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‘d'aujourd'hui. Mais l’on comprend que le Bas-Canada ré uira ses dépenses et us fers des économies afin de pouvoir plus tord faire face aux dépenses äos frayaux locaux, saus avoir à différer d’autres dépenses de ia législature locale du Bas-Crnadn et c’est:là une estimation très raisonnable Je dis de plus que l'ir‘érêt de la portion de la dette publique qui nous sera assignée sera d'environ ‘690,000 et que toutes nos dépenses annuelles s'élèveront À 81,237,000, ve qui nous laissera uu surplus de revenu de $209,000. J'espère que le Bas-Canada sera assez prudent pour mettre une bonne partie de ces $209,000 de côté, afin de pouvoir +’ En s@1vir plus tard pour effectuer des améliorations et des travaux locaux sans avoir à toucher à son revenu annuel... Sous ia confédération, le Bas-Canada aura un surplus de plus de 8200,000, même si !es dépenses actuelles ne sont pas réduites.””. (Débats sur la Coufédération, pages 334, 535 et 336).
Kemarquons en passant que “. Langevin n'estimait qu’à 8205,512 le revenu des terres de la couronne et que ce revenu a produit depuis la confédération de $600,000 à #800,000 par année, sous
les administrations bleues, et plus d’un million, sous celle de M. Mercier.
ce
Prédictions des libéraux
Les libéraux prédirent dans le temps ce qui est arrivé depuis, Voici ce que le Dr Paquet, alors député de Berthier et depuis séna-
teur, répondait à M. Langevin (Débats sur la Confédération, pages 794 et 795) :
‘ Passant maintenant à la question financiè re, je regrette de ne pas partager l'opinion de ‘’hon. député de Dorchester, (M. Lan evin), qui prétend avoir fonné à ce sujet une opinion officièlle, Bien qu’il ait affirmé avoir puisé aux svurces authentiques, les résultats qu’il a obtenus par son calcul différent de Ceux que j'ai obtenus moi-même, en me basant sur les chiffres qui lui ont servi
our établir sa proposition. Ila prétendu que nous aurions un excédant de 200,000. Je vais maintenant soumettre un tableau des déponses que devra encourir le gouveruement local du Bas-Canada :
‘# Totel des dépenses... ORAN TEEN Li ... $1,885,078 ‘* Revenu local estimé à environ................ 1,400,000
Déficit su. lise 48 485,078
‘ En soustrayant donc de cette somme le montant du revenu probable du gouvernement local, au lieu d’un excédant on trouve un déficit de $485,078, et je vous demande comuent nous pourrons le rencontrer autrement que par la taxe directe ou en diminuant les octrois publics, qui ne sont pas déjà trop élevés ? Si nous n’adoptons pas la dernière alternative, il ne restera d'autre moyen que la taxe directe. L’hon. ministre des “nances nous le dit d’ailleurs exprossément en ces t:rmes : ‘° La tégislature fédérale 1 ura le pouvoir d'employer tous les systè- ‘mes d'impôts vour subvenir aux dépenses de son adrui istration, tandis que ‘‘ les législatures locales seront obligées de recourir à la tax directe pour faire “la mêmr chose, siléurs revenus ne suffisent pas.”
Cette prédiction du Nr Paquet s’est malheurrusement accomplie. et sous les administrations bleues, nous accumulions des déficits qui précipitaient notre ruine comme province indépendante, Au lieu du surplus de $200,009 que nous assurait M. Langevin, nous avons eu des déficits de trois ou quatre fois ce montant, Afin que sur ce print on ne puisse nous soupçonner d’exagération ou de fausse représenta-
tion, nous allons citer le témoignage des deux trésoriers qui ont été chargés de l'administration des finances de la province, dans les trois
gouvernements conservateurs que nous avons eus depuis la démission du ministère libéral de M. J oly.
Témoignage de M. Würtele sur les déficits
Voici, d’abord, le témoignage de l’hon, M. Würtele, qui a été trésorier dans les gouvernements Chapleau et Mousseau :
‘ Les déficits pour les dernières années ont été comme suit : en 1878, le défi. cit s’est élévé à 8685,514.7T. En 1879, il a été de 8623,193.64 ‘ En 1580, le découvert se montait À $608,117 13. Pour 1881, il a été de 2,139.65. Ilreste, après réduction faite, un déficit prévu pour 1882, de $500,000.
‘Si l’état de chose qui existe aujour® hui est maintenu, nous avons porr ies 5 ans à venir un découvert annuel dans notre budget, de $571,000. Ces chiffres ne sont pas le fruit de mon imagination. En voici la base : pendant les cinq dernières années, nous-avons eu des déficits montant, en totalité, à 22,858,895.13. Ceci
donne une moyenne de $571,779.03 par année.” (Débats de la Législature, 1882, pages 979-80.)
M. Würtele constate ailleurs (page 54 àu Discours sur le budget prononcé le 16 février 1883) que le déficit a été de $67,909.27 pour l’année 1875, de $14,898.37 pour l’année 1876, de $81,035.65 pour l’année 1877, et de 8685,114.71 pour l’année 1878, ce qui fait pour ces quatre années de l'administration de Boucherville, un déficit total de $847,358.00,
Donc, de l'aveu de M. Würtele, les déficits ont été de $3,022,- 738.42, pour les huit ans compris entre 1875 et 1882, inclusivement, ce qui donne une moyenne de $8375,342.30 par année.
Témoignage de M. Robertson sur les déficits
Citons maintenant le témoignage de M. Robertson, qui est encore plus fort. Il a pareillement constaté, à plusieurs reprises, l’existence de ces énormes déficits et l’abominable situation dans laquelle se trouvaient les finances de la province. Ce témoignage est d'autant moins suspect, que M. Robertson étant lui-même l’auteur de ces désastres, il avait tout intérêt à les atténuer et à les dissimuler autant que possible. Voici les paroles mêmes qu'il adressait à la Chambre le ler mars 1883 (Débats de la Législäture, page 726 et suivantes) :
“ J'ai lu les explications de l'honorable trésorier (M. Wiürtele) sur. le budget avec un mélange de surprise et de désappointement : de sur rise, parce que, con: sidérant la situation financière de la province et l'admission faite par tous les
artis, Que nous traversons de nombreuse difficultés, ils viennent recommander À ia chambre une dépense aussi élevée (82,950,552.31) en face de nos ressources