1891,55 p. et XXXlll pi, Kahun, Gurob and Hawara, 1890. 53 p. et XXVlll pi., et plus spécialement, à propos du décor des maisons : L. Borchardt, Das /Egyptische Stddtische IVohnhaus mit hesonderer Berûcksichtigung der inneren Décoration, dans la Deutsche Bauzeitschrift, t. XXVlll, p. 200; pour les hypogées privés,' Mariette, Voyage de la Haute- Egypte, t. 1, p. 49-53, et pi. I 7 ; — P. E. Newberry, Beni-Has^an (Archaeological Survey of Egypt, t. 1, II, V, Vil), in 4°, Londres, 1 1893, 87 p. et XLVII pi., 11 1894. 87 p. et XXXVllI pi., 111 1896, 42 p. et X pi., IV 1900, 9 p. et XXVll pi. : Bersheh (Archaeological Survey of Egypt, t. Ill-IV), in-4'', Londres. I 1893, 40 p. et XXXIV pi.. 11 1895. 71 p. et XXllI pi. ; — N.de G. Davies, The Rock-lombs of Deir el Gebrawi (Archaeological Survey of Egypt, t. XI), in-4°- Londres, 1902, 43 p. et 26 pi. ; — J. de Morgan, De la frontière d'Egypte à Kom-Ombo. in-4". Vienne, 1894, VIll-2 12 p.; pour les pyramides royales du type memphite : Flinders Pétrie, Kahun Illahun and Hawara, in-4'', Londres, 1890, 53 p. et XXVlll pi., et Illahun Kahun and Gurob, 1891, 56 p. et XXXlll pi. ; — J, de

Morgan. Fouilles Je Dahchour. in-4% Vienne, 1 1895, lV-165 p. et 40 pi. II 1903, VIII- 1 19 p. et 27 pi. — J.-E. Gautier et G. Jéquier, Mémoircsisur les fouilles de Licht (Mémoires de l'Institut français d'archéologie orientale, t. VI), in-4", Caire, 1902, 107 p. et 30 pi.; pour les pyramides-ma-itabas : Mariette, AhyJos, in-f". Paris, 1870, t. H, p. 38-43 et pi. XLVI- XLVII : — Naville, The XP*' Dynasty Temple al Deir elBahari (Egypt Exploration Fund, t. XI-XII), in-4", Londres, I 1907, 75 p. et XXI pi., II 1910. 29 p. et XXIV pi.; pour la pointe des pyramides : H. Schœfer, Der Spiize Der Pyramide Kônigs Amenemhat's lll, dans la Zeilschrift fur /Egyplische Sprache. 1900, t. XLl, p. 84-85.

La peinture et la sculpture. L histoire de 1 école thébaine a été établje pour cette époque et pour la suivante par G. Maspero, La Cachette de Karnal( et I Ecole de Sculpture thébaine. dans la Reçue de l'Art ancien et moderne. 1906, t. XX, p. 241-252, 337-348. Pour l'ensemble des œuvres on consultera, outre les ouvrages de Davies, Gautier-Jéquier, Nev^iberry et Pétrie cités à propos de la sculpture ■ Flinders Pétrie, Tanis (Egypt Exploration Fund, t. Il et V), in-4". Londres, I 1885, 63 p. et XIX pi., II 1888, I 16 p. et LXIII pi., Koptos. m-4", Londres, 1896, 3S p. et XXVIU pi.; — Fr. W. de Bissing, Denkmàler /Egyptischcr Skulplur.pl. 19-35, 40°, 77" ; — J. Capart, /Recucî/ de Monumentségypliens^\902- 1905, in-4". Bruxelles, pi. XV,XVI1,XX1V-XXXI11-LIX-LXII, et les portions du texte qui s'y réfèrent ; — L. Borchardt. Kunstwerl^e aus dem /Egyptischen Muséum zu Kairo. pi. 6-7, 23, et p. 5, 1 1 ; — E. de Rougé, Album photographique de la Mission, n"" 109-120; — G. Legrain. Statues et Statuettes de Rois et de paiticuliers (Catalogue général du Musée du Caire), in-4', Caire, I, 1906, p. 1-29, et pi. I-XXVI ; — G. Maspero, Le Musée égyptien. in-4", Caire, 1904, t. 11, p. 25-30, 34-35, 41-45, et pi. IX-X, Xlll,Xy: Sur trois Statues du premier Empire thébain, dans les Annales du Service. 1902. t. III, p. 94-95 et I pi. — Sur la question spéciale des soi-disant sphinx Hyksôs de Tanis, cf. W. Golénischeff, Amenemha III et les Sphinx de San, dans le Recueil de Travaux, 1893, t. XV, p. 1 31-1 36 et 5 planches.

Pour l'orfèvrerie et les arts mineurs, voir, outre 1 ouvrage cité plus haut de J. de Morgan sur les fouilles de Dahchour. les traités de E. Vernier, Lo Bijouterie et la Joaillerie égyptiennes (Mémoires de l'Institut français d archéologie orientale, t. Il), in-4", Caire, 1907, Vll-156 p. et XXV pi., et Bijoux et Orfèvreries (Catalogue général du Musée du Caire), in-4', Caire, 1907-1909, 200 p. et XX.XVII pi., pui' celui de Schœler, .Egyptischc Coldschmiedearbeiten ("nter Mitv^irkung von G. Môller und W. Schubart, forme le t. 1 des Mitteilungen aus dei /Eg\)ptischen Sammiung . in-f". Berlin. 1910, p. 16-19 et pi. 3 ; — L. Borchardt, Kunstwerke aus dem /Egyptischen Muséum zu Kairo, pi. 4 1-42 et p. 17-18.

FiG. 2^1. — Les atlantes de la première cour a Médinét-Habou. (Cliché Béato.)

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