‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 28 sur 186 · LA VILLE. — LA NÉCROPOLE · texte numérisé non relu

LA VILLE. — LA NÉCROPOLE

Au mois d’août 1883, revenant d’une excursion en Eubée, nous avions débarqué sur la côte de Phocide, à l’emplacement de l'antique Daphnus; notre intention était de gagner Delphes en traversant la plaine du Céphise dans toute sa largeur; de Daphnus, par le massif rocheux du Cnémis, nous nous dirigeâmes tout d’abord vers le village de Drakhmani, où devait nous conduire une seule étape de cinq à six heures.

C’est de l’un des plus hauts sommets du Cnémis que nous apparut la vallée, bornée au loin par les pentes coupées en précipices du Parnasse.

En 1794 l’italien Scrofani, du haut de la montagne d’Apollon, découvrait « de riantes vallées où paissent des troupeaux dont la laine est blanche comme la neige et dans le lointain les plaines délicieuses arrosées par le Céphise, les villes de Thèbes, etc. » — « Le Céphise, dit-il ailleurs, y roulant lentement ses eaux, partage et arrose cette vallée. Les rives de ce fleuve sont verdoyantes et fleuries ; toute la vallée est couverte d’oliviers, de vignes et d’arbres de toute espèce. Les troupeaux paissent sur les collines, les collines sont couronnées de bois, et la cime des bois couronnée de neige. C’est ici que naît ou que vient habiter la tranquillité h » L’auteur du Voyage d' Anachar sis, se

1. Scrofani, Voyage en Grèce en 17 94 et 1795, t. I, p. 91, et II, p. 37 (traduction Blainvillain, Paris et Strasbourg, an IX).

LA VILLE D’ÉLATÉE.

faisant l’écho des historiens et des géographes antiques, fait dire poétiquement à son héros : « J’ai vu le Céphise couler en silence et se replier souvent sur lui-même au milieu des campagnes couvertes de diverses espèces d’arbres, de grains et de pâturages. Il semble qu’attaché à ses bienfaits, il ne peut quitter les lieux qu’il embellit l. » L’abbé Barthélemy est excusable; mais Scrofani avait sans doute l’imagination un peu trop vive. Tout au moins les choses ont-elles bien changé depuis deux siècles.

Nous avons vu la Thocide du haut du Parnasse après l’avoir vue des sommets du Gnémis, et notre impression est restée la même. Le Céphise, dans cette partie de la vallée dont Drakhmani est le centre, n’est qu’un fossé dont l’eau, pendant l’été du moins, suffit à peine à désaltérer les troupeaux; ses rives ne sont ni fleuries ni verdoyantes; il n’y a d’oliviers, de vignes et d’arbres que beaucoup plus loin vers le Sud, dans la fertile campagne livadienne. Mais de Drymæa (Glounista) à Parapotamii, des monts thessaliens où le fleuve prend sa source, jusqu’aux monts Héduleion et Hyphanteion où il bute avant de pénétrer en Béotie, la plaine est triste et sans verdure. Si dans quelques replis de collines, où le sol est plus riche, où quelque source vive entretient une fraîcheur féconde, se sont élevés des platanes vigoureux et feuillus; si les lauriers roses et les agnus castus envahissant pendant l’été le lit des torrents qui l’hiver tombaient en cascades, abritent joyeusement fauvettes et rossignols; si les flancs abrupts du Parnasse sont obscurcis par la noire végétation des sapins, où les roches brûlées jettent des taches jaunes parmi les hachures des branches, la plaine, vue de haut, s’étale sans arbres et sans fraîcheur. Elle n’est pas infertile, au contraire; les troupeaux de bœufs y trouvent assez avant dans l’été des pâturages qui les engraissent; l’orge et le blé prospèrent; le coton, mieux soigné, mieux protégé contre les sauterelles, y donnerait peut-être une double récolte annuelle. Les jardins de Drakhmani, où le canal d’un ancien aqueduc amène encore les eaux des mêmes sources où s’approvisionnait Élatée, montrent que le poétique tableau imaginé par Scrofani pourrait, grâce à de prudentes irrigations, sortir du domaine des rêves.

Dans cette plaine aride l’emplacement d’Élatée marque par son aridité plus grande. Le village de Drakhmani n’est pas,

Barthélemy, Voyage du jeune Anacharsis (4° édit), t. II, p. 401.

EXPLORATION DES RUINES

comme l’indiquent quelques cartes, bâti sur les ruines mêmes de la ville antique. Nous avons dit qu’il est de construction toute récente. Les habitants en ont choisi la place* comme il convenait, assez bas dans la plaine, à proximité des cours d’eau, au

centre des cultures *. Les compagnons du légendaire Élatos, exposés aux attaques subites, aux invasions infatigables de leurs ennemis thessaliens, avaient préféré s’établir sur les premières pentes du Gnémis, autour d’une éminence taillée par la nature en forme d’acropole. L’histoire d’Élatée nous a montré plus d’une fois comment les Élatéens, profitant des montagnes qui gardaient leurs derrières avec la sécurité d’une muraille, protégés au Nord et au Sud par deux ruisseaux profondément ravinés, découverts seulement à l’Ouest, du côté de la plaine, non seule-

1. La petite carte n° 4, que nous avons sommairement dressée, est suffisante pour que l’on puisse se reconnaître dans notre description.

LA VILLE d’ÉLATÉE.

ment n’avaient pas de surprise à redouter pour eux-mêmes, mais gardaient deux routes ou plutôt deux défilés importants, celui qui passe de Phocide en Thessalie, et celui qui conduit à Daphnus, le seul port phocidien de la côte orientale. Il faut ajouter, ce qui a bien son importance, qu’une source vive, assez copieuse, au pied même de l’acropole, au coeur de la ville, était une précieuse ressource, et que les roches de calcaire un peu tendre, surtout au Nord de la ville, se creusaient aisément pour servir de tombeaux. Mais cet emplacement, si bien choisi pour une ville de guerre, aujourd'hui que cette ville est détruite, est particulièrement désolé : l’herbe pousse rare et grêle dans une pauvre couche d’humus tout entremêlée de débris antiques, cailloux, moellons, marbres ou briques ; la triste asphodèle seule y croît avec abondance, et aujourd'hui encore comme au temps de ïnéocrite, les enfants grecs de ses tiges souples entrelacées fabriquent des cages pour les sauterelles grosses comme des œufs, qui, avec les lézards vert d’émeraude, sont les seuls habitants de celte solitude. Autour de la source seulement un fouillis d’arbres et d’arbustes s'est épanoui dans la fraîcheur, et sur tout ce vaste espace déshérité deux ou trois arbres chétifs ont seuls vaincu l’âpreté du sol, station chère aux tourterelles qui regagnent les soirs d’été l’abri touffu du Parnasse.

Quand nous avons entrepris d’explorer avec quelque détail les ruines d’Élatée, il était naturel de rechercher tout d’abord, car ceux-là avaient plus de chance de subsister encore, les monuments signalés par les voyageurs modernes.

On se rappelle que Pouqueville est le plus explicite. « L’acropole, dit-il, bâtie sur un escarpement du mont Œta, qui se rattache par un nœud au mont Cnémis, présente d’antiques constructions. » Dodwell avait déjà mentionné quelques restes de murs de style tyrinthien, et Stéphani, en 1843, indique les débris, (( sur une éminence au flanc de la montagne, de murailles antiques dont une partie semble avoir appartenu à l’enceinte de l'acropole. » Toutes ces murailles ont aujourd’hui disparu; il ne reste à l'acropole que quelques pierres taillées dispersées au sommet de l’éminence rocheuse, et qui semblent provenir tout au plus d’un mur de soutènement. Nous espérions qu’en soulevant la terre gazonnée arrondie au point culminant du tertre nous pourrions retrouver quelques substructions antiques; mais la couche d’humus est très mince, malgré l’apparence, sur le calcaire qui affleure, et nos recherches ont été vaines.

EXPLORATION DES RUINES

« Les longs murs qui joignaient, selon toute apparence, l’acropole à la ville basse » (Pouqueville) sont ou détruits ou enfouis. Mais, en explorant les pentes de l’acropole, nous avons remarqué que dans le versant occidental, à mi-hauteur, et suivant une ligne oblique, il y avait comme une entaille profonde, dont l’existence ne s’expliquait que par des travaux artificiels. La terre du reste avait envahi tout le revers de la colline, et de la plaine l’entaille apparaissait à peine comme une ondulation légère. Une tranchée profonde, ouverte perpendiculairement à l’élévation de l'acropole, est venue buter contre une épaisse muraille que nous avons fait dégager dans toute sa hauteur et suivre à droite et à gauche. On a pu reconnaître ainsi un grand mur demi-circulaire, dont la convexité est appuyée contre la colline et la concavité tournée vers la plaine; il est construit de huit assises parallèles, en pierres poreuses, de taille et d’assemblage très réguliers. Chaque bloc est haut de 0m,47, et la longueur varie de lm,10 à im,30. L’assise inférieure est posée directement sur le roc et déborde de 0m,40 sous les autres. Les joints sont très exacts, ec les pierres adhèrent très justement. Tout au pied du mur sont couchés bout à bout trois tronçons de colonnes cannelées, de même matière que les pierres de construction; elles ont été disposées, certainement à dessein, de manière à former au-devant du mur en forme d’arc comme des cordes à peu près égales. Nous ignorons à quoi pouvaient servir ces colonnes ainsi jetées; mais pour la muraille, nous ne doutons pas qu’on ne puisse et doive y voir les restes d’une série d’exèdres bordant la route qui montait à l’acropole, et dont la direction est nettement indiquée en cet endroit h

Les fouilles étaient, à cause de la nature du terrain caillouteux et durci, très pénibles ettrès lentes aux environs de cet exédre, aussi avons-nous dû renoncer à suivre la ligne du mur en montant et en descendant ; la terre remuée ne donnait d’ailleurs aucun fragment antique, pas même un insignifiant morceau de brique ou tesson de poterie. Il nous suffisait, après tout, de sa voir que l’exèdre déblayé était, pour ainsi dire, taillé dans le flanc de l’acropole dont sa forte muraille servait à soutenir les terres. S’il ne se trouvait le long de la route qu’un seul de ces enfoncements au lieu de plusieurs, comme nous le supposons de préférence, il faudrait peut-être y voir tout simplement un

1. Nous avons déjà donné sommairement ces détails dans le Bulletin de Correspondance hellénique, 1886, p. 358.

LA VILLE D’ÉLATÉE.

refuge ménagé pour permettre aux piétons de se garer des chars, ou aux chars de se croiser à l’aise, comme on en taille de nos jours dans la masse rocheuse sur les bords des étroites routes de montagnes.

Rien enfin ne nous autorise à dire que ce mur est le même qu’a vu Pouqueville et qu’il a noté, moins parce qu’il soutient l’acropole au lieu de la relier à la ville basse, que parce que la terre, dure et épaisse de près de quatre mètres, doit être amoncelée là depuis de longs siècles.

De l’acropole Pouqueville est descendu à Éleuta. Le village est maintenant abandonné, nous l’avons dit. mais le nom n’en est pas perdu. Les paysans le donnent aux ruines de maisons accumulées le long d’un ruisseau qui coule au Sud-Est de l’acropole, tout contre un éperon du Cnéinis. Une seule maison reste debout, un moulin absolument déserté; un peu plus haut, dominant le moulin, une petite chapelle byzantine, démolie presque au ras du sol, se reconnaît à la forme de son chevet arrondi ; un peu plus haut encore se trouve une fontaine construite avec des matériaux antiques, et tout autour, des amas confus de pierres informes envahies par les ronces indiquent l’emplacement de misérables maisons effondrées. Nous avons cherché en vain « le tombeau et le cippe d’une grandeur considérable, qui est chargé d’une inscription et de couronnes de lotus funéraires, » dont parle Pouqueville. Ce monument, si l’on s’en souvient, était appelé par les paysans la Bonne femme d’Élephta. Le nom de bonne femme donné à un monument semblerait indiquer qu’il s’agit d’une statue, ou tout au moins d’un bas-relief. Nous n’avons rien rencontré de tel sur toute l’étendue non seulement de Leuta, mais d’Élatée. Mais Pouqueville parle d’un cippe chargé d’inscriptions et de couronnes de lotus funéraires; il appelle ce même cippe une pierre funéraire; cela indique assez que malgré la désignation des indigènes il ne s’agit que d’une stèle surmontée de la classique palmette d’acanthe, et notre regret de n’avoir pas retrouvé le monument en est bien diminué.

Nous pouvons d’ailleurs supposer, sans être téméraire, que la bonne femme d’Élephta est tout simplement la stèle qui porte l’inscription :

’EtÙ 'Ptop.ahp cpîXw

KaXXiSwpa

EXPLORATION DES RUINES

si souvent copiée, et que nous avons retrouvée appuyée contre l’église de Drakhmani, sans que personne ait pu nous dire l’endroit exact d’où on l’avait apportée, ni depuis quand elle se trouvait là. Le marbre, certainement, a des mesures dépassant l’ordinaire ; il est tout naturel que depuis l’abandon d’Éleuta on ait démoli le tombeau et transporté au nouveau village le précieux monument qui avait souvent attiré l’attention des voyageurs.

Les ruines, les constructions, les pans de murailles signalés par Pouqueville en diverses places ont disparu comme la bonne femme elle-même, et pour les temples, nous nous demandons si le voyageur n’a pas confondu quelques chapelles chrétiennes, disséminées à travers les ruines, écroulées déjà et ruinées ellesmêmes, avec les monuments delà ville grecque.

Le temple situé à gauche de là bonne femme d’Éleuta est sans doute la chapelle qui se trouve sur l’emplacement d’Éleuta, au dessus du torrent, entre le moulin abandonné et la fontaine. Cette chapelle, à qui lesDrakhmaniotes ne donnent pas de nom, est construite, du moins à la base, en matériaux antiques, mais non sur les substructions d’un temple ; ses dimensions sont très restreintes; elle se trouve en dehors du mur d’enceinte d’Élatée, et il nous semble certain qu’elle n’a été construite en cet endroit que parce que c’était le centre du village d’Éleuta.

A quelque distance de là Pouqueville signale les débris d’un autre temple qui est entouré d’arbres, et les fondations d’un édifice semblable. Il y a en effet, vers le milieu d’une ligne droite qui joindrait le sommet de l’acropole à la chapelle dont nous venons de parler, une sorte de verte oasis isolée sur les premières pentes de l’acropole, un fouillis d’arbres et de buissons qui se sont groupés à la fraîcheur d’une source ; une petite chapelle est abritée sous l’ombrage, non pas en ruines, mais presque abandonnée, où quelquefois seulement, à de rares intervalles, un berger dévot pousse la porte entr’ou verte et allume par routine une veilleuse devant l’iconostase déserte; c’est Hagios- Georgios. Tout à côté une stèle funéraire est enfoncée dans la terre, à l’endroit où jaillit une source vive qu’elle décore. Le marbre ne porte pas d’inscription, mais le fronton orné d’acanthe est d’une élégance et d’un fini qui font honneur à l’industrie funéraire des Phocidiens au ive ou au m° siècle avant notre ère. Autour de la chapelle et de la source se remarquent en effet quelques vestiges de constructions antiques, et peut-être la chapelle a-t-elle remplacé un temple. Mais il ne fallait pas

42 LA VILLE d’ÉLATÉE.

songer à faire là des fouilles auxquelles s’oppose la sainteté du lieu.

Nous avons dû nous contenter d’examiner avec soin les pierres antiques mêlées, dans les murailles, aux moellons informes. Encastrée dans un des montants de la porte, nous avons retrouvé une inscription déjà lue par Gurtius, et publiée une seconde fois par Rhangabé ; elle est relative à des consécrations d’esclaves à Asclépios ; nous avons pu compléter et corriger la lecture des deux premiers éditeurs et y ajouter un nouveau texte, gravé sur une face de la pierre que nous avons fait dégager. Ce seul document n’autorise pas à dire, comme l’ont fait Curtius et Rhangabé, que le temple d’Asclépios mentionné par Pausanias se trouvait en cet endroit (. Append . I, nos 31 et s.).

Çà et là sur le sol intérieur de la chapelle, en guise de dallage, se trouvent des plaques de marbre ; l'une d’elles, que nous avons fait retourner, une stèle funéraire, ou plus probablement une base de statue, porte un nom de femme, Archippa (Append. I, n°36).

L’église que signale encore Pouqueville subsiste au milieu des ruines, au Nord-Ouest d’Hagios-Georgios ; c’est Hagios- Théodoros, visible de loin au centre de l’ancienne Élatée; un mur de pierres sèches l’entoure de tous côtés et lui forme comme untéménos; un arbre isolé au coin de l’église attire de loin l’attention.

Cette chapelle, plus rapprochée de Drakhmani, n’est pas abandonnée comme la précédente ; nous avons pu seulement faire quelques tranchées autour de l’édifice, et nous convaincre que si les assises inférieures sont construites, assez régulièrement, avec des pierres antiques, il ne faut pas chercher là l’emplacement ni les substructions du temple d’Asclépios. R y adevant la porte et tout le long du mur de façade une petite terrasse soutenue par un gros mur qui nous semblait d’abord ancien, mais que nous avons ensuite reconnu pour être contemporain de la chapelle. Dans les tranchées creusées en dedans comme en dehors de l’enceinte de pierres sèches, on n’a recueilli qu’un seul fragment digne de quelque attention, une tête de serpent en terre cuite rouge. Ce n’est pas un moulage, mais une maquette, car l’objet est massif et lourd; il porte des traces de coloration blanche et rose, probablement d’un bain de lait de chaux que recouvrait la peinture. Il semble naturel de croire que ce fragment provient du temple d’Asclépios.

EXPLORATION DES RUINES

A droite et à gauche de la porte d’Hagios-Théodoros on a établi des blocs de marbre et des tronçons de colonnes qui servent de bancs ; aucun de ces blocs n’est inscrit; seulement, à côté d’une brèche du mur de pierres sèches par où l'on entre dans l’enceinte se trouvait une large pierre cubique où se lit le mot Anaxo (Append.ï, n° 23). C’est probablement un nom de femme, et la pierre était une base de statue.

La chapelle d’Éleuta, les églises d’Hagios-Georgios et d’Hagios-Théodoros ne sont pas les seules que les chrétiens d’Élatée aient construites dans leur ville. Nous en avons reconnu trois autres qu’aucun voyageur, pas même Pouqueville, n’a signalées, sans doute parce qu’elles sont depuis des siècles dans l'état de destruction où nous les avons vues.

L’une, la plus petite, au dessous et un peu à gauche d’Hagios- Théodoros (si de la porte de cette église on regarde la plaine et le Parnasse), est connue des Drakhmaniotes sous le nomd’Hagios- Démétrios ; les murailles s’en sont effondrées, sauf une ou deux assises inférieures, qui étaient du reste, lors de nos recherches, enfoncées sous de la terre amoncelée. Tout à côté nous avons retrouvé, brisée en un grand nombre de morceaux, l’inscription lue par Mélétios, Hobbhouse et Le Bas, et relative à des victoires remportées à différents jeux. C’est une base de statue en marbre gris, de forme haute et carrée, portant huit couronnes sculptées en relief sur deux faces ; quatre ont été martelées avec les inscriptions qu’elles entouraient, peut-être parce qu’il y était fait mention de jeux fondés par des empereurs dont la mémoire a été abolie.

Il faut lire

NEM El A

(dans une couronne de lierre)

NEMEI

(dans une couronne de lierre)

Page 1