DES CAUSES DE L IMPUISSANCE
être impuissants par suite du trop grand rétrécissement du gland, enserré fortement par un prépuce résistant et trop long. Dans ce cas, il suffit de pratiquer la circoncision chirurgicale pour dégager le Dkeur et le rendre propre à la fécondation.
, — L'impuissance physiologique peut être le résultat de la chasteté trop prolongée; elle peut aussi provenir de l'onanisme, soit ordinaire, soit buccal ^ Quelle qu'en soit la cause, elle rend l'homme qui en est atteint craintif et comme honteux; elle peut développer, avec la tristesse et la mélancolie, les affections du foie, de l'estomac et de la rate. L'impuissance peut également résulter d'un tempérament froid et humide, conséquence de la pauvreté du sang et de sa mauvaise constitution chimique.
-, — Dans ces cas, on combattra facilement cette fâcheuse disposition en se faisant épiler souvent autour du Dkeur ^ sur les bourses et sur le périnée, conformément à la pratique observée par le Prophète.
Il sera bon de manger souvent des œufs, car il y a en eux un principe qui augmente la semence humaine et multiplie ses animalcules ^j
^ Parmi les procédés qui ont pour but de satisfaire le sens génésique de l'homme, au détriment de l'acte naturel et de la santé, je dois mentionner une pratique très répandue à Gonstantinople, et dont mon vieil ami, feu le Khôdja, paraît avoir ignoré complètement l'existence. Cette pratique, réservée spécialement aux gourmets du monde diplomatique et étranger de Péra, mais qui n'en existe pas moins chez les Arméniens et chez les Grecs, d'où elle paraît tirer son origine, consiste à coïter imparfaitement avec des vierges, dont on respecte le pucelage. Les Levantins ont donné à ce mode d'onanisme le nom de : Badana, corruption du mot badigeonnage. Le Badana s'opère en frictionnant les grandes lèvres du vagin avec le pénis, que la vierge tient dans sa main ou que l'opérateur dirige lui-même, jusqu'à ce que l'éjaculation se produise.
Ce sont généralement des vierges grecques qui se livrent à celle prostitution, très recherchée, je le répète, du high life pérote. Elles gagnent ainsi de quoi satisfaire leurs goûts de coquetterie et la dot qu'elles apporteront à leur mari avec leur virginité, matérielle, mais non morale.
2 Spermatozoaires.
^ — Suivant l'Uléma Djélâl-ed-din, Abou Soliman Dâoud, un individu vint un jour se plaindre au Prophète de n'avoir que peu d'enfants; pour toute prescription, celui-ci lui ordonna de manger des œufs.
^ — L'emploi du henné, appliqué en teinture sur l'extrémité des doigts, sur le crâne et aux pieds, excite aussi au coït et combat par conséquent l'impuissance physiologique. « Teignez-vous avec le henné, a dit Anas ; il rajeunit, il embellit, il pousse à la copulation » . D'autre part, Abou-Râfi rapporte ceci : « Un jour j'étais chez notre saint Prophète ; j'étais assis, et voilà qu'il se passa la main sur la tête et dit : « Eh bien ! faites usage du maître cosmétique colorant, du henné ; le henné raffermit la peau, anime au coït' ». Sui,Snt une expérience qui m'est personnelle, il est peu d'impuissances non organiques qui puissent résister à des badigeonnages pratiqués matin et soir sur le Dkeur avec de l'eau distillée de henné ; il suffit généralement de huit jours, quinze jours au plus, pour que la guérison soit radicale.
^js — Un mets qui convient également aux impuissants c'est le Khamis de l'Asie, — Damas, Bagdad et Smyrne — et les Terfas^ d'Algérie. Ce genre de champignon tubéracé, dont le parfum est exquis et la saveur particulière, facilite le coït par son action stimulante sur le cervelet et les effets toniques qu'il produit sur tout le système nerveux. Il est donc bon de manger des Khamis et des Terfas quand on veut se préparer au coït.
(js» — Les bains locaux d'eau froide, d'une durée de cinquante secondes à deux minutes, pris le matin à jeun, au
< Le henné dont se servent les Orientaux est la poudre obtenue des feuilles desséchées et pulvérisées du Lawsonia inermis. On s'en teint la plante des pieds, la paume des mains et les cheveux (P. de R,).
2 Le Khamis, le Terfas et le Termania du Sud de l'Algérie sont de véritables truffes. C'est du Terfas dont parle Théophraste sous le nom de Mizy ou Mison (P. de R.).
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moment du lever, donnent également de bons résultats dans le traitement de l'impuissance physiologique ayant une cause morale. Il en est de même de la flagellation; mais j'en parlerai mieux ailleurs.
is — Suivant le célèbre traditionniste Abou-Horeïrah , à qui Dieu fasse miséricorde! le Prophète se plaignit un jour à l'ange Gabriel de trop peu copuler : « Eh quoi ! lui répondit l'ange, que ne manges-tu du hériçah! Il y a dans le hériçah la vigueur de quarante hommes ^ ».
Jà — Se basant sur l'admirable constitution du Prophète et sur les grâces spéciales que Dieu avait répandues sur sa personne, quelques docteurs ont mis en doute ce récit du traditionniste Abou-Horeïrah ^ ; mais, si nous réfléchissons sur la nature purement humaine de notre saint Prophète, si nous faisons la part des nombreuses occupations et préoccupations qui lui incombaient chaque jour, si nous nous souvenons des tentations qu'il recevait de ses femmes et de toutes les esclaves désireuses d'avoir l'honneur de commercer^ au moins une fois, avec l'Envoyé de Dieu, nous conviendrons qu'il n'y a rien que de très naturel dans le récit du vénérable Abou-Horeïrah, nous montrant Mohammed demandant plus de puissance à Dieu, afin de pouvoir répondre charitablement aux nombreuses exigences de sa haute situation.
^ Le hériçah est un mets ou, plutôt, une sorle de pâté ou bouillie épaisse, composée de blé et de viande de mouton. On fait cuire d'abord, séparément, la viande et le blé, — on sale et on épice avec du poivre rouge, — puis on les hache et on les pile ensemble. Dans certains cas on ajoute au mouton un jeune coq avec ses testicules et des truffes coupées finement (P. de R ).
2 Aisehah, la femme bien-aimée de Mohammed, disait que « la nature du saint Prophète était la nature sainte du Koran ». El Boukhâri, le fameux traditionniste, affirme que le Prophète « fut le plus beau de flgure, le plus admirable de qualités et de vertus ». Ibn Omar disait : « Le Prophète n'a jamais fait œuvre de mal, ni proféré une parole répréhensible » (P. de R.).
c, — Dieu est puissant et miséricordieux !
Il en est beaucoup, parmi les infidèles et les non croyants, qui nient l'influence des sorts et du mauvais œil sur la puissance fécondatrice. A ceux-là je répondrai qu'il est facile de nier ce que l'on ne comprend pas et que rien ne dénote l'ignorance comme de dire immédiatement : non, non; oui, oui; comme le font les enfants.
d — Je n'aurai pas besoin d'évoquer le témoignage du saint Prophète pour prouver l'existence de l'impuissance par le mauvais sort, les conjurations^ les maléfices et la ligature des nœuds ^ toutes questions que je traiterai dans une autre partie de mon livre ; mais, comme rien ne vaut le témoignage de notre saint Prophète, je rapporterai ici, ô honTnes ! ce qui a été dit sur cette question par les traditionnistes et par notre saint Mohammed, dont Dieu augmente la gloire, la véracité et la puissance !
•^ — Au dire d'Amrân, le Prophète autorisait le recours aux adjurations pour les cas de piqûres d'insectes, de scorpions, d'éruptions ulcéreuses et d'impuissance spermatique. Aûf, fils de Mâlek, disait un jour à Mohammed : « Nous autres, dans le temps du paganisme — avant l'Islam, — nous avions aussi des adjurations. Que penses-tu de cela, ô Prophète de Dieu? Comment considères-tu cela? » « Exposezmoi votre mode d'adjuration, répondit Mohammed, » et, après avoir entendu Aûf, fils de Mâlek, il ajouta : « Il n'y a pas de mal à recourir aux adjurations, tant qu'elles ne comprennent pas de termes qui rentrent dans les croyances des polythéistes ».
^ — J'ajoute que notre saint Apôtre, au dire de tous les traditionnistes, demandait souvent à Dieu de préserver Haçan et Hocêin de tout malin esprit, de tout insecte ou
< C'est ce qu'on appelle nouer l'aiguillette dans la magie occidentale.
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reptile malfaisant et des effets de tout regard portant le mal. Il ordonnait souvent à celui qui avait lancé le coup d'œil de s'abluer et ensuite, avec Feau de Tablution, de laver la personne qu'avait frappé le coup d'œil ; il ordonnait également à Aischah de détruire les influences du mauvais œil sur elle par voie adjuratoire. *
v.j/' — Suivant le cheikh Djélâl-ed-din, Abou Soleiman Dàoud, il y a, dans les œuvres ou procédés des sorciers, des opérations qui tuent, d'autres qui donnent une maladie, d'autres qui écartent l'homme de sa femme, c'est-à-dire le rendent incapable de copulation avec elle, d'autres qui jettent entre eux deux la haine, d'autres qui les rendent plus amoureux l'un de l'autre.
J — Enfin, pour ne pas m'étendre trop sur cette matière,, je citerai l'avant-dernier chanitre du Koran, chapitre cxni,, dans lequel est indiquée une pratiqje de sorcellerie ainsi que cette adjuration relative aux maléfices des nœuds : « Dis : je demande la protection du Seigneur de l'aube du jour contre la méchanceté des êtres qu'il a créés, contre le malheur de la nuit ténébreuse quand elle nous surprend, contre la méchanceté des sorciers qui soufflent sur les nœuds, contre le malheur de l'envieux qui nous envie » .
> — Et ne savez-vous pas, ô vous qui croyez ! que le dernier chapitre du Koran se termine par une prière au Dieu clément et miséricordieux, « Roi des hommes, Dieu des hommes, contre ceux qui soufflent le mal dans le cœur des hommes, contre les génies et contre les hommes ».
Gloire soit au divin inspirateur du saint livre de l'Islam !