FEUX PYAT
RÉPOHSE DU 10« ARROHDISSEHENT.
Paris, le 24 avril 1871.
Citoyen Félix Pyat,
Les délégués des électeurs de la 10* légion sont d^accorcl avec vous sur le principe des élections.
Cependant, nous vous sommons, comme notre mandataire, d'avoir à reprendre votre place à la Commune, car vous êtes soldat, et vous devez rester sur la brèche jusqu'à la fin du combat du passé^contre l'avenir.
Nous avons foi en vous; justifiez-la.
Salut fraternel.
Pour le comité de la lO® légion :
Le 'président, Leroudier.
No 146.
Au citoyen Félix PYAT, membre de la Commune, élu du iO^ Arrondissement.
Citoyen,
Dans votre lettre du 20 avril, adressée au président de la Commune, vous dites que si la Commune persistait dans une usurpation de pouvoir électif, vous vous verriez forcé de donner votre démission.
Permettez-nous de vous dire qu'en votant avec la minorité contre la validation des dernières élections, vous n'auriez fait que votre devoir. Mais vous ne devez pas vous retirer de la Commune parce que vous n'êtes pas d'accord avec la majorité.
C'est nous, vos électeurs, qui avons seuls le droit de sanctionner votre conduite et de vous révoquer, si vos votes cessaient d'être conformes en tout point avec Topinion de vos mandants.
Combattez l'arbitraire et la tyrannie, mais ne vous retirez pas ; nous nous opposons formellement à votre retraite.
Fais ton devoir, advienne que pourra.
Salut fraternel.
Un groupe d'électeurs :
J. Châtelain, Masson, Merlet, Pascal, Caillou, A. Durand, Legros, Gérand, Clair, Th. Fortune, J.-B.
Cazenave, Bassêe, Dukanyn, Charpentier, Ros6in, GÉRAiiDiN, Gavenue, G. NoEL, Chopard, Pallo, Jales Parent, Mérovet, Levasseur, A. Gopin, Gaillard, Thiradt, a. Cerrussb.
Au ciioyen Président de la Conimuoe de Paris*
Citoyen Président,
La mesure qui modifie la loi de 1849, pour valider les élections du 16 avril, ayant, à mes yeux, au moins le double tort d'être tardive et rétroactive, j'ai l'honneur de vous informer que je n'accepte pas, en ce qui me concerne, la validation extra-légale résolue par la Commune, et que je considère comme nulle et non avenue ma prétendue élection dans le 6^ arrondissement.
Salut et fraternité.
A. ROGEARD.
No 418.