‹ Élections provinciales de 1892 [microforme]Chapitre 34 sur 47 · J. À. LANGLAIS · texte numérisé non relu

J. À. LANGLAIS

Libraire, Québec, P, Q.

Comme on le voit, toute cette affaire a été faite de la manière læ plus régulière, après délibérations des ministres en conseil et passa tion de ce que l’on appelle une minu!e du conseil, ce qui équivaut, pour ces matières, à un ordre en conseil.

Où est l’irrégularité dans tout cela ?

Les prétendues lettres de crédits

Tout le papier à fournir par M. Langluis devat porter une murque spéciale ; comme ce papier ne se trouve pas dar s le commerce, il fallait le faire faire spécialement pour cela et en #'ande quantité, vu que les fabricants ne changent pas leur outillage sans que ce soit pour une quantité considérable. Comme cette dépense était bien au-dessus des affaires ordinaires, M. Langlais demanda au gouvernement de lui faciliter le moyen d'obtenir de l’escompte aux banques. Voici cette demande :

Quebec, le 23 février 1891.

L'honorable HONORÉ MEROIER, Premier ministre de Québec, Monsieur le premier ministre,

Je viens de recevoir la vôtre en date de ce jour, par laquelle vous me confiez, pour l’espace de quatre ans, à compter du premier mars prochain, l’approvisionement de tout le papier nécessaire aux bureaux publics sous le contrôle du. gouvernement,

CG rm metre eu D

Comme l'exécution de ce contrat exigera de mia part des 4vances considéra:-

bles, je viens vous demander la faveur de me faciliter les moyens d'obtenir de

l’escompte aux banques. Seriez-vous assez bon de me dire, prenant en considération l'importance de ce contrat, quel montant vous pourriez m'avancer, et à ‘quel époque ?

Vous obligeriez infiniment, Votre tout dévoué serviteur,

J'. A. LANGLAIS Comme le gouvernement ne voulait rien payer à l’avance, sans

que les marchandises fussent livrées, M. Mercier écrivit à M. Langlais

que le gouvernement puieraït à lui ou à son ordre une somme de $30,000 dans les six mois à compter du ler mars. Voici la lettre du Premier Ministre.

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