‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 171 sur 186 · Cf. Pottier et Pieinach, Myrina, p · texte numérisé non relu

Cf. Pottier et Pieinach, Myrina, p

Fig. 38.

panse est décorée d’une rosace en creux ; cet objet devait être très léger et très gracieux.

Signalons enfin une grosse perle en verre vert, très commune, mais d’un travail assez curieux. Elle a la forme cylindrique, et non sphérique, et tout autour elle est décorée d’une double rangée de petites appliques rondes en verre bleu qui sont elles-mêmes de petites perles. (Diamètre 0,007.)

Deux pierres noires à aiguiser, l’une plus grande que l’autre.

Objets divers1.

Balle de fronde en pierre, ayant la forme d’une olive très pointue aux deux bouts, comme les olives d’Arnorgos par exemple. L. 0,03.

Balle de fronde en pierre divisée dans le sens de la longueur (0,06) en faces plates, semblables aux raies d’un ballon fusiforme.

1. Mentionnons en passant quelques objets qui ne sont pas des ex-voto.

1° Plaque de plomb, de 0“,20 de côté environ. L’une des surfaces est sillonnée d’entailles profondes faites en frappant avec un outil coupant. Elle servait de point d’appui pour tailler certains objets. Le plomb empêchait que l’outil ne s’ébréchât une fois sa course finie.

2° Verrou de porte très grossier, en fer, ayant la forme d’un grand crochet. L. 0m,30. Cf. Carapanos, üoclone, pl. LUI, n° 17.

3° Marteau rond d’un côté, et, de l’autre, aplati en forme de lame; le tranchant est émoussé par l’usure. Au milieu, trou pour adapter le manche. L. 0",lo; Ep. 0m,03.

4° Pic quadrangulaire, très pointu aux deux extrémités. Le trou où s'engageait le manche est rempli par des scories de fer et de la rouille épaisse. L. 0ra,16.

5° Deux grandes lames de couteaux en fer. L’une porte encore les rivets qui la fixaient au manche. Le dos de la lame est taillé d’encoches irrégulières. Cf. Carapanos, Doclone, pl. LUI, nos 3, 6.

6° Une lame de faucille mince recourbée.

7° Fragment de chaîne formée de cinq maillons de 0",08, dont l’un qui devait être au milieu, est quadrangulaire et percé de deux trous. Longueur totale : 0m,45.

8° Étoile découpée, de 0m,0G de diamètre. C’était peut-être une molette d’éperon.

9° Double crochet en fer suspendu à un support articulé. (Fig. 39.)

Fragment d’un bois de cerf. H. 0,13. L. 0,08.

Petit disque en stuc, peint en jaune, ayant la forme d’un couvercle. Larg. 8,05.

Deux coquilles naturelles, du genre pecten, qui sont des symboles ou plus simplement peut-être ont été utilisées comme boîtes à fard1.

1. Cf. Pottier et Reinach, Myrina, p. 245, 246, et les notes.

APPENDICE IY

LA PIERRE DE GANA

(Extrait du Bulletin de Correspondance Hellénique, T. IX (1883), p. 28 et s.)

Parmi les nombreuses reliques que recueillit la piété du moyen âge byzantin, les plus précieuses assurément et les plus recherchées furent celles qui se rapportaient à la personne du Sauveur. Non seulement les instruments de la passion du Christ, le bois de la Croix, la couronne d’épines, l’éponge qui servit à apaiser la soif de Jésus, le linceul dans lequel fut enveloppé son corps divin, l’ampoule renfermant l’huile dont fut oint son cadavre étaient conservés avec un soin pieux dans les églises de Constantinople ; non seulement les vêtements qu’il avait portés, son manteau de pourpre, ses sandales 1 2, les langes dont il avait été enveloppé à sa naissance3, devinrent l’objet de la vénération des fidèles; mais les témoins muets des miracles ou des souffrances du Sauveur, les rochers, les pierres sur lesquelles s’était accomplie quelque circonstance mémorable de sa glorieuse existence, furent mis par la piété publique au rang des reliques les plus respectées.

1. C. I. Gr., 8C95 et 8809. — Godinus, de Lignis, éd. Bonn, p. 30. — Niceph. Cp., éd. Bonn, p. 24-23.

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