DE L ESCLAVAGE SUIVANT L ISLAM
Sommaire : Récapitulation des choses qui concernent le coït. — Maux qui résultent de la sodomie, de l'onanisme, etc. etc. — De l'esclavage dans l'antiquité et dans l'Islam. — La porte ouverte. — Les origines. — Les droits et les devoirs des maîtres. — L'esclave et le mariage. — De l'habilitation et de l'affranchissement. — Commektaire et appendice : Légende d'Assan. — La conquête du Sahara par l'eau et un livre. — L'esclavage chrétien dans les deux Amériques et particulièrement au Brésil.
Au nom du Dieu clément et miséricordieux !
1 — Vous avez entendu, ô hommes ! ce que la science de nos pères nous a légué sur tout ce qui concerne les rapports sexuels et le coït en particulier.
V ) — Je vous ai démontré à quelle origine divine se rattache la copulation, et comment elle doit être pratiquée pour rester digne de cette origine et ne pas dériver vers le démon.
c^ — Vous avez également entendu, ô vous qui croyez ! comment le Dieu non engendré, le Dieu fort, tout-puissant «t miséricordieux, a assuré la perpétuité des espèces et des variétés en déposant dans le coït les plaisirs les plus vifs •et les plus douces réminiscences du paradis, que l'orgueil et la révolte des anges nous firent perdre.
CL» — La copulation est donc, ô hommes! le plus grand et le plus saint des cantiques, la plus noble aspiration de
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l'homme et de sa compagne vers l'unité primitive et les béatitudes paradisiaques.
. — C'est encore comme le hennissement du coursier vers la tente où il doit trouver l'aliment gagné par une longue course, l'eau fraîche, dont le murmure est une joie suprême, et le repos bienfaisant qui, en délassant ses membres, lui donnera une vigueur nouvelle pour l'étape du lendemain.
^ — Mais c'est aussi, ô vous qui croyez ! la réunion des tentations du Ghitan^, dont le rôle est de toujours se faufiler dans nos ivresses et nos joies pour en altérer la pureté et nous faire perdre de vue leur origine céleste. —
^ — Ainsi s'expliquent, par cette pernicieuse influence, les coïts déréglés et les pertui'bations de nos sens génésiques. C'est au démon, à ses œuvres troublantes et inharmoniques, que l'on doit les pratiques nombreuses de l'onanisme, la bestialité, la sodomie et toutes ces pratiques insensées que l'Islam condamne et que la morale repousse.
^ — Certes, Dieu est miséricordieux, mais cette miséricorde ne peut s'étendre immédiatement que sur les hommes qui ont péché sans avoir la connaissance de ce qu'ils ont fait. Elle ne s'étendra sur les autres qu'au jour du grand jugement final !
^ — C'est là, ô hommes ! ce qui m'a décidé à vous initier à une partie des turpitudes qu'engendrent les dérèglements de nos sens.
j — Ces dérèglements, je vous les montrerai encore davantage afin que vous évitiez d'y tomber sous prétexte d'ignorance.
Dieu est savant et miséricordieux !
j — Avant de continuer mon chemin et de vous indiquer
< Diable.
DE l'esclavage SUIVANT l'ISLAM 87
tous les maux qui résultent de la sodomie, de la fornication, de l'onanisme ordinaire et buccal, je dois m'arrêter un instant pour vous rappeler, ô hommes I les préceptes qui doivent guider votre conduite à l'égard des esclaves et des eunuques.
jT' — Si j'aborde ici cette question, c'est que la corruption et les dénis de Justice ont marché de pair pour frapper les enfants de l'Islam et les rendre, comme les chrétiens et les juifs, injustes et souvent, hélas ! aussi infidèles que les hommes des livres qui, par leur révolte, leur orgueil et leurs erreurs, ont rendu nécessaire la mission de Mohammed.
Que son saint nom soit glorifié !