‹ Élatée; la ville, le temple d'Athéna CranaiaChapitre 71 sur 186 · I. Athènes et Attique · texte numérisé non relu

I. Athènes et Attique

à) Figurines trouvées à la base du Parthénon.

Ross, Arch. Aufsâtzte , I, p. 140, pl. XI; Catal. del Museo Campana, IV, p. 26, 27.

b) Temple d’ Érechthée.

« Les travaux successifs qui ont été entrepris sur l’Acropole d’Athènes depuis la constitution du royaume hellénique, les fouilles surtout qui ont été faites à maintes reprises aux abords de l’Érechtheion, ont amené la découverte d’une quantité assez considérable de débris céramiques, fragments des ex-voto qu’on avait déposés dans le sanctuaire : ce sont presque tous des représentations de style archaïque. » (Martha, Catalogue des figurines en terre cuite etc., p. vu i) .

Cf. Gerhard, Annali dell' Instit., 1837, p. 133. 11 signale : de nombreuses images d’une déesse assise qu’on avait déjà trouvée assez fréquemment comme une idole tutélaire des tombeaux attiques ;

des figurines représentant Gæa Olympia ; des « Déméter Courotrophos », nourrissant son enfant mystique ;

des « Aphrodite indiquée comme déesse funèbre par sa main tenant un fruit et posée sur sa poitrine » ; des « Cybèle, dépourvue de calathos, tenant un petit lion » ; et enfin « des représentations individuelles distinguées par la beauté de l’art et l’intérêt du sujet », entre autres « deux images de femmes vêtues d’un long chîton et d’un manteau, tenant un oiseau et un fruit, accompagnées d’une colonne de chaque côté. »

c) Les dernières fouilles de l’Acropole ont permis de recueillir un très grand nombre d'ex-voto de terre cuite; mais les découvertes beaucoup plus importantes de la sculpture, marbre ou bronze, ont détourné l’attention des objets qui nous intéressent ; ils sont seulement signalés en termes vagues, comme ceux-ci : « zo/Xoc -/jA'.va yuvaczsïa eiSwXia » ou « rsp-ayta 7C7]Xîv<j>v eîSwXtwv, ola t à xolla év tti ’AxpOTroXei e’jpiay.ofTeva ». Il serait à désirer que le catalogue en fût dressé. (Àé^Tiov àpyaioXoyt,x.ov, mars 1888, p. 44; avril 1888, p. 55; mai, p. 83; septembre, p. 119; décembre, p. 218 ; juin 1889, p. 106).

d) Asclépieion.

Suivant une liste communiquée par M. Koumanudis au Bulletin de Correspondance hellénique (1877 , p. 56; cf. llpaxTixà à. ’Exaiptac, 1877, p. 35), on aurait recueilli soixante-dixneuf terres-cuites ou fragments dans les fouilles de l’Asclépieion; M. Martha les a cataloguées ( Catalogue etc.), ce sont : des hommes debout, drapés dans un manteau, tenant divers objets (nos 111, 116);

des bustes d’hommes (120, 121) ou de femmes (125, 126, 127) montés sur des socles cylindriques, les cheveux tombant sur les épaules ;

un masque de femme à qui trois tresses de cheveux superposées forment un diadème tandis que le reste de la chevelure est relevé en masse au sommet de la tête (128 ; cf. Bull, de Corresp. hellen., 1878, p. 73);

LES EX-VOTO

des enfants qui tiennent des grappes de raisins que quelquefois ils défendent contre un coq (129, 130, 131, 132, 133; cf. Bull, de Corresp. hellén., 1878, p. 73) ; *

des bustes d’enfants ailés (136, 137) ; des têtes d’enfants joufflus et pleurants (142, 143, 146) ; un télesphore (148) ;

des fragments de statuettes diverses, bras, mains, jambes, pieds, etc. (156-164) ;

des têtes de chiens (170-171), de coqs (177, 178, 179) ;

une chouette (181) ;

trois serpents (182, 183, 184) ;

une tête de pavot (185).

Enfin M. Mylonas a décrit, comme étant de la même provenance, un « Dionysos debout, nu, un manteau sur l’épaule gauche, tenant le tliyrse de la main gauche, donnant de l’autre à boire à une panthère ou à un tigre (fragment de lampe) ». Bull. d&Çàrresp. hellén ., 1877, p. 355, n° 30.

M. P. Girard a consacré quelques lignes à ces terres-cuites (L’Asclépieion d'Athènes, p. 115). « Parmi les ex-voto qui garnissaient l’intérieur du temple, il faut compter des terres-cuites de formes variées. On en a trouvé dans les fouilles différents spécimens. Modestes présents des fidèles qui n’avaient pas le moyen d’en offrir d’autres, elles représentent tantôt un coq, allusion peut-être à l’usage probablement fort ancien et tombé de bonne heure en désuétude de sacrifier un coq à Asclépios (Plat., Phéd., 118), tantôt un enfant, tantôt un personnage drapé, Asclépios lui-même, etc. Rien d’ailleurs ne prouve que ces terres-cuites aient été particulières à l’Asclépieion; on en a trouvé de semblables ailleurs. Elles sont pour la plupart d’un travail grossier et n’ont aucune valeur d’art. »

e) Temple d'Artémis Agrotéra.

Ce temple était sans doute situé sur la gauche de l’Ilissus, à l’ouest du stade, au lieu dénommé Magradi (MayxpàTt). M. Martha a décrit 11 figurines provenant de ce lieu ( Catalogue etc., lre partie ; cf. Introd., p. vm); ils se répartissent ainsi : un buste de Pan creux et renfermant un petit caillou, pour servir de hochet (106).

une figurine informe, assise sur un siège à dossier, les mains sur les genoux, les pieds sur un tabouret, complètement enveloppée d'un manteau.

ua enfant nu, ailé, assis sur un coq etlenantune grosse grappe de raisin (130).

un buste d’enfant servant de hochet; le visage est bouffi et pleurant, la tête chauve (139).

deux télesphores accroupis sur un socle cylindrique, les genoux rapprochés et relevés vers le menton (150, 151).

un chien accroupi, tout frisé. Des cailloux sont enfermés dans la figurine et en font un hochet (168).

un mouton accroupi, servant de hochet (172).

trois coqs servant de hochets (173, 174, 176).

f) Eleusis.

Lorsque nous avons rédigé le supplément au Catalogue de M. Martha, nous avons classé vingt figurines qui ont été trouvées à Éleusis et transportées au Musée des terres-cuites de la Société archéologique. Voici ce que nous disions dans une courte notice :

« Les statuettes que les fouilles de la Société archéologique ont mises au jour à Éleusis ne sont pas encore toutes exposées au Musée d’Athènes. Il en reste un certain nombre à Éleusis b Celles que j’ai étudiées au Musée, les plus importantes sans doute, se divisent en trois groupes.

Le premier et le plus intéressant comprend une série de statuettes très semblables entre elles. Panofka ( Terracotten des K. Muséums zu Berlin, taf. I, n03 2 et 3, et taf. 11) a publié trois figurines dont il n’indique pas la provenance, mais qui donnent exactement le modèle des nôtres. Ce sont des femmes assises sur un vaste siège à dossier; les bras sont collés au corps et les mains reposent sur les genoux; les jambes se tiennent, et les pieds reposent sur une plinthe. La tête est coiffée d’un haut modius ou d’une stép'nané d’où pend un voile sur les épaules. Le style est lourd, et aucune retouche n’a été faite au sortir du moule. Toutes ces pièces étaient colorées : tantôt c’est une teinte plate qui fait ressortir chaque partie de la figurine, tantôt une ornementation variée, au trait ou au pinceau, superposée à un enduit blanc ou jaune. Il est impossible de ne pas reconnaître l’image primitive de Déméter, dans l’attitude hiératique que dut lui prêter l’imagination de ses premiers adorateurs.

Les statuettes du Musée d’Athènes sont certainement des ex-

1. Gela était écrit en 1884; il est probable que la collection s’est encore accrue depuis six ans.

LES EX-VOTO. 145

voto, puisqu’elles n’ont pas été trouvées dans des tombeaux, mais dans l’enceinte consacrée à Déméter.

Plus ancien encore devait être le type des* figurines 1186 et 1449 formées d’une galette découpée et pliée, ornée de bandelettes et de pastilles appliquées en relief, et surmontée d’une tête grossièrement moulée.

Le second groupe comprend une série de bustes estampés et masques de femmes d’un style plus récent. Il est difficile de leur donner une attribution spéciale. Ils ressemblent aux figurines analogues qui ont été trouvées en si grand nombre à Tanagra et dans toute la Béotie.

Les figurines du troisième groupe sont d’origine et de nature très diverse; nous y trouvons une femme debout tenant une colombe, et une statuette obscène de Silène accroupi, les mains sur le vgntre 1 2. »

Notons encore une terre-cuite trouvée par F. Lenormant à Éleusis; elle a été publiée par M. Heuzey ( Les terres-cuites du Louvre, pl. lb bis, n° 2 ; cf. Y. Duruy, Hist. des Grecs, I, p. 769), et représente Déméter assise, portant la torche et le porc.

IL Péloponèse.

a) Corinthe.

On a trouvé près de Corinthe toute une série de plaques de terre cuite peintes, où l’on s’accorde à voir des ex-voto, peutêtre provenant d’un temple de Poséidon. Il y en a au Musée du Louvre. M. O. Rayet ( Gazette archéol., 1880, p. 101-107; cf. Arch. Zeitung, 1880, p. 195) décrit les quatre suivantes :

1° (Face), image de Poséidon. (Revers), un potier.

2° (Face), un bûcheron. (Revers), un potier.

3° (Face), un potier. (Revers), un sanglier.

4° (Face), deux combattants armés de la lance. (Revers), pugilistes grotesques.

M. Max. Collignon a complété l’étude de M. Rayet, en pu-

1. Ce sont les numéros que portaient en 1884 les terres-cuites au Musée d’Athènes.

2. Voici les numéros que portaient en 1884 au Musée toutes les figurines éleusiniennes : 1169; 1364; 1440-1444; 1449; 1459; 1470-1477 ; 1480 ; 1482; 1484; I486.

LE TEMPLE d’aTHÉNA CRANAIA.

bliant sept nouveaux fragments qui appartiennent au Louvre, et qui représentent Poséidon, Amphitrite, des chevaux, des chars, un navire ( Monuments grecs, 1882-84, p. 23-32).

D’autres se trouvent au Musée de Berlin. M. Max. Collignon a signalé les suivantes ( Annales de la Faculté des Lettres de Bordeaux, 1882, p. 38; cf. Arch. Zeilung, 1881, p. 234; Antike Denkmaler, I, taf. 8) :

1° (Face), des carriers. (Pievers), un cavalier.

2° (Face), cavalier tirant un cheval par la bride.

3° (Face), Poséidon devant un four à poteries. (Revers), chasseur et son chien (M. Collignon a donné de ce revers, avant les Antike Denkmàler, un dessin excellent dans l’article cité plus haut, Monum. grecs, 1882-84, p. 30).

b) Épidaure.

M. S. Reinach, dans une Chronique d’Orient ( Revue archéologique, 1887, I, p. 63) a signalé, comme provenant des fouilles d’Épidaure (grand édifice romain situé au N.-E. du portique ionique) :

« Une statuette en terre cuite du plus beau style grec, représentant un jeune homme nu. »

c) Tégée.

On connaît le dépôt de terres-cuites retrouvé au lieu dit Hagios-Sostis; voici ce qu’en a dit M. J. Martha ( Catalogue etc., Introd., p. xi) :

« Hagios-Sostis est la localité du Péloponèse qui a été et sera longtemps encore la plus féconde en terres-cuites. Ce petit village est situé sur une des collines qui dominent au Nord la plaine de Tégée. La pente Nord-Est de la hauteur où il s’élève présente une accumulation énorme de débris céramiques qui depuis longtemps avaient attiré l’attention des habitants. Vers la fin de l’année 1860, la Société archéologique entre en négociations pour entreprendre à cet endroit quelques fouilles. Les travaux... durèrent trois jours... on recueillit près de 2,000 figurines, malheureusement de modèles peu variés et le plus souvent fort mal conservées. L’immense majorité de ces figurines paraît se rapporter directement au culte de Déméter, qui avait avec sa fille un temple à Tégée, et un autre près de Pallantium. C’est à tel point qu’il est difficile de croire, avec M. Pervanoglou, que ce dépôt ait été formé peu à peu par les rebuts d’une

LES EX-VOTO

fabrique de terres-cuites installée près de là. M. Lenormant y reconnaît les restes d’un amoncellement d’ex-voto déposés par les pèlerins dans les dépendances du sanctuaire de Déméter. »

Ces figurines sont cataloguées dans le catalogue de M. Martha du numéro 541 au numéro 626. M. Martha les a divisées en trois séries ■

1° Figurines en galette, représentant des femmes assises, maintenues en équilibre par un double pied de chevalet, la tête en bec d’oiseau, et les bras indiqués à la naissance des épaules par de courts appendices légèrement recourbés en avant. La tête et les épaules sont décorées de divers ornements en pastillages, couronnes, colliers, etc. (de 541 à 558).

2° Figurines moulées de style archaïque, parmi lesquelles on trouve de^Jplaques estampées, des femmes dans diverses attitudes et de technique variée, des hydrophores, etc.; une femme assise, un chameau, un sphinx, etc. (de 559 à 597).

3° Figurines de style ordinaire, des éphèbes, des guerriers à cheval, des femmes dansant, des jambes, des pieds, des chevaux, un ours, un singe, un coq, des colombes, des pavots (de 597 à 626) h

d) Art émision (e’v tô c)r,.[J.o) KopuOiou ’ApxaSia; si; toc; umepeia; tou ’ApTejxiocou -rocpoc zry orra T pi or 6 Xso); si; Muâou; (Aépvvjv) àyouoav S'/ipcooiav ôâov). AsXtiov àp^aioXoyixov, 1888, p. 116, p. 121).

Le AsXtiov a annoncé au mois d’août 1889 (p. 154) que M. Bérard, membre de l’École française d’Athènes, a trouvé « [xocpà Tiva y aX/.a /.ai TvrçXiva ocp’/aia », entre autres « une vieille femme ayant la main posée sur son ventre, et relevant sa robe. »

e ) Temple de Despoina, à Lykosoura (Arcadie).

Au cours de fouilles récentes, faites par ordre du gouvernement grec (AsXtiov, 1889, p. 122; cf. p. 153, p. 170), on a trouvé, comme le dit une correspondance d’Athènes au Berlin. Phiiol. Wochenschrift (1889, n° 43, p. 1354) des ex-voto de terre cuite, comme des béliers, des serpents.

1. Dans notre Supplément au Catalogue de M. Martha, nous avons décrit, entrois séries également, 48 figurines provenant d’Hagios-Sostis, qui ont été restaurées et exposées après 1880 (30 de la première série, 10 de la seconde, 8 de la troisième).

LE TEMPLE d’aTHÉNA CRANAI A.

f) Olympie.

M. Boetticher, dans son livre sur Olympie ( Olympia , p. 243), signale des « idoles faites à la main, où. l’on croit reconnaître Héra, déesse locale de Pise. »

Une tète de Zeus en terre cuite ( Ausgrabungen zu Olympia, IV, taf. 26) est de trop grandes dimensions pour rentrer- dans la catégorie des figurines que nous énumérons ici.

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