Ant. Novgorod, loc. laud
dans le sépulcre fut placée sous la tête de Jésus1; dans une église de, la Vierge, non loin de l’hippodrome, on montrait la table de marbre où le Seigneur célébra la Gène 2, et à l’église des Saints-Apôtres la colonne de la flagellation 3. Ailleurs c’était la crèche du Sauveur4, la pierre où le Christ avait jeûné 5 6 7, et celle où il avait prié G, celle où il avait été baptisé par Saint Jean-Baptiste 1, et dans l’église du Pantocrator la pierre sur laquelle il fut présenté au temple 8. Mais le monument le plus célèbre de l’église du Pantocrator, le plus curieux aussi, car il nous fait comprendre les pérégrinations multiples des reliques qui nous occupent, c’était la fameuse pierre rouge,
« aussi grande qu’un homme », sur laquelle le Christ avait été embaumé. Transportée d’abord de Syrie à Éphèse, elle y demeura jusqu’au temps de Manuel Comnèue (1143-1180) : l’empereur la fit venir à Constantinople, et voulant recevoir d’une manière convenable la pierre qui avait porté le cadavre du Christ, il descendit en personne au port du Boucoléon, et, chargeant la sainte relique sur ses impériales épaules, « comme si c’eût été le corps divin du Sauveur », il la déposa dans la chapelle du palais 9: plus tard elle fut placée dans un oratoire spécial attenant à l’Église du monastère de Pantocrator 10. On l’y voyait encore au commencement du xve siècle11.
A cette liste de monuments, que les textes font connaître, nous en pouvons aujourd’hui ajouter un nouveau, le seul peut-être, , parmi tant de reliques semblables égarées ou perdues, qui soit parvenu jusqu’à nous. J’en dois communication à mon collègue et ami, M. P. Paris, qui l’a découvert dans ses récentes fouilles d’Élatée; je suis heureux de le remercier ici de vouloir bien m'autoriser à le publier.
Dans les ruines de l’Église de la Panaghia, construite sur Tem-