Ilom., U., III
LE NOM DU TEMPLE. 85
Gythion, en Laconie, ce qui s’accorde mieux avec la légende homérique
Il y avait une ville de Kpâveta, près d’Ambracie 2, et un lieu appelé K pàv/i en Arcadie 3. Kpàvsioi ou Kpàviot, ville de Céphalonie, est mentionnée par Strabon et Thucydide*; près de Corinthe se trouvaient un bois et un gymnase portant le nom de Kpocvstov5, et en Laconie Pausanias signale un zéy.evoç Kpocviou6. La ville d’Ephyra, en Thessalie, s’est d’abord appelée Kpavvwv7 ; enfin Etienne de Byzance dit que Tarse s’est appelée Kpavia 8 ; nous pouvons aussi mentionner la montagne de l’Hélicranon, en Chaonie 9.
Tous ces noms semblent provenir d’une même racine, celle que l’on retrouve dans tous les mots qui- signifient tête, yA p, yA. pot ou xxpv), xxps'.ov (poét.) xàpnvov, xpavîov, y. pàvo;, et dans les mots, dérivés probablement des précédents, qui désignent un arbuste, le cornouiller, xpocvei x, xpavéx., xpàvov, jtpâvoç l0.
Une épithète bien connue xpavaoç, y, ov se rattache à cette racine. Suivant Hésychius n, stpavaoç signifie élevé, et par suite aride. C’est en ce sens que Pindare appelle la ville d’Athènes ’AQnvxç y. pavxdcç i2, et Aristophane 13 xpavorov tîoXiv. Kpavarjv, sans le mot tïôàiv, suffit même une fois à désigner la citadelle athénienne, l’acropole 14. On passe en effet très facilement de