I. République indiscutable, démocratique et laïque
Q seulement la République est la nécessité logique.
îst aussi d'utilité pratique.
9 est là justice, parce que, ne liant jamais la liberté
oix, elle réserve et laisse entier notre droit comme
de nos successeuis.
e est le suprême intérêt, parce qu'elle fait succéder
oubresauts des révolutions le développement indé-
2 l'évolution politique ; c'est ce que sentent plus que
3 l'industrie, le commerce, l'agriculture, éprouvés es quinze ans par des cataclysmes.
3 est enfin l'arme par excellence contre le césarisme md, le coin qui s'enfoncera peu à peu dans cette factice.
Commune autonome librement élue, fréquemment velable, expression municipale, sociale et politique cité.
Fédération des communes, garantie mutuelle de utonomie.
Équilibre républicain, c'est-à-dire accord des deux ats républicains sur des principes communs, terrain inent et solide où les divisions et les variations docîs ou personnelles ne puissent plus compromettre, au
de la réaction, la République que nous voulons p.
A. CouDEREÂU; André Lefèvre; L. Asseline; Dr Letourneau ; Yves Guyot; Dr Onhius, fondateur et rédacteur de la Libre-Pensée et de la Pensée nouvelle; Dr Merqer ; E. Detot ; A. Foucault, rédacteur
en chef de la République de Lyon; Dr Bourgoin, pharmacien des hôpitaux et professeur agrégé à rÉcolede pharmacie; A. Doret, négociant; A. Rûyer; L. Lhotte, chimiste; L. Bourrichet, négociant; E. Ray, négociant; Lecesnb, ex-commandant de la garde nationale; A. Rama, publiciste; Carlos Derode; Dr Danion; h. Girgois; A. Besnard, publicisle; R. LiNARD, négociant; E. Luosin, négociant; Vert, architecte-vérificateur; L. Angevin, ànJournaloffiél
N.-B. On peut envoyer les adhésions aux adresses suivantes: D' Coudereau, 18, rue Montmartre ; A. Lefèvre, 21, rue Hautefeuille; Dr Letourneau, 33, rue de l'Arcade.
No 69.
Chers concitoyens,
Le siège de Paris a recommencé. Un gouvernement français ose continuer l'œuvre prussienne, en bombardant notre ville.
Nous protestons au nom de Paris tout entier, indigné et frémissant.
Il est temps de mettre un terme à cette lutte fratricide; d'horribles malentendus la prolongent.
Elle cessera, elle devra cesser, le jour où nous aurons démontré à la France que Paris, loin de vouloir imposer ses volontés, demande seulement pour lui l'indépendance; il entend soutenir et défendre, non tels ou tels hommes, mais le grand principe de sa liberté communale.
Qu'est-ce que cette liberté communale?
Sur quels points la population de Paris, bourgeoise et rolétaire, se trouve-t-elle d'accord?
Nous l'avons indiqué déjà; nous précisons.
Paris élit un conseil municipal chargé de régler seul le idget de la ville. La police, l'assistance publique, l'enlignement, [la garantie de la liberté de conscience relèmi uniquement de lui.
Il n'y a d'autre armée à Paris que la garde nationale» imposée de tous les électeurs valides ; elle élit ses chefs son état-major, suivant le mode réglé par le conseil comlunal, de telle façon que la force armée soit toujours ibordonnée à l'autorité civile.
Paris fournit sa quote-part des dépenses générales de la rance , et son contingent en cas de guerre nationale, ucune armée n'entre à Paris ; il est fixé aux troupes une ^limitation qu'elles ne peuvent franchir, comme à Londres ijourd'hui, et comme à Paris même sous la Constitution î l'an m.
Paris élit ses fonctionnaires et ses magistrats. Ces réclamations légitimes sont dans l'esprit de tous. Paris se sépare-t-il de la France ? — Non. — Paris ne iut point détruire l'œuvre de la grande révolution franlise. Il la continue. Mais Paris, pendant vingt ans, op- 'imé plus encore que le reste du pays, veut reconquérir is libertés et affirmer ses droits.
Le mouvement qui vient de se produire n'est point une neute : c'est une révolution.
Il faut que le gouvernement s'engage à renoncer à toute
^cherche concernant les faits accomplis depuis le 18 mars.
Il faut, d'autre part, pour assurer la libre expression du
suffrage universel, procéder à des réélections générales de la Commune de Paris.
Il faut qu^une grande et puissante manifestation de Topinion publique fasse cesser la lutte.
Que Paris entier signe avec nous 1
Aujourd'hui, comme au temps du siège, il s*agit de sauver la République, il s'agit de sauver la France.
Si le gouvernement de Versailles restait sourd à ces revendications légitimes, qu'il le sache bien, Paris entier se lèverait pour les défendre.
Tons les Membres de la Ligue d'union répnblicaine des droits de Paris.
Paris, 10 avril 1871.
No 70.
Les élections complémentaires à la Commune auront lieu le lundi 10 avril, de huit heures du matin à huit heures du soir.
Le nombre des membres à élire est de :
lef arrondissement 4
8^ arrondissement 9e
Paris, le 8 avril 1871.
La commission executive :
CouRNET, Delescluze, F. Pyat, Tridon, E. Vaillant,
A. Vermorel.
No 71.
La Commune de Paris,
Considérant qu'il est matériellement i in possible de convoquer au scrutin les électeurs qui défendent les remparts de la cité.