‹ Elections des 26 mars et 16 avril 1871. Affiches, professions de foi - documents officiels clubsChapitre 75 sur 81 · AU CITOYEN PRÉSIDENT DE LA COMMUNE DE PARIS · texte numérisé non relu

AU CITOYEN PRÉSIDENT DE LA COMMUNE DE PARIS

Citoyen Président,

La Commune vient de valider mon élection, sans tenir compte de l'insuffisance des votes acquis, qui sont au-dessous du huitième des électeurs inscrits.

Le motif invoqué est la situation créée à l'arrondissement par le départ d'une partie de la population.

Ce motif est juste. Invoqué avant l'élection, il eût justifié une modification des conditions de la validité.

Invoqué après, il peut bien permettre à la Commune de m'accepter ; mais cette décision ne peut pas faire que je sois élu, alors que véritablement je ne le suis pas.

Malgré mon vif désir de siéger sur les bancs de la Commune, pour être l'égal de mes collègues, je suis obligé de n'y siéger qu'aux conditions qui les y ont fait admettre eux-mêmes, c'est-à-dire d'être réellement élu par mes électeurs, conformément aux conditions imposées préalablement pour la validité de l'élection.

Avant de me rendre à l'Hôtel-de-Ville, je me soumettrai, comme les candidats qui n'ont pas été validés, à une réélection, aux conditions nouvelles qui auront été arrêtées. Salut et égalité.

BRIOSNE, 216, rue Saint-Maur.

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