SON
(dans une couronne de laurier)
On voit que l’inscription a toujours été publiée inexactement, puisque Le Bas, comme Mélétios et les autres voyageurs, a écrit en une seule ligne
NEMEI AE0EIONAAPIANI A B
Un peu au dessous et à droite d’Hagios-Théodoros on voyait,
LA VILLE d’ÉLATÉE.
lorsque nous avons exploré les ruines, une cavité assez profonde dessinant la forme d’une église de moyenne grandeur ; l’arrondissement de l’abside était assez nettement marqué, et près de là se trouvaient quelques pierres taillées qui provenaient certainement de l’édifice démoli. La terre du reste avait complètement recouvert ce qui pouvait subsister encore de la Panhagia ; c’est ainsi que les gens de Drakhmani appelaient cette ruine, sans que nous ayons pu savoir si ce nom venait de quelque tradition ou avait été inventé lors de notre passage.
Enfin, de l’autre côté du ravin profond et du torrent qui bordent au Nord l’emplacement de la ville antique, assez loin de la Panhagia, existe une dernière chapelle, démolie aux trois quarts, mais que sa position au point culminant du tertre où le torrent s’est creusé un lit a protégée contre l’invasion des terres. C’est Hagios-Joannès. Parmi les pierres détachées des murailles qui ont glissé hors de la bâtisse se trouvaient, en plein champ, deux marbres portant des inscriptions. L’une est celle que nous avons déjà signalée et dont nous avons recueilli un estampage dans les papiers de J. Bilco *; l’autre est un fragment de corniche sculptée projetant en saillie une étroite plate-bande où se lisent quelques lettres dont la lecture et le sens sont très douteux.
Nulle part, comme on le voit, nous n’avons retrouvé la troisième des inscriptions lues par les voyageurs à Éleuta, celle qui est relative à l’empereur Caracalla. Mais, comme elle pouvait avoir été transportée à Drakhmani ainsi que la stèle de Romæos, nous avons exploré avec soin toutes les maisons du village, les murs aussi bien que les escaliers extérieurs conduisant aux premiers étages. Nous n’avons lu que trois inscriptions sur des fragments de stèles funéraires dont une seule est surmontée d’un fronton triangulaire ( Append . I, nos 43, 44, 45).
Enfin, on avait transporté sur la place publique et appuyé contre le mur de l’église, sans doute entre le voyage de J. Bilco et notre arrivée à Drakhmani, une grande stèle de marbre qui décorait jadis un tombeau; une belle épitaphe métrique nous apprend que le défunt s’appelait Damotimos, qu’il avait à la fleur de l’âge succombé à une maladie foudroyante, laissant de vifs regrets à sa mère et à sa patrie, Élatée ( Append . I, n° 40).
On voit que les voyageurs modernes étaient d’assez mauvais guides pour notre exploration d’Élatée. Pausanias, à qui nous