‹ Eilhart d'Oberg et sa source francaiseChapitre 31 sur 56 · Cf. Rajna, Origini deW epopea francese, p. 413 ss · texte numérisé non relu

Cf. Rajna, Origini deW epopea francese, p. 413 ss

conception des sept. Le passage où les envieux apparaissent au nombre de cinq distingue clairement un groupe de quatre comtes (yier grâviiï) ; mais une nouvelle méprise a séparé encore une fois le chef (einem rîchen her^ogen) de ses pairs. En est-il de même aux vers 3154-57, ou bien le chef est-il l'un des quatre ?

von den sibenen viere

die wârin im alsô gram :

die hâtin einen houbetman,

Antrêt der zage hîz.

Les vers 3387-89 favoriseraient cette dernière interprétation :

« nein » sprach ir ein, der ander « jà, » der dritte « ich, hère, zwîvel dâ. »

dô sprach sich Antrêt ir lierre.

Ce parti ennemi de Tristan ne joue pas chez Eilhart un rôle si prolongé que chez Béroul; les sept disparaissent du récit, en même temps que le nain, à la suite de l'arrestation des amants. De nouveaux adversaires leur succèdent dans les derniers épisodes du poème ^ : Antrêt seul reste en scène jusqu'à la fin. Cette figure, que les continuateurs de Gottfried ont empruntée à Eilhart, n'est pas tout à fait étrangère à Béroul. On ne sait que penser de cet

Andre:!^ qui fu nez de Nicole,

que l'on voit, dans la première partie (138, 6), s'employer en faveur du rappel de Tristan. Mais dans la seconde (184, 16-17), un certain André, ou plutôt Audré, se trouve à la suite d'Iseut, quand elle passe le marais pour se rendre au jugement de Dieu :

.1. poi aval, lez une espine, Torne a un gué lié et Andrez.

Tandis que Gouvernai tue le forestier qui avait découvert au roi la retraite des amants dans la forêt de Morrois, Tristan renverse ce même Audré, évidemment l'un de ses principaux ennemis :

Et Tristran le conoisoit bien. 192, 4

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